8/10

Kingdom of Heaven

1185. Dans la Jerusalem tenue par les Croisés, une paix fragile s'est installée entre le roi Bauduin IV et le Sultan Saladin, qui ensemble font ce qu'ils peuvent pour la préserver. De retour en France, le vieillissant Seigneur Croisé Godefroy s'arrête chez Balian, forgeron d'un petit village : cet homme est le fils qu'il n'a jamais assumé. A son tour de prendre le chemin de Jerusalem pour prendre sa succession. Mais Balian n'en a que faire et ne se soucie que peu de la Guerre Sainte, lui qui pleure sa femme suicidée. La force des choses jouera contre lui : ayant tué un prêtre sur un coup de colère, il se voit contraint de suivre ce père qu'il n'a jamais connu en Terre Sainte, afin d'expier sa faute, racheter l'âme de sa femme et se faire oublier. A la mort de Godefroy, nommé chevalier et héritant d'un domaine, il se consacre un temps à la terre et en profite pour faire de l'oeil à la Princesse Sybille. Mais les Chrétiens sont en mal de belligérances, et la mort de Bauduin IV, malade de la lèpre, annonce la fin de la trêve...

En cette année 2005, qui entre deux remakes mous nous gratifie d'un Scorsese, du come-back de quelques réalisateurs d'importance et de la fin d'une saga légendaire, il ne manquait qu'un Ridley Scott pour que la fête soit complète. En guise de carton d'invitation, rien de moins qu'un film d'aventure historique sur une période chichement traitée sur grand écran : les Croisades. Excitant projet qui fut jadis dans les mains de Paul Verhoeven, Kingdom of Heaven réunit dépaysement, batailles gigantesques et casting de choix. Jugez plutôt, nous retrouvons entre autre Jeremy Irons, Liam Neesson, Martin Sheen, Edward Norton et dans le rôle principal, Orlando Bloom, ex-Elfe, ex-pirate, ex-Troyen, que la barbe de trois jours et les cheveux au vent transforment en sosie d'Aragorn. Ne tournons pas autour du St Graal, Kingdom of Heaven sur le papier comme à l'écran est une bonne grosse production, qui s'est donnée les moyens d'être soignée, prenante et divertissante. Un casting confirmé, un thème qui ne laisse pas indifférent, mais un scénario pas vraiment extraordinaire ? Qu'à cela ne tienne, celui qui tient la barre est un réalisateur capable de nous faire gober les choses les plus improbables. Car Ridley Scott est avant tout un homme qui aime les imageries et les plans marquants. De fait, le moindre mouvement prend sous sa caméra une dimension épique, où se mesure le courage, la vaillance, la passion et le rictus de dédain face à une mort rapide. Quitte à en rajouter, pour le plaisir du spectateur, à l'image de cette escarmouche où un Allemand vigoureux, une flèche en travers la gorge, prendra le temps d'étriper sauvagement trois malandrins avant de rendre le dernier soupir. Tout le film baigne dans cette atmosphère, dans cette volonté farouche de magnifier l'instant présent. Le sang ne gicle pas autrement qu'en gerbes classieuses, soulignées par un beau ralenti, les bombardements à la catapulte lancent des pierres enflammées dans la nuit, la musique judicieusement choisie transforme le tout en ballet tragique. Les batailles quant à elles, peu nombreuses mais bien disséminées, sont plutôt bien fichues, souvent filmées dans un style documentaire pris sur le vif qui peut rebuter -rappelez vous l'intro de Gladiator-, mais ont le mérite d'être lisibles -contrairement à l'intro de Gladiator-. Balian passe de Maître Forgeron à Maître Lame après deux minutes d'escrime désastreuse ? La romance entre notre héros et la jolie princesse forcée de se marier à un pleutre fait office de cliché prévisible ? Qu'importe, plein les yeux, plein les oreilles, de l'amour, de la bravoure, de beaux face-à-face, une poignée de phrases immortelles pour se donner du courage et quelques combats pour relier le tout : Kingdom of Heaven fait oublier ses faiblesses d'écritures pour une efficacité et un agréable tape à l'oeil.

En cela, Kingdom of Heaven aurait pu se suffire à lui même, mais nous gratifie soudain d'une intelligence salutaire. Il y avait deux choses délicates à gérer : l'aspect Guerre Sainte Christianisme/Islam et la représentation de l'adversaire Musulman. Et c'est là que le film prend une dimension beaucoup plus subtile. Tout d'abord, les aspects religieux sont traités avec parcimonie, et ceci dans les deux camps, quitte à la dénigrer pour des considérations plus terre à terre. "Blasphème", s'écrie-t-on de chaque côté des remparts de Jerusalem, alors que d'un côté, Balian envoie valdinguer la volonté de Dieu et de l'autre, Saladin renie l'influence d'Allah sur ses victoires. D'ailleurs il est intéressant de remarquer que les gens du clergé sont rapidement tournés en ridicule. Quand au combat final pour la ville sacrée, il n'est pas placé sous le signe d'une suprématie de culte mais bien sur l'aspect humain de défendre sa vie et celle des habitants. Si le fanatisme religieux n'est pas écarté, il n'est utilisé que pour en montrer les ravages. Une pirouette par rapport à l'Histoire sans doute, mais une pirouette qui a le mérite d'éviter une thématique trop lourde et mal à propos. Ensuite, Kingdom of Heaven évite le récit trop manichéen. Musulmans et Chrétiens sont présentés à pied d'égalité, où surnagent autant de valeurs nobles que la loyauté, la sagesse ou le courage. Une très belle scène oppose ainsi Saladin et Bauduin IV, qui, prêt à lancer leurs armées contre l'autre, optent finalement d'un commun accord pour une solution diplomatique. Le film dans son épilogue distille quelques considérations sur la tolérance et l'absurdité et cette guerre. "Je préférai brûler Jerusalem" déclare un Balian au bord de la capitulation. Et Saladin de répondre que ça ne serait pas une mauvaise chose. Finalement, personne n'en veut de cette ville et de cette guerre, ce n'est plus qu'une sorte de symbole, convoité par des guerriers fiers aux coeurs las.

