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5/10

Caste des Méta-Barons (La)

Le début de la saga vaut le coup d'être lu et je le conseille à toute personne branchée SF et fantastique, à condition d'être tolérant sur les délires du scénariste.

La caste des Méta-Barons, Jodorowsky au scénario, Gimenez au dessin : tout un programme pour les connaisseurs de bandes dessinées... Mon avis est pourtant mitigé, effectivement l'idée qu'a eue Jodorowsky de reprendre le personnage du méta-baron (dans L'Incal) et de raconter l'histoire de sa famille est plutôt bonne, et le dessin de Gimenez est vraiment magnifique (quoiqu'un peu trop fouilli parfois).
Mais vraiment l'histoire part trop "en sucette" comme diraient des gens que je connais : sur les six tomes déjà publiés en France, on a eu le droit à des déplacements spatio-temporels, à une autre dimension de l'univers, à un personnage avec une tête artificielle... et encore j'en oublie.
Le début de la saga vaut pourtant le coup d'être lu et je le conseille à toute personne branchée SF et fantastique, à condition d'être tolérant sur les délires du scénariste. Voici une rapide critique de chaque tome :

Tome 1 : Othon le trisaïeul

Le premier tome est de loin le meilleur. Les protagonistes sont présentés : Tonto et Lothar les deux robots, le méta-baron. On apprend également l'origine de la famille, de sa richesse, de son titre de noblesse.

Tome 2 : Honorata la Trisaïeule

Othon ne peut théoriquement plus se reproduire, mais l'impératrice qui lui doit une faveur a une solution en la personne d'Honorata, il ont un enfant qui n'a pas de chance puisqu'il plane constamment... à vous de lire pour en découvrir plus. Ce tome 2 n'est pas si mal et l'idée de la mutilation rituelle est presque amusante.

Tome 3 : Aghnar le bisaïeul

C'est le dernier tome lisible de la série : Othon, Honorata et leur fiston se battent contre le Shabba-Houd. Mais Othon et Honorata meurent et Aghnar veut les venger, par la même occasion, il va séduire la belle Oda...

Tome 4 : Oda la bisaïeule

Aghnar venge ses parents puis ça devient n'importe quoi : sa mère n'est pas morte puisque, bien sûr, elle avait accéléré le temps. Elle va prendre l'apparence d'Oda, qui est mourante, pour s'accoupler avec son fils. Quand il l'apprend, ce dernier n'est vraiment pas, mais alors vraiment pas, content : il décapite le fruit de leur union incestueuse.

Tomes 5 et 6 : Tête d'Acier l'aïeul et Dona Vicenta

Le fils d'Aghnar n'est pas mort... En effet sa mère lui a greffé une tête mécanique. Que de combats, de suspense et de n'importe quoi en perspective. Deux tomes à proscrire !!

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A propos de l'auteur

12 commentaires

  • Val Lazare

    04/02/2003 à 00h00

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    Jodorowski roule sa bille dans la BD depuis un moment, et le moins qu'on puisse dire et que la Caste des Meta-Barons est sa série la moins mauvaise. Sous des airs de SF philosophique, les Meta-Barons vous servent des planches très belles, mais le scénario est vraiment trop nul et l'engagement ecolo-communard de Jodorowski gâche le potentiel de ses BD par des réflexions intempestives (à mon humble avis).

  • Anonyme

    26/08/2003 à 00h01

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    Oui, alors, je note une certaine ironie quand aux commentaires ecris sur la caste des méta-barons, c'est une histoire de sf qui m'a beaucoup branché, bien que les auteurs ont tirés des idées d'autre histoire de sf (ex: les soeurs shabda-oub = benne gesserit dans dune), ils en ont fait un mixage réussi. L'idée de base est extremment bien trouvée. Les dessins sont un poil brouillon, mais les mauvaises langues n'hésiterons pas à appuyer ce petit défaut qui est annulé par la suite dans les tomes suivants. pour ce qui est de la "sucettation", je trouve que ça suit les idées de départs, vu qu'à chaque méta-barons un nouveau pouvoir extremment puissant, et donc, les méta-barons sont de plus en plus puissants. Ensuite, pour ce nombre exessif de tomes, il faut savoir que quand un produit marche, on l'ettends, regardez taxi, par exemple, lequel des deux (de taxi ou de la caste des méta-barons), a le mieux été étendu? Sur ce, je donnerais, à mon sens le seul défaut, c'est de devoir lire la BD 2 ou 3 fois avant de bien tout comprendre, mais, une BD, n'aimons nous pas la relire plusieurs fois?

