8.5/10

Inception

L'évènement de l'été 2010 tient ses promesses. Christopher Nolan confirme, s'il avait encore à le faire, sa très grande maîtrise technique et la richesse de son imagination.

Le film sort le 21 juillet, la campagne promotionnelle vient de débuter, et les premières critiques de la presse US tombent. Dès aujourd'hui, les critiques francophones vont commencer à pleuvoir ici et là, et la pression va monter autour d'Inception. Un tel mystère, un tel écho médiatique mènent très souvent à l'effet du pétard mouillé, ce qui ne semble pas être le cas ici si l'on en croit les premières impressions trouvées sur Internet. Vous attendiez Inception ? Ce qui suit va rendre le délai encore plus insoutenable.

Dom Cobb est passé maître dans l'art de l'extraction : il construit un rêve, y enferme l'esprit de sa proie, et s'y introduit pour dérober les secrets les mieux gardés. Si le procédé fonctionne bien dans ce sens, l'inverse est infiniment plus délicat. Et pourtant, Cobb accepte de réaliser une inception : implanter une idée dans l'esprit d'une personne. L'enjeu est crucial, la réussite lui permettrait de retourner aux Etats-Unis et retrouver sa famille...

Le scénario, plutôt complexe, est néanmoins construit de façon à ne pas laisser le spectateur échoué sur une plage : d'une part, le montage respecte la chronologie des évènements - à une entourloupe près -, ce qui facilite la compréhension générale de l'intrigue ; et d'autre part, il fait en sorte que chacun dispose des mêmes repères que les personnages du film. Par les yeux de la nouvelle architecte de l'équipe, la profane Ariadne (Ellen Page), Christopher Nolan nous explique la teneur de son univers, ses règles, ses limites, ses principes - une belle occasion de jouer avec les effets visuels pour capter l'attention du spectateur et lui faire retenir l'essentiel.
Cette bienveillance émanant du réalisateur est à complimenter, car se perdre dans les labyrinthes montés par l'équipe de Cobb serait plutôt facile avec un peu d'inattention. Et pourtant, même dans les derniers moments du film, très enchevêtrés, rien ne nous échappe - apparemment.
Le concept du rêve, tout le monde y a été confronté au moins une fois cinématographiquement parlant, et sous différentes formes. Nolan y cherche pourtant son renouveau, une manière de l'exploiter qui s'écarterait de ce qui a déjà été tout en n'oubliant pas d'être un film de divertissement de premier plan. Son approche se veut concrète : il explique le rêve, le rationalise, et cherche à l'exploiter au plus profond. Il en résulte un thriller d'une très grande efficacité, qui chamboule tout ce que l'on a connu dans le domaine, et cela en conservant néanmoins les codes génériques du genre. Au-delà du crime, il y a l'espoir d'un père, il y a une idéologie de défense économique, et il y a un défi technologique - tout, sauf l'indéfendable. De manière sous-jacente, au fur et à mesure que s'empilent les informations les plus diverses et que se révèle à nous le personnage de Cobb, se dessinent les prémisses d'un potentiel twist final que les plus alertes voudront trouver dès la première partie. Nolan arrivera-t-il à les mettre dans le mur ?

La grande couette de Inception, Leonardo DiCaprio la tire entièrement à lui. Son personnage est de loin le plus intéressant de tous, et pour cause, la totalité des autres verse dans le superficiel à la limite de l'étiquetage bovin : le patron, l'organisateur, le faussaire, l'architecte, etc. Nolan les rend sympathiques très rapidement mais ne cherche pas pour autant à en exploiter le potentiel. Leurs relations en sont réduites à leur plus simple expression, la professionnelle, celle où chacun sait ce qu'il a à faire et le fait. Apprécier l'un ou l'autre de ces personnages très secondaires revient à extrapoler le trait de personnalité unique qui semble caractériser chacun d'entre eux.
On peut par exemple amplement estimer le flegme de Joseph Gordon-Levitt et ses manières très classes, mais cela sera la seule chose à porter au crédit du personnage. La popularité et le talent des acteurs sont là pour faire le reste.
Leonardo DiCaprio joue Dom Cobb, et se place très rapidement comme le centre indéboulonnable du film. Toute l'histoire est ramenée à lui, même lorsque celle-ci implique des rêves extérieurs. A l'inverse du petit carré de terre offert aux autres protagonistes, celui de Cobb dispose d'un terrain très vaste où se côtoient ses espoirs, ses remords, ses regrets, déballés tout au long du film. L'existence même du personnage est étroitement liée à celui de Marion Cotillard, offrant au film les quelques aspérités d'un drame psychologique taillé pour le thriller technologique. Si le récit de Cobb semble manquer d'émotion brute, la manière dont Nolan le dispense se pare d'une efficacité poignante, parfois même franchement inquiétante, pour ne pas dire malsaine. Du pain béni pour l'acteur, qui traverse les rôles les plus divers avec toujours autant de facilité.