Kingdom of Heaven est un bon exemple de grand spectacle qui n'oublie pas d'être intelligent. Il y a bien une ou deux sautes de rythme, des dents trop blanches et quelques incohérences (je suis sceptique sur ce Croisé Noir vu en arrière plan...), mais la maestria des images et le propos du film ne peuvent que les faire oublier au profit d'un bon souvenir. Quand à Orlando Bloom, à l'aise en fils prodigue, il prouve ce qu'il est : un acteur plein de talent.

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38 commentaires

  • Protos

    04/04/2005 à 21h28

    Répondre

    Ca à l'air pas mal, mais ça sent la guerre de religion et l'exaltation guérrière. Dans Gladiator, il n'y avait avait pas de problèmes, c'était un brave romain contre d'autres romains ; dans Troye, il n'y avait pas non plus de problèmes, c'était des Troyens contre des Grecques ; dans le roi Arthur, des romains contre des Saxons, à la rigueur ; mais là... on passe à autre chose : des chrétiens contre des musulmans : la croisade.
    Je sais pas pour vous, mais je sens la polémique qui va pointer son nez.

  • Veterini

    04/04/2005 à 21h39

    Répondre

    hum, dans Toye il y a eu polémique comme quoi ça avait rien a voir avec l'Illiade, et pour ARthur même chose pas conforme aux légende table rondesque.
    Enfin déjà que Gladiator j'avais pas aimer... Pourquoi il refait pas du blade runner ou du Alien ?

  • Anonyme

    04/04/2005 à 22h31

    Répondre

    Mode De Villiers on : "A Jérusalem! A Jérusalem!"
    Bah si j'ai bien compris, le scénar mettra pas en scène des gentils chrétiens contre des méchants musulmans. Parce que vu les personnages historiques présents (genre Guy de Lusignan) ça serait une grosse boulette historique (en plus d'être une ânerie "politique").

  • Sphax

    04/04/2005 à 22h43

    Répondre

    Enfin comme Orlando Bloom joue dedans, on peut supposer que le jeune héros va triompher de tous les méchants infidèles sans mourir.
    J'espère que le film sortira du manichéisme hollywoodien, tout en respectant l'histoire, pour ne pas refaire un "Troie" bourré d'erreurs historiques...et retournant même le point de vue original du roman (tout de même, il faut s'appeler Orlando Bloom - encore lui - pour faire de Pâris un héros...).
    Mais j'ai foi en Ridley Scott, c'est un réalisateur de grande classe qui peut faire de ce film un grand moment de cinéma.

  • Castel

    05/04/2005 à 10h46

    Répondre

    D'un point de vue historique de toute façon il est dur de savoir qui étaient les gentils et les méchants... surtout qu'à la fin on avait droit à des batailles avec d'un côté un chevalier chrétien et un seigneur arabe.... et de l'autre un seigneur arabe et un chevalier chrétien. Donc si on puvait n'avoir ni manichéisme ni manichéisme inversé ce serait bien ^^

  • nazonfly

    05/04/2005 à 11h03

    Répondre

    Un peu de Seigneur des Anneaux : le peu de bataille fait immanquablement penser à celles du Seigneur des Anneaux
    Un peu de Braveheart : une fois encore avec le combat dans les arbres sous la neige, on se dit : tiens du déjà vu
    Et finalement un peu de Gladiator : il a un problème avec les champs de blé le Ridley Scott?? Parce que je vois une nouvelle fois un bon vieux champ et pis une actrice au milieu de ce champ...

    M'est avis qu'il sera sur ma liste de films que je n'irais pas voir...

  • Selena

    18/04/2005 à 14h29

    Répondre

    Nouvelle bande-annonce hachée et léchée sur le site de [url=http://www.mtv.com/sitewide/apps/mediaplayer/index.jhtml?vid=45102&player=moviePlayer&movieid=244525&channelID=1&orgID=2&gateway=movies&section_0=movies&section_1=trailer_park&section_2=&refURL=/movies/trailer_park/&adPth=/adsetup/movies/&adPN=index" title="mtv">mtv et sous Quicktime sur le site

  • Anonyme

    18/04/2005 à 21h20

    Répondre

    c'est ridley qui avait commencé le retour des films épiques avec gladiator, peut etre que ce film va cloturer cette incessante recherche du plus spectaculaire, faudrait par contre arrêter de mélanger film épique historique et film d'aventure heroic fantasy, Lord of the ring a un peu trop obsédé certains esprits

  • Anonyme

    18/04/2005 à 23h59

    Répondre

    C'est quoi cette musique rock dans la B.A.?

  • Anonyme

    19/04/2005 à 00h41

    Répondre

    Alakhaï a dit :
    C'est quoi cette musique rock dans la B.A.?


    une façon de coller à l'actualité, ça sert à ça une B.A

  • Sphax

    19/04/2005 à 14h52

    Répondre

    KRISSS a dit :
    c'est ridley qui avait commencé le retour des films épiques avec gladiator, peut etre que ce film va cloturer cette incessante recherche du plus spectaculaire, faudrait par contre arrêter de mélanger film épique historique et film d'aventure heroic fantasy, Lord of the ring a un peu trop obsédé certains esprits


    Enfin il faut avouer qu'il y'a quand même des similitudes entre les deux films, en premier lieu le bô gosse de héros, les combats opposant des milliers de fantassins en armure du moyen-âge, le côté épique...

