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House of the Dead

Game Over (press start to try again)

House of the Dead est l'adaptation au cinéma du célèbre jeu-vidéo de la firme SEGA. Ce jeu nous proposait, à l'aide d'une grande quantité d'armes différentes, de tirer sur tous les zombies qui se présentaient devant nous. Le jeu de tuerie massive était très défoulant, parfois stressant et surprenant lorsqu'un zombie surgissait de nul part pour nous attaquer.
En 2003, des producteurs certainement séduits par le succès de l'adaptation du jeu-vidéo Resident Evil nous livrent donc House of the Dead.

Dès le début du film, le narrateur nous "gâche" la fin du film en nous disant qu'il est le seul survivant. Ainsi, tout le suspense, les tensions et la peur s'effacent en quelques petites minutes. Puis, on droit à une introduction de la bande de jeunes, qui, évidemment, va se faire tuer.
La suite ne nous surprend pas plus avec la présentation de "l'île des morts" (on pense à Zombie Flesh Eaters), avec des jeunes femmes sexy ou nues qui se font tuer (comme dans les bons vieux Vendredi 13), avec des zombies assez mal réussis et avec une maison qui va servir de refuge à nos héros (ce qui a un bon gros goût de La Nuit des Morts Vivants).
Mais House of the Dead est presque sauvé par un comique plus ou moins volontaire. On pense ainsi à la Rave SEGA (?!!!), à la scène où la blonde cruche se fait vomir dessus, aux images quasi-subliminales du jeu-vidéo pendant les combats et aux moments où les personnages centraux meurent (plus kitsch et foireux tu meurs), aux lumières dans la nuit à la X-Files et surtout à la trentaine de références à MatriX. En effet, Uwe Boll a indéniablement été très marqué par le film des frères Wachowski car il fait au moins vingt ralentis tournoyants autour de ses personnages (pour tenter de reproduire le "Bullet Time"), une dizaine de sauts ralentis et des combats chorégraphiés comme dans MatriX.
Pour toutes ces raisons, on ne peut s'empêcher de rire et donc de parfois apprécier le film.

Au final, House of the Dead est un film de zombie classique plein de références assumées (la trilogie de Romero est par exemple explicitement citée par un des protagonistes) qui malgré tout nous amuse de temps en temps avec la nullité ambiante de l'ensemble et une utilisation excessive de certains effets.
Le film de Uwe Boll aurait pu être réussi s'il n'avait pas tenté de nous faire peur et s'il avait plus mis l'accent sur l'aspect tuerie massive.

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2 commentaires

  • Anonyme

    21/10/2004 à 00h00

    Répondre

    je voulais juste dire que quand le realisateur fait des plans "à la matrix" comme vous dites, ca n'en ai pas ,en effet c une reference au jeu! ("house of the dead "). Car quand on perd, donc quand on meurt il y a cet effet (la camera qui tourne autour du hero). Je note que vous ne connaisez pas le jeu video, ce n'est pas grave mais ne pretendez pas le connaitre.(house of the dead un doom-like j'en ris encor)

  • Anonyme

    29/10/2008 à 01h03

    Répondre

    totalement d'accord


    sauf pour une chose


    sa nulité est tellement affligeante qu'a la fin ca n'amuse meme plus

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