Christopher Nolan est un fervent défenseur de l'effet traditionnel, il ne s'en cache pas et l'affirme dans quasiment chacune de ses interviews. Il reconnaît néanmoins que plier en deux un quartier de Paris est un défi technique qui ne semble pas pouvoir exister de manière crédible sans les effets numériques, et il est difficile de ne pas être d'accord. Les quelques scènes réalisées grâce aux ordinateurs sont, certes, plutôt impressionnantes, mais c'est dans l'effet mécanique que Nolan retient toute notre attention. Il est étrange de fabriquer du rêve en utilisant des concepts entièrement concrets, mais c'est pourtant la direction que prend le réalisateur, et ses choix semblent tout à fait judicieux.
Il n'y a qu'à retenir la fameuse scène du couloir, dont la photo s'est répandue un peu partout, pour s'en convaincre. Le film collectionne les scènes les plus ambitieuses qui soient, se déplace aux quatre coins du globe, et fait enfler le nombre de zéros d'un budget qui, sans aller jusqu'aux délires financiers d'Avatar, a tout de la facture d'un blockbuster estival.
Car Inception, en dépit de sa matière grise, demeure un blockbuster estival, très généreux sur les scènes d'action. Sans chercher de véritable angle original, Nolan signe une réalisation soignée et d'une grande efficacité, n'oubliant à aucun instant ce qu'il est en train de faire. Son film n'est pas séparatiste, il est juste moins facile d'accès que ce qui se présente d'habitude pendant l'été. Sa nature de blockbuster le rend néanmoins attrayant pour tout le monde, il est aisé au spectateur moyen de s'asseoir dans la salle et de se laisser prendre par la main pendant 150 minutes, quitte à passer à côté de la moitié du film, se manger des longueurs, et chercher des réponses à la sortie. Ceux qui prendront la peine de s'agiter les neurones pendant la séance auront un double sujet de conversation, parleront avec facilité de la plasticité du film, et élaboreront des théories sur certains points plus obscurs de l'intrigue.

Il ne restera qu'à dire quelques mots sur la musique d'Hans Zimmer, au premier abord plutôt simpliste mais judicieusement collée au sujet malgré un surplus de basses à décoller des plombages, et le tableau sera complet. Inception est un film d'exception, et comme tout métrage de cette catégorie, on s'autorise à chercher la petite bête pour ne pas avoir à passer pour un fanatique. On déplorera alors le manque de consistance de certains personnages, et peut-être le manque d'enjeu à plus grande échelle. Deux remarques qui ne peuvent entacher la qualité du film, au regard de la somme de propos mélioratifs qu'il s'apprête à recevoir à travers le monde. Les frères Wachowski ont révolutionné le cinéma d'action, Christopher Nolan vient probablement de révolutionner le thriller technologique.


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28 commentaires

  • Guillaume

    18/07/2010 à 15h28

    Répondre

    Le film est en effet très réussi : complexe et pourtant très compréhensible, bien joué, prenant, ampli d'action sans pour autant être un film du genre.


    Devant les enchevêtrements et la thématique, on se met forcément à penser à Matrix. Mais le tout est plus fin, et moins tape à l'oeil : si les effets spéciaux ou les truquages sont omniprésents, il n'y a pas d'effets de manche tel le bullet time, qui bien que très réussi n'offrait pas davantage de consistance à l'ensemble.


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  • gyzmo

    21/07/2010 à 19h57

    Répondre

    Beau spectacle ! Nolan + DiCaprio font aussi bon ménage que dans un film de Scorsese.

  • Anonyme

    24/07/2010 à 00h50

    Répondre

    Rien de nouveau à l'ouest ! Film Existenz revisité. Un film qui repose sur le « sens irréel ».  Désolé pour les fans : un film réussi pour se prendre la tête et faire parler de lui (l’effet toupie)… Cherchez pas les tenants et aboutissants, y a que celui qui l'a réalisé qui saura répondre. Je pense que ce film reflète bien la perte des repères et le repli sur soi, reflet de notre société actuelle, non? Quel dénouement ?  Vraiment pas loin du cauchemar! Pour finir, je dirai : Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué... Attendons-nous donc prochainement, au box-office, à des films de folie !