  • Anonyme

    19/04/2005 à 16h11

    Répondre

    C'est vrai que dans la BA, on a un plan d'un gars chevelu, vu de dos l'épée à la ceinture qui m'a fait furieusement pensé à Aragorn.

  • Anonyme

    19/04/2005 à 17h54

    Répondre

    Sphax a dit :
    c'est ridley qui avait commencé le retour des films épiques avec gladiator, peut etre que ce film va cloturer cette incessante recherche du plus spectaculaire, faudrait par contre arrêter de mélanger film épique historique et film d'aventure heroic fantasy, Lord of the ring a un peu trop obsédé certains esprits


    Enfin il faut avouer qu'il y'a quand même des similitudes entre les deux films, en premier lieu le bô gosse de héros, les combats opposant des milliers de fantassins en armure du moyen-âge, le côté épique...

    tu t'attendais à quoi ??? des mec avec des couleurs coiffé en punk, des sabres lasers et des mecs qui font des bonds de quatres mêtres de haut ???

  • Sphax

    19/04/2005 à 22h11

    Répondre

    J'ai pas dit ça quoi que ça aurait un petit côté décalé qui pourrait être sympa (... ) mais en ce cas tu n'as pas a trop t'étonner que les gens trouvent des similitudes entre les deux films

  • Anonyme

    19/04/2005 à 22h34

    Répondre

    Sphax a dit :
    J'ai pas dit ça quoi que ça aurait un petit côté décalé qui pourrait être sympa (... ) mais en ce cas tu n'as pas a trop t'étonner que les gens trouvent des similitudes entre les deux films


    ridley a été une sorte de précursseur de la renaissance du film épique, pour moi la saga du seigneur des anneaux est à prendre à part, moi perso, j'ai vu gladiator et arthur, je suis pas pressé de voir le reste (ah le dernier samourai aussi).

    Mais bon , pour moi rien ne surpasse braveheart qui est en plus hors de cette période !!!

  • ousta

    05/05/2005 à 15h07

    Répondre

    Vraiment bonne critique qui m'a donne envie d'aller voir le film.

    Tu as menti sur Orlando Bloom acteur talentueux? je vais aller le voir rien que pour ca.

    Pour le moment je le considere comme l'un des plus mauvais d'hollywood^^

  • Necroproject

    05/05/2005 à 17h48

    Répondre

    "D'ailleurs il est intéressant de remarquer que les gens du clergé sont rapidement tournés en ridicule" .
    Bien sûr, c'est tellement plus facile .

    A l'image de Gladiator, ce film faussement historique montre qu'on peut faire de beaux décors et rester crédible sans être pour autant dans le vrai .

    Ce film serait presque vraisemblable qu'il n'en resterai pas moins un parjure historique .

    Bon, je pourrai déverser plus longuement mon venin sur ce qui ne m'a pas plu , mais force est de constater qu'au final, c'est un bon film .
    Un film, pas un documentaire ni une reconstitution historique, non plutôt un superbe défilé de carnaval plein d'effets bien spécieux et de beaux plans à en faire une indigestion .

    Bref :
    j'en ai pris plein la vue
    je ne me suis pas ennuyé
    l'idéologie du film m'a quelque peu gêné

    3 impressions, 2 positives , c'est donc un bon film .

  • Anonyme

    05/05/2005 à 21h06

    Répondre

    Je n'ai pas l'intention d'être rabat-joie mais je suis aussi allée voir ce film hier...Et je n'en sors pas si enthousiaste.
    En fait, ce film est assez problématique dans la mesure où il réunit un casting impressionnant et irréprochable et que la réalisation est soignée, appliquée et nous gratifie de nombreuses images magnifiques
    notamment la toute première scène de bataille, dans une lumière bleutée un peu irréelle, avec la neige qui accentue le côté merveilleux et contraste ainsi avec la violence des combats. Ridley Scott parvient même à nous faire oublier les quelques ellipses qu'il a effectuées pour rentrer dans la longueur-cinéma.

    Cependant, si un film doit beaucoup à sa réalisation et à ses acteurs, on est en droit d'attendre que les dialogues soient aussi soignés que la réalisation...D'accord c'est un film épique, grand spectacle, divertissant et prenant. Je ne suis peut-être pas normale, mais quand je passe la moitié ( les 3/4 même) d'un film à rire, alors que ce n'est pas l'objectif affiché, je pense qu'il y a tout de même un problème.
    "Il y a longtemps que je n'avais pas vu une femme manger", pour citer un exemple parmi d'autres de répliques hilarantes qui malheureusement n'aident pas les acteurs dans leur travail...à croire que les scénaristes rivalisent de talent pour faire dire des répliques stupides à Orlando Bloom...un concours ?

    Je vais passer rapidement sur les airs de déjà-vu ( la ressemblance entre une scène du film et la scène d'ouverture de Gladiator à un moment mais je ne vais pas non plus reprocher à Ridley Scott d'avoir le souci des images , le siège qui m'en rappelle un autre, mais ça c'est parce que je suis obsédée, et le travelling latéral sur le départ cadencé des chevaux qui m'en rappelle aussi un autre, pour les mêmes raisons... ).

