6.5/10

Iron Maiden - Flight 666 - The film

Flight 666 est la chronique de la tournée exceptionnelle d'Iron Maiden en 2008. 23 concerts en 45 jours sur 5 continents.

Les années 80 ont vu la naissance de certains des plus grands groupes de notre époque. U2, Metallica, Depeche Mode. Autant de formations qui se sont affirmées au cours des années en devenant des monstres dans leur catégorie et en remplissant des stades entiers. Parmi ces légendes du rock, il en est une qu'on oublie souvent de citer : Iron Maiden. Pourtant ces Anglais furent l'un des symboles de la NWOBHM (New Wave Of British Heavy Metal), sont toujours en activité et sont reconnus dans le monde entier, en particulier grâce à une iconographie riche.

Ed Force One

Fly for your life
Fly for your life
Après 14 albums, 6 lives dont certains monstrueux comme A real life one, A real dead one ou encore le Rock in Rio, Iron Maiden se lance dans un projet un peu fou en 2008 : la tournée Somewhere back in time. Le concept de cette tournée est simple : faire une vingtaine de concerts exceptionnels à travers le monde, avec seulement des chansons des premiers, dans des pays où le groupe ne peut que rarement jouer pour causes financières et ainsi faire découvrir les plus vieux tubes en live aux nombreux fans. Plus fou encore, les 23 concerts sont regroupés en 45 jours. Pour permettre de transporter les 12 tonnes de matériel et les quelques 70 collaborateurs, un avion est affrété, peint aux couleurs du groupe et renommé Ed Force One, du nom du cadavre ambulant qui orne les disques et les T-shirts du groupe. Il faut dire que Bruce Dickinson, le chanteur de Maiden, est aussi, à ses heures perdues, pilote de ligne ! C'est ainsi que le groupe découvre l'Inde, revient en Australie quinze ans après son dernier passage, s'arrête au Japon et fait le tour du Nouveau Continent (Etats-Unis, Mexique, Costa Rica, Brésil, Argentine, Chili, Canada). Le DVD/CD événement de cette tournée prendra le nom du vol Flight 666.

Ed banging

Fear of the crowd
Fear of the crowd
Concrètement le DVD se présente en deux parties : les coulisses de la tournée et la scène en elle-même. Choisir la galette à mettre dans le lecteur devient alors un problème insoluble. Commençons donc par la partie live. Elle comporte 17 titres donc presque tous sont des hymnes ultra-fédérateurs. On retrouve entre autres "Aces High", "2 minutes to midnight", "Run to the Hills", "Moonchild", autant dire le meilleur de Maiden avant The X Factor, premier album sans Bruce Dickinson au chant (il reviendra pour Brave New World en 1999). Ce qui ressort en premier lieu de ces titres, c'est bien sûr le public. Etonnants fans qui, de l'Inde à la Colombie, remplissent les stades et entonnent d'une même voix les titres de la Vierge de Fer en dégageant une véritable ferveur. A tel point que des frissons de plaisir impressionné naissent sur les bras du spectateur et qu'on envie, pour une fois, les fans mexicains ou argentins. Evidemment le public ne serait rien sans Iron Maiden. Le groupe respecte, dans cette tournée, leur image toujours à la limite du kitsch et du génie. Ainsi on peut rester ébahi devant les gigantesques fresques qui forment le décor des scènes (on reconnaît par exemple la pochette de Powerslave), on est abasourdi par un Eddie téléguidé de deux mètres de haut (!!). Et pourtant on reste aussi dubitatif quand Bruce Dickinson se pointe sur scène avec un chapeau mexicain ou agite au vent un drapeau anglais. Cependant on ne peut enlever au groupe dans son ensemble une pêche extraordinaire et une joie de jouer impressionnante. Et finalement c'est bien cette énergie incroyable que le groupe transmet à son public et qui fait de Maiden un des plus grands groupes mondiaux.