  • airyn

    15/09/2003 à 00h02

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    Ce qui m'a plu dans la Caste des Meta-Barons, c'est cette surenchère démentielle : on commence par éliminer une planète et on finit par éradiquer un univers entier avec tous ses habitants ! Je ne pensais pas qu'on pouvait en arriver là.
    Un point faible : l'excellent suspense à la fin de chaque volume (dont le fil rouge tout au long de la série est la cicatrice au sourcil de l'invulnérable Méta-Baron) est compensé par la facilité des solutions, qui sont toujours technologiques ou situées sur la planète Machin dans la galaxie Truc. Mais c'est une jouissance intellectuelle que de deviner la réponse.
    Le dessin est magnifique, et l'invention visuelle très originale.
    La solitude des Meta-Barons est bien rendue : leur puissance les isole de tout, et les enfants doivant jouer seuls.

  • Anonyme

    19/10/2003 à 00h03

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    !!!les métabarons? Nuls? voila deux choses que l'ont pourraient classés d'antonymes. il est évident que la caste des métabarons vise un certain éventail de publique à travers la virilitée (chose lègérement changée dans le dernier tome, ce que je désaprouve un peu ), le combta, la gloire et l'amour. Quètes de chaque personne vivante sur notre terre de Terra Prima. il est aussi évident que l'hisoire est extraordinairement bien trouvée et qu'elle ne peut plaire à tout le monde. la mutilation n'est ni risible et encore moins comique, elle est interressante au travers du fait que c'est une preuve de courage, de resistance à la douleur et (voir tome 1 ), de don de soit pour devenir plus fort et vaincre (le premier baron des Castaka dis ça à Othon avant de lui transmettre la blanche tasse des Castaka ). Sur ce, je ne pourrais que désapprouvé tout commentaire à tonalitée péjorative sur la caste des métabarons, elle est, de loin, la meilleur B.D. de sf après les chroniques de la lune noir. Voilà. C'est tout. Tonto.

  • Anonyme

    17/11/2003 à 00h04

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    En fait, pour ce qui est des shabda-oud, de la mutilation rituelle, et de pas mal de concepts de L'Incal et des Méta-Barons, il s'agit de recyclages du scénario que Jodo avait créé pour le film Dune, qui Hollywood a saboté, et qui s'annonçait au moins aussi ambitieux que 2001, l'odyssée de l'espace... ou une grosse daube si on aime pas le style Jodo. Juste un exemple au passage : l'Empereur devait être joué par Salvador Dali, pour situer le niveau de surréalisme du scénar. Celà dit, étant donné que le film n'est jamais sorti, je ne vois pas pourquoi il se serait gêné.

    Faites une recherche sur Jodorowsky et Dune, et vous serez étonnés de voir avec qui il comptait faire ce film. Que des personnes pas connues à l'époque (sauf Moebius) et qui deviendront des stars dans leur branche.

    Sinon la Caste est une tragédie antique version space opera qui se lit bien, même si c'est vrai que sur la fin, on perd l'intérêt tout en restant bien raconté et bien mis en image... Trop long, en fait.

  • Anonyme

    07/01/2004 à 00h05

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    J'ai suivi la série avec intérêt, et je viens de lire le dernier tome (ne voulant pas tomber dans l'arnaque du coffret de Noël): quelle déception! Je n'ai rien contre les ficelles narratives, au contraire, mais là c'est du grand n'importe quoi, et en plus Jodo nous la fait aux sentiments, sans doute pour compenser la pauvreté de l'invention: une belle série gâchée par le bizness, qui finit avec des airs à la Che Guevara en prime!

  • Anonyme

    12/01/2004 à 00h06

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    Une série qui se termine en eau de boudin. Le dernier tome s'achève d'une façon vraiment mauvaise (et puis le coup de "la suite dans la prochaine série, Les aventures de Sans-Nom, on croit rêver!). On peut regretter les 4 premiers tomes (graphisme et scénario bien meilleurs selon moi).

  • Anonyme

    12/01/2008 à 23h21

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    Sans aucun doute le meilleur "space opera" en bandes-dessinées! Je viens de terminier le tome 8, et je pense sincèrement que cette BD est un chef d'oeuvre du genre. Et chose importante: cette BD sous-tend une réelle réflexion. Ce n'est pas simplement un "délire" de Jodo, mais il y a vraiment quelque chose derrière. Qui est plus, le dessin SUBLIME de Gimenez ne gâte rien!

  • Anonyme

    07/04/2008 à 10h23

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    En accord avec la critique : un début très sympa, sans être pour autant transcendant, le système de flashback agréable quoique éculé...et puis...l'histoire sombre.


    En fait, c'est si mauvais que ca en devient rigolo, et j'ai pris encore du plaisir à lire la BD au 2nd degré, tout en apréciant le très joli dessin.


    Reste l'excellent premier épisode.

  • Anonyme

    13/08/2009 à 15h52

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    Certes, la surenchère d'effets spectaculaires et d'éléments scénaristiques invraisemblables peut sembler grotesque aux amateurs de hard-sf et à ceux qui prennent cette oeuvre trop au sérieux.


    Il ne faut pas perdre de vue que cette saga est quand même sensée être une épopée quasi-mythologique, où les prouesses superlatives et "kikitoudur" de la science remplacent la magie des légendes traditionnelles.