    Belle histoire d'un forgeron ( qui apprend sacrément rapidement à se battre dites donc, mais ce doit être dans les gênes...ou bien, quand la vie est en danger on devient subitement une fine lame et un stratège hors pair... ) parti reconquérir sa foi et qui se trouve confronté à une situation des plus délicates, belle histoire contrebalancée par la violence des combats et la stupidité de discours belliqueux dans l'entourage des dirigeants ( observons que Baudouin IV et Saladin sont, eux, en revanche des modèles de diplomatie et parviennent à éviter le conflit armé en faisant preuve de plus d'intelligence et de sensibilité que certains religieux autour d'eux - on peut penser même au respect dont chacun fait preuve vis-à-vis du Dieu de l'autre, idem pour Balian et son "ami" sarrasin ). Dénonciation du fanatisme des deux côtés, ok.
    je me serais cependant bien passée de la dernière phrase écrite : " plus de mille ans après blablabla"...je pense que le film parlait de lui-même, inutile de sucrer le sucre à mon avis.
    Oui on privilégie les hommes au religieux, on cherche à démontrer que le fanatisme, des deux côtés rompt la trêve en quelques instants, chaque camp a son lot d'hommes respectueux, qui prononcent de beaux discours dans le respect de l'autre religion. Oui mais...ces beaux discours ( qui évitent la plupart du temps d'enfoncer le clou par rapport à l'actualité...pas tout le temps cependant ) sont renforcés par la musique, qui, contrairement au film, tombe parfois dans le manichéisme ( les chants utilisés côté chrétien/les chants utilisés côté musulman ). Alors qu'indépendamment du film, cette musique est magnifique ( enfin je trouve ^^).

    Bref, peu importe, n'empêche qu'au final, je ressors avec un bilan mitigé : réalisation impeccable et superbe, interprétation quasiment irréprochable ( oui Orlando Bloom m'a "fait oublier les cheveux blonds de Legolas" )
    encore que Qui-Gon a dû se marrer à dire "je suis ton père"...oui, je sais, je vais sortir mais défaut d'écriture et, à mon sens, pour un film, même grand spectacle, c'est gênant...
    Le souvenir sera bon, mais ce film sera toujours associé ( pour moi et les deux amies avec qui j'étais ) à de nombreux fous-rires, qui atténuent un peu la beauté des images...
    J'en ai moi aussi pris plein dans la vue, je n'ai moi non plus pas vu le temps passer mais le "mais" prend pas mal de place dans mon jugement...
    Une de mes amies a dit à un moment, et ça résume mon sentiment : " les images sont belles, mais il faudrait pouvoir couper le son de temps en temps"...
    Désolée si je vous parais dure...J'attends la version "longue" pour voir si les dialogues sont plus "cohérents" ou passent mieux...( ah et j'attends la VO aussi...ouais je sais...dur de juger un film en VF et un film qui n'est pas dans sa version longue... )

  • iscarioth

    07/05/2005 à 20h18

    Répondre

    Plutot d'accord avec toi Abby

    Les dialogues de ce film sont tellement ridicules que j'ai cru à de nombreux moments à l'auto-parodie.

    "Je suis ton père" a fait rire des tonnes de gens dans la salle (franchement, les scénaristes, vous auriez pas pu être un peu plus subtil ? )

    Le passage le plus ridicule est certainement celui où, pendant le siège, l'eveque interpelle bloom : " tu crois qu'en les adoubant il vont subitement apprendre à se battre blablabla..." et là : la musique jusqu'alors très présente et débordante de pathos s'eclipse brutalement : travelling sur le visage plein de gravité de bloom (je me suis dis, "ouah, va falloir qu'il sorte quelque chose de super fort pour assurer toutes les fioritures d'ambiance qu'on nous fait avaler"). Et là, il nous sort : "oui" . J'ai failli eclater de rire. Je me suis retenu par respect envers les personnes présentes dans le salle.

    Orlando Bloom, il a dans ce film le charisme d'un concombre (voilà ce que j'en dis. Et encore, je préfère 100 fois le concombre masqué à ce gugus )

    En prime, de grosses incohérences (le forgeron qui devient un condensé de scipion l'africain et de spartacus en cinq minutes), l'histoire d'amour que l'on piffre à 500 mètres et qui demeure, tout au long du film, pleine de vide (les dialogues, didiou !) un happy end ultra consensuel avec paysage et longue chevauchée

    Et la petite morale en phrase finale sur la situation israelo palestinienne est affligeante de simplicité et de bêtise. Je ne vais pas partir sur les grandes largesses que monsieur scott s'est permis de prendre vis à vis de l'histoire, j'en aurai pour des heures

    Dernière chose, pour le manichéisme, je suis pas d'accord avec Lestat.
    D'accord, on évite les simplicités du coté de l'opposition chrétienté/islam.
    Mais, à la place, on met un manichéisme pas vraiment plus malin, avec des tout-gentils ou des tout-méchants dans les deux camps. Le machiavelisme caricatural des personnages de REYNALD (brendan gleeson : le émich de braveheart) et de Guy de Lusignan sont insupportables. Encore une fois on frise le parodique. j'ai pensé à iznogoud.

    Peut etre une Mention spéciale à mon acteur favori : Ed Norton. Ca a l'air d'être une belle performance. Faudrait revoir le film en VO pour s'en persuader.

    Malgré tout ca je suis sorti de la salle sans m'être ennuyé. Et je savai à quoi m'attendre. Je suis venu chercher du grand spectacle, j'ai laissé mon cerveau à l'entrée, ce fut parfait

  • Protos

    07/05/2005 à 21h13

    Répondre

    Je l'ai vu hier soir, en VO. C'est un peu près la même impression, un film magnifique du point de vu de l'action, mais franchement neuneu du point de vu de la morale et des dialogues. Bref, on sent l'expertise de Ridley Scott dans le grand spectacles, ralentis sublimes, peu de confusion dans les combats, chorégraphie impec, musiques parfaites, cadrage on ne peut mieux, qui surpasse largement Gladiator.

