4/10

Killer Hacker

Dans le futur, l'homme a dominé la génétique grâce à l'invention du Transcodeur, un gant capable de manipuler l'ADN humain et de guérir tous les maux. Mal utilisé, le dispositif devient une arme redoutable, et c'est pourquoi son inventeur, Christian (Alec Newman), décide de le cacher. Par un affreux coup du sort, il se retrouve entre les mains du jeune Jacky, le frère de la tueuse à gages Michelle (Bai Ling)...

Qui a dit que l'on ne pouvait rien produire avec trois millions de dollars ? C'est en effet le budget lilliputien de cette petite production cyberpunk ambitieuse mais inévitablement rachitique, où se mélangent un certain nombre de clichés et de thèmes que l'on déjà pu survoler par le passé. Ainsi, une tueuse sexy doit subir à la fois les frasques de son frère bien débile à souhait et les malheurs de son petit voisin beau gosse. Toutes les intrigues tournent autour d'un petit dispositif servant à manipuler l'ADN des gens, d'une part, mais aussi à les tuer, d'autre part. Synopsis classique mais efficace, bien malheureusement jeté dans un univers aux multiples ramifications à peine effleurées et présentées à la va-vite. Rapidement, on se retrouve noyé dans cet embrouillamini assez insipide, qui vautre systématiquement les passages intéressants et se perd un peu trop dans les sous-scènes de mauvaise augure. A croire que l'on a voulu étirer volontairement la longueur pour ressembler à un vrai long métrage, tiens.
Quand on a de l'ambition, il faut en avoir les moyens financiers, ce que Killer Hacker n'a évidemment pas. Le fond vert y est une pratique courante, ce n'est pas du premier choix mais reconnaissons que l'on a déjà vu bien pire et que le film ne s'en sort pas si mal, qu'il arrive à poser une ambiance assez intéressante, toute en couleurs sombres. Autant le dire maintenant, tout n'est pas de ce calibre, déjà moyen, et le réalisateur se plantera à plusieurs reprises en cherchant le plan sympa sans avoir pourtant la possibilité technique de le faire. Côté acteur, Faye Dunaway y fait une apparition assez brève, et certains reconnaîtront dans le rôle masculin principal le Paul Atréides (Alec Newman) de la série télévisée Dune. Les amateurs de Playboy, eux sauront poser un nom sur la plastique irréprochable de Bai Ling, tandis que les amateurs de cinéma se pendront devant son jeu au-delà du médiocre.

Une production ambitieuse portée par un budget microscopique. Malgré de bonnes idées et une volonté de bien faire évidente, le résultat se révèle un peu raté et assez difficile à apprécier.

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1 commentaires

  • Anonyme

    30/05/2009 à 22h57

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    ouais de ton avis, c'est limte un navet


     une autre critique, plus sévère encore


    http://www.maxoe.com/rama/killer-hacker-nanar-ma-tuer/


     

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