     Il faut garder présent à son esprit le fait que les méta-barons sont des équivalents futuristes de demi-dieux (voire de dieux tout courts) et que si on examine les mythes qu'on connait tous (surtout les grecs) on retrouve la même quantité de détails invraisemblables à la limite du ridicule. Donc moi, ça ne me choque pas un seul instant que Sans-nom soit le produit d'une autofécondation avec un neurone transmuté en spermatozoïde, quand je vois qu'Athena est sortie adulte et équipée par le crâne de Zeus. Et ça ne me dérange pas non plus que les méta-barons passent d'un univers à un autre, fassent exploser des planètes d'une pichenette, et aient des traits psychologiques ultra-caricaturaux, car c'est bel et bien le propre des dieux.


     Au pire, ce qui me dérange, c'est que la fin soit un peu expédiée, et qu'elle ne soit pas plus originale (on a déjà rencontré les suprapoux cosmiques, ils auraient pu nous sortir autre chose) et aussi que les suites et spin-offs soient aussi désordonnés.

  • Anonyme

    24/05/2010 à 13h22

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    Pas du tout d'accord avec ton analyse, tous les volumes sont un régal, et tout se tiens et fait preuve d'originalité.chacun son avis, mais si tu déconseilles à partir du 3, j'aime encourager les gens à lire l'ensemble des volumes, qui constituent moi une seule et même histoire. 

  • Psychomagicien

    21/05/2011 à 20h04

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    Attention attention. Vous avez a faire à un fondu des meta barons là. Cette bd gouverne ma vie depuis plus de 15 ans maintenant et ça ne s'arrêtera jamais je pense. Vu que les messages précédents datent de 2008 j'ignore si mon analyse sera lue mais sait-on jamais. je lis souvent sur d'autres forums que le meilleur volume est le 1er. Je me demande pourquoi puisque dans l'ancienne edition avec animah nous avions juste droit au meta baron de l'incal. Un mercenaire consideré comme le guerrier ultime mais sans exploits illustrés pour le considerer tel quel alors que les volumes suivant ont permis de devellopper à l'extreme l'aura du meta baron qui tient à présent plus à l'egal d'un dieu qu'à un mercenaire galactique reputé. Ensuite je lis aussi " et puis il y a ce personnage avec une tête en acier. C'est completement ridicule ca devient du n'importe quoi". Je vais vous expliquer le pourquoi ce qui diminuera votre jugement pragmatique. Pourquoi une tête en acier ? Mais justement. Parce qu'il faut sauvegarder la caste à n'importe quel prix. Aghnar a decapité son fils, a des tendances suicidaires et ne veut plus engendrer. Tandis qu'honorata toujours amoureuse d'othon, même à travers la mort, respectera les derniers voeux d'othon jusqu'au bout. Et par cet acte rendra les meta barons suivants "monstrueux" aux yeux de l'humanité. Aghnar n'est pas un spermatozoide mais une goutte de sang, tete d'acier a ... une tete en acier bien sur, aghora n'est qu'un cerveau male transferé dans le corps de sa soeur et Sans-nom ne provient à la base non pas de sperme mais de tissus cerebrales de son pere-mere. Mais sa tête d'acier à aussi une autre utilité dans cette education guerriere : l'inhumanité. Un robot ne connait aucuns sentiments. Ce qui rendra l'education d'Aghora encore plus tragique puisque denué/e de sentiments à son tour (Meta-baron oblige). Pour ce qui est du graphisme, bien que le trait de Gimenez se sublime à chaque volume, mon preferé demeure le 5eme. Et puis les phrases qui tuent "les millions de navires pthagures et les millions de navires humains formerent un immense anneau au centre duquel la meta nef noire et la meta nef pourpre le pere et le fils entamerent le plus grandiose combat de l'histoire", " "jamais aucuns meta barons ne fut heureux le bonheur est une paleo aspirine pour les bios-mediocres le carburant qui donne tout leur pouvoir aux super heros c'est cette energie que l'on appelle souffrance" ou encore" pendant les 5 années qui suivirent devenu mercenaire sans nom assistant aghora defit des armées entieres, lutta contre des monstres titanesques, DEVIA des planetes de leur orbite". En resumé (je pourrais ecrire encore davantage mais je ne voudrais pas vous saouler non plus) nous avons droit là à une oeuvre majeure pleine de couleurs, de traits originaux, d'histoires uniques parcourues de larmes, de poesies, de souffrances, d'educations feroces, de reves et peut etre meme d'inspirations. Et surtout de l'association de 2 génies qui excellent chacuns dans leur domaines respectifs. Je possede l'integrale car je fut incapable d'attendre 2 mois pour connaitre la conclusion de cette saga unique et palpitante qui m'a fait rever tant d'années et continue encore de le faire à present que ce soit lorsque j'ecoute mon ipod ou regarde un star wars. j'ai meme baptiser ma cherie dans mon portable "ma rose bleue". A l'avenir je serais ravi de rectifier le mauvais gout de certains sur ce site ou de partager ma passion des meta barons avec d'autres.

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