  • nazonfly

    24/07/2010 à 21h51

    Répondre

    Un blockbuster avec un semblant d'histoire, c'est déjà pas si mal. On va s'en contenter, d'autant plus que certains plans sont visuellement très très très réussis (j'adore la ville en ruine par exemple). Bref c'est très prenant, assez intelligent sans être très original.

  • Anonyme

    26/07/2010 à 15h46

    Répondre

    Selon une des nombreuses théories expliquant le film -théorie que je me défend d'expliciter ici- l'aspect superficiel des autres personnages que celui joué par Di Caprio est absolument necessaire pour respecter le concept. Maintenant, ca reste une théorie. Ca ne serait pas la première fois que Nolan fait passer la narration avant les personnages...

  • gyzmo

    26/07/2010 à 16h36

    Répondre

    Mais vous l'avez trouvé compliquer ce film ? Oo


    Perso, je vois pas où est le problème de compréhension. En un seul visionnage, le propos et la conclusion est limpide. Ce n'est pas du niveau de Memento, tout de même...

  • Nicolas

    26/07/2010 à 17h09

    Répondre

    Pas compliqué, non, mais il y a plusieurs niveaux de lecture. On peut tout à fait le prendre au premier degré, normalement, mais on peut également extrapoler à partir des quelques petites incohérences du film et de la symbolique des noms de personnage. 

  • Guillaume

    26/07/2010 à 19h25

    Répondre

    Oui, je pense que le film est complexe, mais très compréhensible. Ce qui, à la réflexion pourrait laisser penser que, soit la médiation est bonne, soit finalement le film est simple


    Donc pour répondre à Gyzmo, non, je ne l'ai pas trouvé un seul instant compliqué et ça c'est assez fort, vu la thématique. Ou alors tous les autres réalisateurs qui surfent sur la vague de l'imaginaire, du rêve, d'un autre niveau de réalité, se donnent des airs ?


    D'un autre côté, il me semble avoir lu/vu que Nolan préférerait qu'on ne pige pas tout. Auquel cas il déçoit un peu...


    Memento est bien entendu plus compliqué, mais le montage n'aide pas

  • gyzmo

    26/07/2010 à 23h08

    Répondre

    Ouep. Ce qui corse l'affaire, je crois, c'est l'idée du


    rêve imbriqué dans un second rêve, puis imbriqué dans un troisième, imbriqué lui-même dans la dernière phase du subconscient de Dicaprio.


    Mais du point de vue de la mise en scène, Nolan fait preuve d'une maîtrise remarquable pour assembler ces différents plans. Sur ce point, le film est vraiment bien foutu. 


    Autrement, suis-je le seul à avoir trouvé de grosses similitudes entre cet Inception et Shutter Island ? Niveau à plusieurs lectures, psycho du héros principal (et de son background familial), final plus ou moins libre d'interprétation... J'aime bien Dicaprio, mais sur ce coup-là, il ne se renouvelle pas des masses, quand même (son perso de Shutter Island étant, pour moi, vachement plus intéressant).


     

  • Guillaume

    27/07/2010 à 00h42

    Répondre

    C'est vrai que ça fait fatalement penser à Shutter Island étant donné le "deux à la suite" ^^


    Mais je suis plus mesuré que toi sur Shutter Island, non pas que le personnage soit moins intéressant, mais parce que le film est moins réussi en termes de mise en scène. Il a un côté dérangeant, mais surtout kitch, maintenant que j'y repense quelques mois après... Et je n'aime pas trop le côté twist qui laisse penser que le réalisateur est plus intelligent que nous Tout ceci n'a rien à voir avec la prestation d'acteur, je te l'accorde !


    Ceci dit, pour en revenir à DiCaprio, nul doute qu'il doit être capable de jouer à peu près n'importe quel rôle. Peut-être pas Judge Dredd, mais sinon...

  • Anonyme

    29/07/2010 à 11h52

    Répondre

    ça fait surtout penser à "The Thirteenth Floor" (http://fr.wikipedia.org/wiki/Passé_virtuel) qui enchainait aussi très bien les univers imbriqués.A tel point qu'on ne peut s'empêcher de penser (comme Marion Cottillard) qu'il existe un niveau supplémentaire (personnages autres que Cobb moins détaillés, toupie qui ne tombe pas à la fin, ...) 

  • Lestat

    04/08/2010 à 21h07

    Répondre

    Et pourtant, tout était déjà dit dans le Journal de Mickey...


     http://cdn.videogum.com/files/2010/08/donald_duck_inception.jpg

  • Anonyme

    14/08/2010 à 21h21

    Répondre

    bonjour,


    au debut je n'ai rien compris, mais bien sur de film en image l'histoire s'est construite. mais!!! si on ne lit pas le synopsis avant il faut avoir fait un stage a math sup avant. et pourtant excusez moi mais j'ai quand meme bac + 5 . original, special , j'ai aime mais j'espere que mes reves neseront jamais comme les leurs. bonne nuit

  • Anonyme

    18/08/2010 à 11h49

    Répondre

    Un machin interminable, prétentieux, verbeux, alambiqué, ennuyeux comme la pluie.