    En revanche, pour ce qui est de l'aspect comportementale et psychologique, il faut croire que depuis BladeRunner, il l'a laissé aux oubliettes.
    Un forgeron qui devient chef des armées, qui sauve Jerusalem, qui combat toute une armée et manie l'épée comme un parfait chevalier... c'est sûr que c'est difficile à croire. Sans parler du fait qu'il survi à un nauvrage, tue l'un des meilleurs guerriers sarazins, rencontre deux rois, et fait des moumours à la princesse.
    La fin est aussi navrante. Tout le monde est heureux, tout va bien...
    le forgerons part vivre avec la princesse, se moque du roi d'angleterre, sans compté qu'on ne voit aucun villageois dans son village.
    et ce n'est pas cette dernière phrase, totallement à l'ouest, en relation de notre époque qui va changer l'impression.

    De la bonne action, mais sans consistance et bourré d'invraissemblances.

  • Zapan

    08/05/2005 à 01h59

    Répondre

    J'ai vu ce film. Je l'ai aimé malgré ses défaults. Par moment ca va trop vite, on a l'impression qu'on a coupé au ciseau des parties du film. Notamment la scene d'amour entre les 2 personnages. Les dialogues sont pas toujours très fin.

    Mais le point qui fache et qui m'a gaché mon plaisir : ORLANDO BLOOM
    Cet acteur est indescriptible de nullité. C'est affligeant. Pas a un moment on ne peut voir une expression sur son visage. rien. le néant total.
    Autant son jeu passe trés bien dans des second rôle comme dans le seigneur des anneaux ou troie. Mais il n'a pas la carrure pour porté un film.
    A chaque scène on se dit, a ben la il va bien être obligé d'exprimé quelque chose. Et non. J'ai l'impression que ridley scott evitait les gros plan sur lui, pour masquer son piètre jeu. Ca doit pas être drôle de diriger un acteur pareil.

  • iscarioth

    08/05/2005 à 07h49

    Répondre


    Totalement d'accord avec toi Zapan !

    Oui, la période où le couple nouvellement formé, après avoir échangé dix phrases, fait l'amour a été bien découpé. De même pour bien des scènes du film à ce moment là.

    Surement un problème de longueur. Quelqu'un en a parlé plus haut. Si quelqu'un en sait plus sur ce problème de montage, qu'il poste ici, ca m'interesse

  • Anonyme

    08/05/2005 à 12h06

    Répondre

    Gallu a dit :

    Surement un problème de longueur. Quelqu'un en a parlé plus haut. Si quelqu'un en sait plus sur ce problème de montage, qu'il poste ici, ca m'interesse

    J'ai trouvé sur ce site qui parle déjà du DVD que le montage initial du film faisait 3h15...Si l'information est exacte, 50 minutes, ça laisse le temps de réduire les ellipses et d'intégrer un peu plus de subtilité.
    Et si la durée prévue était bien 3h40, comme l'indique le ciné live ( que je n'ai pas, donc je ne peux pas vérifier ), cela changerait encore plus de choses.

  • lunia

    08/05/2005 à 22h17

    Répondre

    c'est pas tellement le jeu de Orlando Bloom qui ma géné... il n'a peut etre pas le charisme pour porter un film 'à héros' comme celui ci mais il y a quand meme plus choquant que son jeu... personnellement je regrette qu il y ait (encore) eu une histoire d amour un peu nunuche... deja je pense pas qu en ce temps une épouse avait le droit de parcourir les terres a dos de cheval pour se tapper le 1er chevalier venu...
    et puis bon le forgeron porte qd meme le deuil de son épouse et je trouve assez glauque kil la remplace plus rapidement par une bourge frustrée...
    c'est vrai que le passage forgeron/chevalier est tres decevant...

    voila enfin ca reste un bon film meme si le fond de l histoire n 'est ptet pas tres credible

  • Anonyme

    08/05/2005 à 22h40

    Répondre

    Euh faut pas oublier que le voyage France-Terre Sainte à l'époque ne se faisait pas en 3 jours tout de même. Scott allait pas filmé les semaines de marche jusqu'à Messine puis les semaines de bateau...

  • ousta

    09/05/2005 à 19h24

    Répondre

    Franchement je lai vu jaime pas ridley scott jaime pas ses films (a part hannibal ) et jai bien aime kingdom moisn niais que gladiator et jaime bien la prise de position sur la religion.

  • Vincent.L

    13/05/2005 à 15h53

    Répondre

    Beau, Kingdom of Heaven l'est avec ses scènes de combats parfaitement maîtrisées et ses paysages somptueux (neige, deserts, plaines, châteaux...).
    Ridicule, Kingdom of Heaven l'est avec le jeu catastrophique d'Orlando Bloom (inexpressif, sans charisme et qui essaye quasiment à chaque phrase de battre son "une divertion" du Retour du Roi), de nombreuses incohérences (comme la rencontre avec Saladin, la scène du naufrage...) et la caricature des croisés européens (les deux français sont à pleurer de cliché).
    Stupide et énervant, Kingdom of Heaven l'est avec la relation bateau avec Sibylle, sa vision simpliste des confrontations entre Saladin et les Croisés (il n'y a pas d'un côté les méchants croisés et d'un autre les sages musulmans: Saladin apparaît trop sage et gentil), avec sa fin où tout le monde se fait de grandes accolades (!!!), avec cette image totalement improbable où Saladin redresse une croix...
    Comique, Kingdom of Heaven l'est avec ses dialogues hallucinants de bêtise et son montage parfois carrément bourrin qui donne des transitions douteuses.

