6/10

Incognito

Dubosc accroche les disques de diamant de Bénabar dans les toilettes. La comédie n'est pas trop osée, mais elle reste plaisante.

Après plusieurs années de vide musical, la chance sourit enfin à Luka (Bénabar) : il tombe sur un carnet bleu rempli de chansons écrites par son défunt meilleur ami. Les compositions deviennent rapidement des tubes incontournables et Luka est propulsé sur le devant de la scène médiatique... jusqu'au jour où l'ami en question, Thomas (Jocelyn Quivrin), revient en France après un isolement de dix ans en Inde. Et pour Luka, il devient hors de propos de révéler la vérité, et doit donc passer incognito dans les rues de Paris le temps du séjour de Thomas...

Comédie aux poils.
Comédie aux poils.
Pour conserver la tête froide, le très médiatique Luka (Bénabar) conserve auprès de lui le singulier Francis (Dubosc), un schéma que l'on retrouve au sein même de la conception du film : pour booster l'aspect comique du film, celui-ci ne pouvant reposer sur les frêles épaules du novice Bénabar, les auteurs lui ont adjoint les services de Franck Dubosc, humoriste reconnu et en pleine possession de sa popularité. Du coup, il en fait des tonnes, n'hésitant pas à se promener les fesses à l'air et à sortir les plus incroyables des répliques, le tout avec la bonne tête d'ahuri qu'il sait si bien nous servir. Si la salle explose de rire, il y a de bonnes chances que cela soit dû à Dubosc, même si sa présence va certainement en irriter certains tellement son personnage est un peu en marge de l'histoire et ne semble exister que dans un but purement commercial. Reconnaissons toutefois que Bénabar s'en sort avec les honneurs pour une première, même si son rôle est loin d'être difficile à assumer pour un artiste de sa carrure. En fin de compte, on sort de la séance sans avoir été emporté dans la spirale du rire, mais finalement content que le film ne soit pas raté, loin de là même. Bien sûr, il ne s'agit pas véritablement de fournir matière à réflexion ni même de révolutionner la comédie française, les évènements sont plus ou moins téléphonés et ne servent qu'à donner au film l'occasion de changer de décor et de situation pour espérer faire rire. Et c'est donc avec complaisance que nous accueillons une nouvelle scène de cuite à l'image des Ch'tis, pour le plaisir.

Une comédie plutôt enjouée, gagnant ses galons comiques grâce à la présence de Franck Dubosc, véritable petit foufou assez loin devant ses compagnons. Bénabar montre quelques talents de comédiens dans ce scénario assez simplet qui ne décolle jamais véritablement.

A découvrir

Star Trek

Partager cet article
A voir

Happy Sweden

A propos de l'auteur

1 commentaires

  • hiddenplace

    09/05/2009 à 20h35

    Répondre

    J'avoue, j'étais allée voir cette petite comédie, pas révolutionnaire pour un sou, pour une seule raison : la curiosité de voir le Bénabar (dont je suis fan^^) à l'oeuvre. [img]http://www.krinein.com/forum/images/smilies/bwehe.gif"%20border="0[/img] (et j'aime bien aussi Jocelyn Quivrin, d'ailleurs)


    Finalement, assez agréablement surprise par son jeu assez sobre (par moment légèrement surjoué mais le reste du temps, assez naturel), j'ai effectivement été un peu agacée par un Franck Dubosc qui en fait souvent des caisses. Le scénario ne casse pas des briques en effet, il y a quelques quiproquos sympathiques, mais ça reste de l'ordre du sourire. 


    Cela dit, ça reste une bonne petite comédie qui se laissera regarder par la majorité un dimanche soir en prime time à la téloche, et je me demande bien moi aussi ce que Les Ch'tis peuvent lui envier, tellement c'est un humour du même ordre... 

Participer à la discussion

Nous nous réservons le droit de ne pas publier les commentaires qui ne nous semblent pas appropriés (netiquette, loi, point godwin, imbécillité profonde, etc.). Et ne venez pas crier à la dictature !

Vous allez commenter en tant qu'invité-e :

Krinein cinéma, c'est l'actualité et les critiques de films qui sortent au cinéma, en dvd et en bluray .

Des grands classiques aux films d'actions hollywoodiens. Pas de tabous chez Krinein cinéma, hormis, peut-être, les films français qui sont trop souvent oubliés.

Rubriques