    Cela ne vaut que pour le jeux de Di Caprio et des effets spéciaux époustouiflants. Pas assez pour faire digérer ce pesant bricolage.


     


     


     

  • sven

    28/08/2010 à 12h53

    Répondre

    Vu 2 fois, c'est dire si j'ai apprécié!


    Très intéressant et fichtrement bien foutu (même si parfois l'unité de lieu et de temps peut prêter à réfléchir... volontaire ou pas? [img]http://www.krinein.com/forum/images/smilies/pfeuh.gif"%20border="0[/img]), une BO qui en fout plein les esgourdes, des acteurs intéressants, sauf Marion Cotillard qui m'exaspère...

    Et une fin qui fait réfléchir, effectivement...


    Pas forcément complexe, mais un film intelligent, bien réalisé, visuellement impressionnant, et qui appelle à la réflexion, c'est  agréable!


    8/10 pour moi

  • Anonyme

    07/09/2010 à 15h52

    Répondre

    Il est trop bien

  • Anonyme

    13/12/2010 à 00h11

    Répondre

    "pesant bricolage"... c'est asssez bien trouvé pour décrire ce film.

  • el viking

    21/03/2013 à 00h25

    Répondre

    Enfin vu!

    Ben ouaih, pas mal du tout (malgré Marion Cotillard), étrangement, j'ai plus ou moins réussi à tout comprendre dès le premier visionnage, mais quand même, il y a deux-trois questions que je me pose...

    Sinon, pour moi c'est évident que la toupie ne s'arrête pas à la fin, pour ceux qui comprennent de quoi il s'agit!

  • Loïc Massaïa

    21/03/2013 à 09h52

    Répondre

    el viking a dit :
    Enfin vu!

    Ben ouaih, pas mal du tout (malgré Marion Cotillard), étrangement, j'ai plus ou moins réussi à tout comprendre dès le premier visionnage, mais quand même, il y a deux-trois questions que je me pose...

    Sinon, pour moi c'est évident que la toupie ne s'arrête pas à la fin, pour ceux qui comprennent de quoi il s'agit!


    tout à fait d'accord.
    ca n'aurait pas de sens qu'elle s'arrête

  • Hugo Ruher

    21/03/2013 à 10h25

    Répondre

    Alors pourquoi elle tangue?
    Dans le rêve elle tangue pas.
    Enfin dans tous les cas j'aime pas ce film!

  • el viking

    21/03/2013 à 11h57

    Répondre

    Flammes-and-co a dit :
    Alors pourquoi elle tangue?Dans le rêve elle tangue pas.

    Probablement parce que le réalisateur a voulu foutre le doute à tout le monde, c'est d'ailleurs pourquoi il coupe sans qu'on sache ce qu'elle fait à la fin. C'est ce genre de fin qui laisse le choix au spectateur de ce qui se passe. C'est peut-être pour ça que t'aime pas, d'ailleurs!

    Perso, j'aime bien ce genre de film qui permettent de se lancer dans des grandes théories et des grands débats pour le moins stériles!

    Sinon, pour moi, il s'agit clairement d'un rêve depuis le début, plusieurs "indices" semblent tendre en ce sens, comme les enfants qui vieillissent pas et restent (à peu de chose près) les mêmes; ou encore la course poursuite dans les rues de cette ville indienne dont le nom m'échappe, avec la ruelle étrangement étroite qui ressemblent par la même à un labyrinthe... D'ailleurs, s'il fallait argumenter là dessus, rappellons que la toupie n'est pas le totem de Cobbs, mais celui de sa femme, du coup, il n'a pas vraiment de légitimitée si on est dans un rêve.

  • Loïc Massaïa

    23/03/2013 à 23h42

    Répondre

    Flammes-and-co a dit :
    Alors pourquoi elle tangue?
    Dans le rêve elle tangue pas.
    Enfin dans tous les cas j'aime pas ce film!