    Au final, Kingdom est un beau film bien réalisé souffrant d'un montage au couteau, qui stupidement tente de réconcilier les musulmans et les chrétiens en mentant et en simplifiant l'histoire.

  • Sphax

    13/05/2005 à 16h48

    Répondre

    Je l'ai enfin vu ! Ce n'est pas l'envie qui me manquait, mais plutôt le temps. Enfin maintenant, le mal est réparé.

    Et d'une manière générale, je suis plutôt d'accord avec Lestat.
    Le film (tout le monde est d'accord là-dessus) est magnifique esthétiquement. Les paysages sont beaux à pleurer, la ville impressionnante à souhait (quand on sait qu'elle a été entièrement construite dans le désert pour un seul film...ils pourraient l'aménager pour y loger des sans-abri maintenant...enfin bon). Les batailles sont assez fidèlement rendues (sauf le côté "boules de feu" des projectiles des catapultes, tous n'étaient pas incandescents, certains, surtout les trébuchets, utilisaient principalement des récipients en tissu pour lancer les pierres, donc si elles brûlaient...enfin c'est technique tout ça, et si Mr Scott à fait ça, c'est sans aucun doute d'un point de vue esthétique - fort bien rendu au demeurant. D'ailleurs, la scène de l'"allumage" des catapultes, si elle est tout ce qu'il y'a de plus prévisible, et je trouve magnifique)

    Ensuite, du point de vue du scénario, tout le monde est encore une fois d'accord, il ne va pas chercher très loin. Pour la romance, au moins le réalisateur a-t-il la décence de ne pas nous bourrer le crâne avec : ils ne sont finalement au vu de la durée du film pas très longtemps ensemble, les deux tourtereaux. Et oui, certaines répliques sont navrantes de nullité. Et encore oui, Renaud de Châtillon est totalement ridicule et provocateur, le paroxysme étant atteint lorsque il retrouve Guy de Lusignan dans sa geôle et qu'il demande en se dandinant grotesquement si le roi est mort. En même temps, on ne peut pas demander à un film gros budget de proposer un scénraio ultrafouillé : s'il est gros budget, c'est pour le spectacle, pas pour la réflexion. Et n'oublions pas qu'il n'existe pas de roman adapté comme pour le Seigneur des Aneaux.

    Et puis je trouve Orlando Bloom pas si mauvais que ça, quoi qu'en disent certains. Il est en tout cas plus "vrai" que dans Trois par exemple.

    La scène qui m'a le plus choqué est le moment où Sibylle retire le masque de Baudoin : on pourrait partir avec une belle opinion de ce grand roi qu'il fût, mais non, il faut que la dernière image que l'on ait de lui soit celle de son visage ravagé.

    Au niveau enfin de la ressemblance historique, je trouve que le film ne multiplie pas les anachronismes comme Trois, champion du monde toutes catégories en la matière. Petit extrait d'une biographie de Saladin :

    "Saladin a donc accomplit en cette année 1187 ce que lislam attend depuis près dun siècle : en finir avec la présence des infidèles à Jérusalem. Lors de la prise de la ville la foule exhorta le grand sultan dEgypte a raser le Saint-Sépulcre une fois pour toute, mais Saladin ne permettra pas les pillages ni les exécutions et va, acte magnanime, laisser le choix à chaque chrétien de racheter sa liberté moyennant une rançon modique. Il va même fixer une somme fixe pour la libération de tous les chrétiens sans le sou. Ce comportement sexplique par le fait que Saladin a toujours considéré le jihad, la guerre sainte, comme un acte devant être digne. Mais cest aussi, et surtout, quil sait que les chrétiens, malgré leur défaite à Tibériade trois mois plus tôt, nen resteront pas là. Et il ne se trompait pas puisque à peine la nouvelle connue que les croisés accoururent de toute lEurope pour libérer la Ville Sainte. Les croisés Richard cur de Lion et de Philippe Auguste réunissent alors la plus grande armée « franque » que lOrient eût jamais vu, ils ont déjà pris Acre et Jaffra, Saladin conclura un pacte avec les croisés : les chrétiens obtiennent la côte palestinienne et le droit de pèlerinage au Saint-Sépulcre. En fait, une sorte de coexistence pacifique résulta, pendant un demi-siècle, de la commune conscience de limpossibilité où chacun était de détruire lautre, et du prix démesuré payé pour les efforts contraires.

    Ses ennemis loueront sa grande sagesse, les poèmes louant ses qualités « dignes dun chevalier chrétien » ne sont pas rares. Mais les Arabes aussi reconnurent en lui, bien des siècles plus tard, le héraut mythique de lunité contre lOccident."

    Donc non, la personnalité de Saladin n'est pas exagérée, c'était un grand homme, vraiment. Baudoin IV a bien existé, était bien ladre et a bien vaincu Saladin à 1 contre 10 lorsqu'il avait 16 ans. Et s'il n'y a personne dans le village a la fin, c'est que (je crois) c'est le début de la croisade de Richard Coeur-de-lion, Philippe II Auguste et Frédéric Barberousse, et que la mobilisation a été sans précédent pour suivre ces trois immenses rois.

    Dans l'ensemble, ma note sera la même que celle de Lestat, et je ne regrette pas du tout d'avoir vu ce film.

