6.5/10

J'invente rien

Glandeur professionnel, Paul Thalman (Kad Merad) exaspère quelque peu sa copine Mathilde (Elsa Zylberstein). Jusqu'au jour où il se trouve une véritable passion dans l'invention. Contre tout attente, cette nouvelle occupation est loin d'arranger les affaires du ménage...

J'invente rien propose un efficace mélange d'humour et de romance. Le film de Michel Leclerc trouve un bel équilibre entre ces deux genres. Kad Merad (Essaye-moi) et Elsa Zylberstein (La Cloche a sonné) forment un couple particulièrement crédible et une belle histoire d'amour. Avec ses dialogues piquants qui sonnent justes, le long métrage surprend et séduit assez souvent. Certaines phrases sont ainsi parfois sympathiquement un peu vulgaires et les jeux de mots s'enchaînent à un rythme ponctuel, comme dans la réalité. Le personnage du beau papa interprété par Claude Brasseur, un beau boeuf très gentil, est le meilleur exemple de cette sensation de vérité.

Entre ses mimiques de maladresse et ses airs ahuris, Kad constitue le plus bel élément comique du film. Le personnage qu'il joue est gentiment décalé et doté d'un caractère à l'innocence d'un enfant. En face, Elsa Zylberstein ne manque pas de charme, de pêche et de répondant. S'il expose les difficultés normales d'un couple après 5 ans de vie commune, le long métrage est aussi l'occasion d'apprendre le fonctionnement du dépôt d'une invention.

Dommage que la fin du film perde de son réalisme et tombe dans une trop grande gentillesse. La chute offre néanmoins un beau message simple : la vie est la plus belle des créations.

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