6.5/10

Hyper tension

Jason goes to hell

Chev Chelios (Jason Statham), tueur à gages parmi les plus compétents, se réveille dans le gaz. Agressé pendant la nuit, il se retrouve chez lui, désorienté, désemparé, avec la cassette vidéo d'un tueur minable lui apprenant qu'on lui a injecté une substance qui le conduira à la mort dans l'heure qui vient. Chev n'a plus qu'une chose en tête : le retrouver et lui faire la peau. Et pour que son coeur tienne le coup, une seule solution : booster son adrénaline, par tous les moyens...


Hyper Tension
est un film-concept, un de ceux qui partent sur une idée un peu originale et articulent un scénario tout autour en espérant créer la surprise et marquer le spectateur. La plupart du temps, l'addition se révèle moyenne voire parfois médiocre, et nous pouvons conclure, après visionnage, qu'Hyper Tension ne déroge pas trop à la règle. "Pas trop", effectivement, puisque si le scénario pourrait aisément tenir sur une carte postale envoyée par un minipouce à un copain schtroumpf, la réalisation très branchée et le décalage constant des situations en font une bonne surprise qui se savoure presque jusqu'à la dernière minute. Dans son concept, Hyper Tension se permet tout, et Jason Statham paye de sa personne : pour rester en vie, il bastonne des gangs surexcités, provoque des courses poursuites destructrices à travers la ville, se shoote dès qu'il en a l'occasion, et court les rues en jurant qu'il aura la peau du fumier qui l'a empoisonné. Un délire complet, très axé sur l'exagération et sur l'humour, qui a le mérite de proposer un niveau d'action hyper élevé tout au long du film. Les temps morts sont rarissimes, et ne servent pour la plupart qu'à relancer la manivelle (= Crank, le titre VO du film) et amener notre Statham dans la plus improbable des situations. Derrière la caméra, deux novices signent la réalisation et le scénario de cet ovni explosif, cumulent les effets de styles et les petites trouvailles visuelles, ajoutant quelques degrés sur le thermomètre de folie qui était déjà bien haut.

Un film neuneu, sans scénario, mais qui fonctionne comme une succession d'électrochocs. Tout est bon pour relancer l'action, même les plus incroyables rebondissements. On en ressort lessivé, balancé entre la fascination et le rejet, mais néanmoins conscient d'avoir vu un concept qui ne plaira pas à tout le monde. Statham joue le jeu à fond, tout comme les deux réalisateurs qui s'autorisent tous les petits délires visuels pour faire de leur film un "à part".

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2 commentaires

  • juro

    05/04/2007 à 17h01

    Répondre

    Neuneu mais drôle par instants. la scène sur la marché de Chinatown m'a quand même fait rire. Après, cela reste relativement limité dans son genre à BANG ! OUILLE ! HELP !

  • Anonyme

    18/09/2008 à 14h53

    Répondre

    Niais, médiocre, crispant, consternant... En un mot, américain, dans tout le sens négatif que peut porter l'épithète. Jason
    Statham apparaît plus que jamais comme un crachat à la face de
    l'humanité, une pestilentielle et innommable souillure qui salit le
    véritable cinéma, qui participe de le dépossèder de son caractère noble
    et artistique, pour en faire une soupe indigeste de clichés et de lieux
    communs, dont, en termes de bassesse, le fond n'a d'égale que la forme.
    Quand un peuple qui se veut éduqué et esthète acclame de pareils
    guignols, on se dit que le moyen-âge n'est pas si loin qu'on l'aurait
    cru de prime abord. Du pain et des jeux, rien n'a changé...

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