  • Aliak

    14/05/2005 à 16h54

    Répondre

    (Bonjour je poste peu souvent, mais j'espère pouvoir m'intégrer à cette conversation, j'ai tout lu, mais je vais me permettre le racourci de ne pas nommer directement à qui je réponds, désolé, j'utiliserai le "certain" )

    Les intentions de Ridley Scott sont très claires : il a fait un film, pas un documentaire, il a respecté pas mal de choses (heureusement pour nous), et tout le parcour de Balian a été inventé (on sait apparement juste que c'est lui qui a rendu Jerusalem à Saladin, mais on ne sait pas comment). J'ai lu ça dans Première qui l'a interviewé.

    J'ai vraiment aimé l'histoire, certaines personnes dans la salle ont rigolé (doucement) pour les même phrases que certains ont cité, j'aurai pu moi aussi rigolé, mais finallement, ça ne m'a pas plus gêné que ça, ouf.
    Et pour le Qui-gon qui dit qu'il est père, c'est surement énorme à cause de Star Wars qui occupent tous nos esprits ^^.

    Après vu l'époque, le manichéisme des personnages secondaires est plus que justifié non ? Ils avaient une foie inébranlable ce qui est plus que devenu rare aujourd'hui. Je ne sais plus qui à dit que c'était facile d'en mettre sur le dos du clergé, mais bon, y'a quand même le curé/prêtre/homme de foi proche de Balian qui nous rassure quand à la stupidité d'autres membres du clergé.

    Et je suis moins sévère envers Orlando Bloom, même si quelqu'un autre aurait surement mieux fait l'affaire (pardon Orlando pour mes propos).

  • Necroproject

    16/05/2005 à 15h02

    Répondre

    C'est vraiment un Seigneur des anneaux bis : même branlette visuelle, mêmes dialogues à se pisser dessus .
    Ah ca, j'ai bien rigolé et les autres commentaires me font croire que ce n'est pas un défaut d'humour de ma part .

    Film bien manichéen : vous l'aurez remarqué, tous les méchants sont religieux, au point même qu'il a semblé honnête de faire de renaud de Châtillon le chef des templiers, de rajouter 20 ans à Guy de Lusignan et j'en passe de toutes les erreurs historiques, voulues ou non , évitables ou non , et qui n'ont qu'un seul but , qui culmine dans ce discours comparable à celui de Morphéus dans Matrix devant toute la populace de Sion :
    Vous êtes tous légitimes, la religion est celle du coeur...blablabla...et puis, tant qu'à faire, si on veut faire la paix avec les autres du camp d'en face ,autant en massacrer un peu .

    Maintenant ,car j'ai envie de donner sa chance à ce film : si effectivement, et je me suis posé effectivement la question , ce film a été raccourci ,découpé à la truelle, on pourrait supputer que Orlando-j'ai-pas-d'couilles ne passe pas du statut de forgeron à celui de Dieu de la guerre et du fight en un coup de baguette magique .
    Reste que même en supposant toutes les éllipses supprimées, il resterait les incohérences de mise en scène, la plus délirante sans doute ( et encore, à ce niveau...) étant la vue des cadavres du navire ( quand le héros arrive en terre sainte ) : ils sont bien rangés, en ligne ,tous propres...enfin, je crois que je vais arrêter là .

    Ah oui ,la vue de ce film confirme mon opinion qui est que le seigneur des anneaux risque de tuer le cinéma à grands effets spéciaux . Depuis, on risque de voir partout les mêmes défauts ,les mêmes excès ,et c'est ma foi bien gênant .

    Bon ,je terminerai sur le fait que je ne pouvais rester insensible à la vue du roy lépreux, Baudoin IV, dernier grand roy de Jerusalem et souverain admirable s'il en fut . Ils auraient pu se passer de montrer son visage tout de même....sans doute un vieux latex échappé de brain dead

  • Sphax

    16/05/2005 à 19h46

    Répondre

    Bien critique ton commentaire Necroproject...Cependant je te rejoins sur le point du visage du roi : c'était vraiment dispensable, justement pour l'image de ce qui fût un grand roi (on finit le film en se disant que c'est un sombi immonde....).

    Par contre, contrairement à toi, je ne suis pas choqué que tous les méchants soient les religieux : ces guerres ont été provoquées par la religion (et ce ne sont pas les seules) et de nos jours, il est normal que la morale du film touche l'intégrisme...

  • Aliak

    17/05/2005 à 22h14

    Répondre

    C'est marrant je ne suis pas du tout d'accord avec toi Neoprotect mais c'est surement du tout simplement à la façon dont nous concevons aller au cinéma.

    Je suis un peu choqué de lire que les "méchants" sont des religieux. Il n'y a pas de méchant dans ce film, y'a des cons certes à nos yeux... mais enfin, les personnages du films sonnent juste. Le film aurait vraiment du être plus long, je trouve que le contexte historique participe à ce que je viens de dire et bien que certains dialogues m'ont surpris aussi, j'ai trouvé que le rapport face au pouvoir était génial.

    Deuxième chose, on reste au cinéma, bon qu'on ressente que qqchose soit gros ou non, ça reste assez subjectif, j'ai pour ma part arrêté de me focaliser sur ce qui est possible ou non car sinon il devient réellement difficile d'écrire une histoire (essayez !, je l'ai fais, je n'ai pas arrêté de me contredire etc.) et de croire aux histoires. Elles sont là pour nous faire voyager, n'attendons pas d'elles qu'elles soient réelles. Biensur, ça ne veut pas dire que je suis tombé dans l'abnégation total de toutes les histoires.

    Après pour le masque du roi, je ne sais pas trop, la dernière image qu'on nous montre m'a plutôt amené à voir la souffrance qu'il a subit.