Edocumentaire

Iron Maiden can't be fought
Iron Maiden can't be fought
C'est donc avec un intérêt certain qu'on se plonge dans le second DVD sobrement intitulé Iron Maiden - Flight 666 - The Film. Le groupe anglais saura-t-il faire aussi que Metallica avec le très bon DVD Some kind of monster ? Il faudra vite déchanter malheureusement. Certes ce documentaire explique rapidement la genèse du projet et montre quelques aspects de la vie off de Maiden. On découvre très rapidement, trop rapidement la personnalité de chaque musicien : Bruce Dickinson est toujours plein d'énergie, Steve Harris ne vit et ne pense qu'à la musique, Nicko McBrain est le petit rigolo de la bande... Rien de très étonnant quand on vient de regarder la partie concert où la musique révèle assez bien les caractères de chacun. Certes on pourra se souvenir de quelques scènes marquantes : les hordes de fans qui attendent le groupe, les autographes signés à la pelle ou encore ce fameux coup de balle de golf qui a failli faire capoter le projet, ce hardos qui verse des larmes après un show... Mais il faut bien admettre qu'il ne se passe pas grand chose et que seuls les fans les plus durs de Maiden auront quelque chose à se mettre sous la dent. On aurait aimé se plonger encore plus profondément dans l'univers de Maiden, découvrir comment a germé l'idée d'un Eddie téléguidé, comment sont montés les impressionnants décors...

Flight 666 se voulait au départ être la chronique d'une vie de groupe lors d'une tournée monumentale. En réalité, et au contraire de Some kind of monster, le documentaire se révèle malheureusement assez plat, la faute sans doute à un groupe bien plus gentil et cool que ne veut le montrer leur iconographie ou à une tournée finalement relativement tranquille. En définitive, le disque bonus de 17 titres est la véritable perle de ce DVD et nous montre qu'Iron Maiden donne, depuis de nombreuses années, du bonheur à ses fans du monde entier.

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A propos de l'auteur

Intéressé par beaucoup trop de sujets, nazonfly est en charge de la partie Musique Krinein depuis quelques années. Ce qui ne l'empêche pas de visiter les territoires des livres, du cinéma, des médias et même de sciences et tech.

3 commentaires

  • pastis-mirabelle

    10/08/2009 à 00h56

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    La critique de Naz reflète assez bien mon propre et humble avis, en tout cas pour ce qui est du DVD. Car le film Flight 666 a été diffusé au cinéma - pendant une seule journée et uniquement dans les cinémas CGR - avant de sortir en galette. Le fait d'avoir vu ce film au cinéma me pousse à remonter sensiblement la note. En effet, de par la diffusion réduite, les salles n'étaient remplies que de fans de Maiden, d'où une communion ressemblant à celle que l'on peut ressentir lors d'un concert (enfin, avec une intensité cent fois moindre que lors de n'importe quel live du groupe, on parle de Maiden quand même). Et autant dire que l'image en haute définition et le son aux petits oignons n'ont fait que renforcer l'immersion ! La salle reprenait les chansons en choeur, c'était mâââââgique ! Je n'en dirai pas plus, de peur d'entrer dans le discours de fan (regardez donc mon avatar).

  • nazonfly

    10/08/2009 à 12h03

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    Clair que ça doit pas mal changer la vision du film d'avoir une salle qui chante les paroles du début à la fin! Chanceux va!

  • pastis-mirabelle

    10/08/2009 à 13h41

    Répondre

    Chanceux oui, mais vu la galère que ça a été pour pouvoir y aller, c'est mérité !


    En gros, y a pas de CGR dans Paris, donc il a fallu aller à Torcy (le plus pratique depuis chez moi). Craignant d'être refoulé à l'entrée, j'ai décidé de réserver ma place. Comme CGR ne propose pas de réserver en ligne, j'ai dû passer par le site de la Fnac, gonflant un peu le tarif au passage.


    Une fois la commande passée, il ne me restait plus qu'à surveiller mon courrier (les places sont envoyées en recommandé). Erreur ! Ma place a été retournée à la Fnac ! Motif : "n'habite pas à l'adresse indiquée". Ce c** de facteur n'a donc pas songé que je pouvais simplement être absent lors de sa venue, par exemple dans le cadre de mon travail ?


    Ainsi, au lieu d'aller chercher gentiment ma lettre à la poste située à 20 mètres de chez moi (je n'exagère même pas), j'ai eu le choix entre dépenser 12€ supplémentaires pour un envoi en Chronopost ou aller chercher directement l'enveloppe dans les bureaux du service adéquat de la Fnac.


    En conclusion, moi qui habite en plein Sud de Paris ai dû me rendre à Saint-Denis (au Nord de Paris, pour ceux qui ont séché la géo en 6ème) pour récupérer des places de cinéma afin de me rendre à Torcy (à l'Est de Paris, près de Marne-la-Vallée). 

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