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Hyper Noël

Pèpère Noël, Paper Noël, Ampère Noël, Isabelle Huppert Noël, ... (vous êtes content ?)

Chaque année, les bosseurs de chez Disney se mettent en quatre pour divertir petits et moins petits dans un grand rendez-vous animé au moment des fêtes de Noël. Ca, tout le monde est au courant. Mais, tout aussi régulièrement, la firme aux grandes oreilles se plaît à produire des films tout public, morale minimaliste et concept enfantin de rigueur, histoire de s'imposer comme la machine à rêve incontestée du divertissement. Généralement, ces produits gavés de magie de Noël peuvent se revoir quelques années plus tard sur TF1 un après-midi de réveillon, ce qui sera probablement le cas de Hyper-Noël, suite du non moins fringant Super-Noël. La question est posée : une suite, c'était vraiment indispensable ?

Depuis une dizaine d'années, Scott Calvin endosse chaque mois de décembre le costume du père Noël et s'envole distribuer ses cadeaux de par le monde. Un de ses fidèles elfes, Curtis, découvre cependant une clause liée au manteau qu'il porte : s'il ne se marie pas avant noël, il perdra sa place. Affolé, Scott retourne chez lui, bien décidé à trouver l'élue de son coeur, en laissant derrière lui un jouet-clone s'occuper de ses affaires...

En 1995, Tim Allen devenait en endossant le manteau rouge et blanc le nouveau père Noël. 2002, suite astucieuse, il doit se trouver une mère Noël, et cela en moins de 28 jours chrono. Sinon : dehors ! Pendant sa « quête », un clone censé donner le change sème la pagaille en voulant appliquer strictement le règlement : les enfants pas sages comme des images amidonnées ne recevront que du charbon. Gentillet, enfantin, mignonnet, les qualificatifs un peu niais sont nombreux, mais le divertissement pour enfants doit aussi en passer par là. Disons que pour résumer, un adulte normalement conditionné aura du mal tout seul à trouver un quelconque intérêt dans les péripéties absolument palpitantes de Scott à la recherche d'une belle femme acceptant de tout plaquer pour se peler sur la banquise. Sans compter que son fils Charlie (puisque Scott n'a pas toujours été papa Noël) trouve le moment assez chouette pour traverser une (petite) crise d'adolescence, le heurtant sans cesse à la (délicieuse) Carol Newman, la proviseur de l'école. En définitive, on a ce qu'on attend : une gentille petite histoire, aux jolis décors tout colorés, teintée de quelques effets spéciaux plutôt moyens, et scellée par une morale anorexique (« Il faut croire pour voir, et non pas voir pour croire ! »).

Les enfants ne trouveront rien à redire devant ce produit complètement emballé pour Noël, rigolo et agréable à regarder ; les adultes, eux, ne trouveront rien à redire non plus, pour peu qu'ils soient accompagnés de leurs enfants. Pour les autres, le morceau sera un peu plus dur à avaler, devant une platitude et une niaiserie rivalisant avec le titre français (un petit jeu de mot : Hy Père Noël).

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