  • Necroproject

    17/05/2005 à 22h20

    Répondre

    "de nos jours, il est normal que la morale du film touche l'intégrisme".
    Au mépris de l'Histoire ?
    Au mépris de l'histoire du film ?

    Je crois que les guerres de religion appartiendront au passé quand Hollywood se décidera à sortir des carcans préfabriqués : un héros, une jolie fille, un méchant, son ame damnée, une bonne poire qui essaye de pressurer le bon au milieu de tout le mal etc...

    Notons que le film évoque de facon plus qu'éthérée la foi qui animait tant le roy franc que le sultan kurde : au lieu de dire que l'un est catholique, l'autre musulman, il vaut mieux dire ,parcequ'on en parle en bien ,qu'ils travaillent pour un "royaume de la conscience" .

    Renaud de Châtillon n'était pas le chef des templiers : c'était un aventurier peu ecclesiaste ayant passé plus de 10 ans en taule anatolienne, et mangeant à tous les râteliers : il a même déclenché une petite guerre avec Byzance , pour le fun.
    C'est cet homme , pas clerc ni religieux pour un sou qui alluma l'étincelle .
    On imagine d'ailleurs assez mal ce qui est à mes yeux la plus ridicule réplique du film : "j'ai besoin d'une guerre" ." ca, ca m'connaît" .

    Qu'y a-t-il de religieux à piller des caravanes, faire des razzias partout où l'or s'amasse, de Chypre à La Mecque ? où est la religion là-dedans ? bien sûr , on pourra toujours avancer que les templiers ont soutenu grandement la fatale chevauchée d'Hattin ,mais est-il besoin de rappeler qu'il était dans leur intérêt de soutenir un Guy de Lusignan en fait très influencable ? face au parti du comte de Tripoli qui prenait des risques et un quasi double jeu avec Saladin ? Au final, il est en tout cas évident que les calculs politiques, et les rivalités dynastiques l'emportent de loin sur le fait religieux .

    Tout comme à hollywood où le respect des convenances , les stéréotypes et la morale de bas-étage règnent . Certes on me dira "ce n'est pas le genre de film...", mais certes on peut au moins se demander pourquoi renforcer cette caricature en pondant ce "truc" ? Garde à la dégénérescence consanguine .

    Je ne cherche pas à disculper totalement le personnel ecclesiastique, qui a eu sa part de faute lui aussi . Sa part,non le monopole .

    Et je tiens à achever par ceci : malgré ses défauts ,j'ai bien aimé le film.

  • Necroproject

    17/05/2005 à 22h32

    Répondre

    Et ( car il y a toujours un "et" ) ,question rapport au pouvoir, ce n'est pas aussi mauvais que le seigneur des anneaux...mais presque .
    Je comprend dans ce jugement la qualité des débats "l'armée du christ est invincible " "non, nous allons perdre cette guerre " ...
    Evidemment, retranscrire les arcanes du pouvoir en quelques bribes et phrases-choc est une gageure...

    Quand à l'histoire de la vraisemblance ( à moins qu'il ne s'agisse de la vraisemblance de l'histoire ) , je pense que quand on est payé pour un travail, on se doit de le faire correctement...jusqu'au bout . De l'invraisemblance ? pourquoi pas,mais alors au service de l'histoire et non de la morale hollywoodienne ou du déballage visuel .

    Parceque là , effectivement, on prend les méchants, mais aussi les gentils..bref ,tout le monde , tous sont idiots . Jusqu'au père qui dit à Orlando' qu'il est un bon fils alors que le cotôyer 5 minutes l'a amené à perdre la moitié de ses camarades et se prendre une flèche dans le côté . En fait ,j'aimerai bien avoir un père comme ca, sympa, pas rancunier, lucide ,gonflé d'espoirs et d'illusions .

    Ce film est un jeu vidéo : tous ceux qui ont joué à des jeux d'aventure, et notamment les Cryo , comprendront . Orlando est bête , mais c'est le héros dans les pas duquel fleurissent la paix et le bien-être , droit vers des lendemains qui sifflent.

  • Anonyme

    05/11/2008 à 14h27

    Répondre

    du ridley scott pur : bien, mais peut mieux faire... A force de rester dans le tape à oeil, de réalisateur oublie que la forme doit être au service d'un fond... Alors oui la forme est belle, mais bon dieu que le fond est perfectible... Les grandes sensations attendues ne sont pas là, et c'est bien dommage... Parce que ce réalisateur maîtrise tellement bien l'image...Vraiment dommage comme pour tous ses films depuis thelma et louise....Vraiment dommage.... J'ai le sentiment désabusé qu'il devrait reprendre tous ses films. que derrière gladiator kingdom of heaven, hannibal, 1492 se cachaient des purs chefs d'oeuvres qu'il a laissé par complaisance tourner à des blockbusters sans ames... Un peu plus d'efforts en termes de dialogues, directions d'acteurs, et scénaios auraient donné des résultats tellement meilleur. Comment se fait il qu'il ne le voit pas? J'ai vraiment du mal à le comprendre....

  • Anonyme

    06/02/2009 à 19h13

    Répondre

    Kingdom of Heaven est très bien réussie. les effets spéciaux sont réussient à merveille et les batailles sont prenantes, je conseil ce film a tout le monde!!

  • Anonyme

    16/04/2010 à 10h36

    Répondre

    je suis en 5 eme est notre prof d 'hidtoire nous a fzit decouvrir cefilm . Je l'ai trouver genial et je suis prete a l 'acheter pour le revisionnner.

  • Anonyme

    28/04/2010 à 12h44

    Répondre

    cool

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