    Bah elle tangue pas dans le rêve ? Pourtant pour tomber, il faut tanguer avant, non?
    Bref. Je ne l'ai vu qu'au ciné, la mémoire me fait peu être défaut. Mais pour moi c'est assez évident. Bien sur Nolan a voulu mettre le doute. Mais il ne faut pas oublier un chose : c'est un film sur les rêves. Et dans les rêves, les symboles sont capitaux pour le décryptage. Pour moi cette fin n'est pas a prendre de manière littérale. Il faut en voir juste le symbole. D'ailleurs cobb ne la regarde même pas tourner, il s'en fout, car celà n'a pas d'importance pour lui. L'important c'est pour le spectateur, il faut qu'il se pose la question pour chercher d'autres symbole, d'autres significations aux choses. Si elle n'avait pas tangué, on aurait comprit que tout cela n'est qu'un rêve, il n'y aurait aucun questionnement, on saurait que cobb est encore dans un rêve. Le spectateur aurait pu avoir envie de revoir le film pour comprendre son véritable sens, mais on serait alors resté dans le littéral, le palpable. Je le rapelle on parle ici de rêves, de symbolique, d'insondable. Il faut créer le trouble, non pas seulement pour créer le buzz, mais aussi pour respecter le concept. Ce tangage symbolise ce trouble dans lequel le spectateur doit se sentir pour appréhender que tout ce qu'il vient de voir n'est peut-être bien qu'un grand rêve, une grande illusion (nolan est LE spécialiste de la mise en abîme du cinéma comme art de l'illusion). Oui, pour moi toute cette histoire, ou presque, n'est que du flan, et cobb subit une Inception, donc dans tout ce qu'on a vu, il devient complexe de dicerner ce qui est vrai ou non. Quand on voit le film comme ça, il devient d'une richesse infinie. Et bien que je lui trouve des tas de défaut, je l'aime pour cette dimension là. N'oubliez pas les symboles, et questionnez vous sur le personnage d'Ariane, bien plus important qu'il n'y parait. Inexperiementée et pourtant aux dires de Miles meilleure que Cobb. Ariane qui construit des labyrinthes. Souvenez-vous de la mythologie grecque... Ce n'est n'est pas juste un clin d'œil...

  • Nicolas

    25/03/2013 à 10h33

    Répondre

    Votre discussion sur la fin d'Inception me fait dériver à un autre film de Nolan, où j'aurais préféré une fin de ce style : The dark Knight Rises.

    Grosso modo, pendant cette fin, Alfred s'assied à sa table italienne, il fixe sont regard vers la caméra, et sourit. Puis on voit Bruce et Sélina assis un peu plus loin. J'aurais largement préféré que le doute plane un peu, et que l'on voit uniquement Alfred sourire à la caméra, sans le plan sur Bruce et Sélina.

  • Loïc Massaïa

    25/03/2013 à 12h44

    Répondre

    Nicolas a dit :
    Votre discussion sur la fin d'Inception me fait dériver à un autre film de Nolan, où j'aurais préféré une fin de ce style : The dark Knight Rises.

    Grosso modo, pendant cette fin, Alfred s'assied à sa table italienne, il fixe sont regard vers la caméra, et sourit. Puis on voit Bruce et Sélina assis un peu plus loin. J'aurais largement préféré que le doute plane un peu, et que l'on voit uniquement Alfred sourire à la caméra, sans le plan sur Bruce et Sélina.


    je crois que pas grand monde dira le contraire à ce sujet...
    On peut toujours penser- meme si rien n'est sur- qu'il s'agit là d'un choix de producteur, destiné a suggérer l'idée qu'il y aura une suite à Rises. Ce que l'introction de Robin semblait corroborer... Mais Nolan et Bale ont dit qu'ils raccrochaient le bat costume. Donc bon.
    Reste a savoir si cette fin à ete faite avant qu'ils prennent cette decision....

  • Guillaume

    25/03/2013 à 12h50

    Répondre

    Ce ne sera pas la première fois que la suite d'un film sera reprise par un nouveau réalisateur
    Pas besoin de Bale, Robin devient Batman dans le comic, comme à la fin du film.

  • Loïc Massaïa

    25/03/2013 à 17h43

    Répondre

    Guillaume a dit :
    Ce ne sera pas la première fois que la suite d'un film sera reprise par un nouveau réalisateur
    Pas besoin de Bale, Robin devient Batman dans le comic, comme à la fin du film.

    Pour nolan, je me disais la même chose, mais je ne savais pas que robin devenait Batman... Donc effectivement, c'est tres certainement une volonté de la part des producteurs.

  • Guillaume

    25/03/2013 à 18h15

    Répondre

    Du coup c'est très premier degré comme fin quand on sait ça

  • Loïc Massaïa

    25/03/2013 à 20h53

    Répondre

    Guillaume a dit :
    Du coup c'est très premier degré comme fin quand on sait ça

    Ben ouais, mais c'est pas nouveau dans les films à licence...

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