1.5/10

Kevin & Perry

Levez la main, vous tous qui avez aimé American Pie... Wow, tant que ça ? Bien, les autres vous pouvez partir, vous n'avez rien à faire ici. Continuons. Même chose pour Sexy Boys ? Ceux qui n'ont pas réagi, vous pouvez aussi rentrer chez vous. Finissons. Sex Academy ? Ha, ça se vide bien là. Voilà, vous qui êtes restés, vous êtes les durs, les pur-sang, ceux qui se délecteront de ce Kevin & Perry comme du petit lait pasteurisé adouci au miel, et qui donc pourront comprendre le sens intrasèque du film, à ne pas mettre évidemment entre toutes les mains.

Kevin (Harry Enfield) & Perry (Kathy Burke), deux grands copains se partageant à peine un petit 100 de QI, rêvent à longueur de temps de nanas à forte poitrine et de méga-succès planétaire en tant que DJ. Cet été, c'est décidé, ils taillent la route pour Ibiza, endroit rêvé pour mettre fin à leur pucelage et se forger la réputation qu'ils croient mériter. Flanqués des parents un brin envahissants de Kevin, les deux compères ne tardent pas à apercevoir les filles de leurs rêves, Candice et Gemma, et faire la rencontre d'un des plus célèbres DJs du monde, DJ Eye Ball (Rhys Ifans)...

L'intro aura peut-être déjà rebuté la majorité des amateurs de ciné alors que le danger n'est pas si extrême que l'on pourrait le penser. Tout du moins, pas autant qu'un Djeun's movie calibré braguette à tout va pourrait le laisser supposer. Kevin & Perry, c'est un succession d'érections incontrôlées et de gags graveleux comme seule l'Amériq... Pardon, excusez-moi ? C'est anglais ? Nom d'une vache folle, le syndrome American Pie gagne même nos amis de l'outre-manche ! La ressemblance est pourtant frappante : deux pseudo têtes à claques en guise de héros, octroyées de la quête suprême du dépucelage, matant à tout va et incapable d'aligner deux phrases intelligentes. Niveau oblige, les seconds rôles s'abaissent au niveau des pensées sexo-gravos des scénaristes, recyclant le mythe des parents top libidineux, de la chienne de star se régalant à se fourvoyer les deux ahuris, et des deux top moches pas vraiment horribles, un ravalement de façade et un dressing plus tard. A moins de se bidonner régulièrement devant ce genre d'insanités, peu de chance que l'absence de morale/réflexion/pudeur arrache le sourire au spectateur intrigué, qui déchantera alors bien vite.

1h20 d'érections herculéennes, de gags graveleux et autres pitreries grotesques, donc réservés à un public averti et entraîné. Rien de réellement drôle ni de franchement immanquable dans ce fac-similé britannique des djeun's movie sexo-scato.

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