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homme sans âge (L')

Francis Ford Coppola revient à la réalisation après 10 ans d'absence, pour un film élégant mais abscons.

Francis Ford Coppola n'est pas mort. Bien qu'on n'ait plus entendu parler du cinéaste de Apocalypse now et de la trilogie du Parrain depuis dix ans (hormis au poste de producteur), bien que son fils Roman et surtout sa fille Sofia aient repris le flambeau de la réalisation, Coppola père a encore des envies de cinéma. Qu'il assouvit comme ça lui chante, ainsi que vient le démontrer ce film étrangement difficile à appréhender.

Dominic Matei (Tim Roth), citoyen roumain de 70 ans, est frappé par la foudre en 1938 (ce n'était pas un Quickening). Il se voit alors rajeunir au point de paraître environ 35 ans, et ne semble pas destiné à vieillir à nouveau. Va-t-il se mettre en quête de ses semblables pour leur couper la tête ? Non, on vous a dit que ce n'était pas un Quickening, faites un effort... Lui, il va chercher à terminer son œuvre, un livre sur l'origine de la parole. Mais il n'est pas au bout de ses rencontres avec le surnaturel...


"Un doigt, deux doigts... Non, je recommence..."
L'histoire du rajeunissement subit est-elle un fantasme de quasi-septuagénaire ? Sans doute. On peut même trouver cet artifice un peu primaire face aux œuvres plus pragmatiques d'un Clint Eastwood (Space cowboys) ou d'un Stallone (Rocky Balboa). Mais il n'est pas question ici de chercher à savoir si la vieillesse est dans la tête ou dans le corps. D'ailleurs, il est délicat d'essayer de synthétiser le sujet du film en quelques mots. Il y est question d'amour, du temps et de la condition humaine... un cocktail ambitieux qui donne malheureusement parfois l'impression d'être un gloubiboulga sans direction précise. Le drame intimiste se mêle au fantastique façon X-men, le classicisme raffiné (le générique, nostalgique en diable) est entaché d'un ou deux effets trop "modernes" (là c'est du chipotage, qui vaut surtout pour la fin).

On ne peut pas nier pourtant que Coppola fasse preuve d'une maîtrise absolue dans la réalisation, jusque dans la répétition de gimmicks qu'on aurait pu facilement trouver lourdauds dans d'autres mains : l'image tête en bas, le dédoublement du personnage... A tout instant, le réalisateur sait maintenir l'intérêt du spectateur qui serait pourtant en droit de rester perplexe devant un scénario qui offre tant de degrés de lecture simultanés. Arrivé au bout des deux heures et quelques, on peut sortir de la salle en moulinant dans sa tête les différents sens probablement cachés dans le film, comme on peut simplement se satisfaire d'avoir goûté un film mystérieux qui offre à Tim Roth un espace d'expression bien plus intéressant que ses rôles de méchants unidimensionnels pour productions nazes (La planète des singes, D'Artagnan...).
En tous cas, FF semble reparti pour un tour puisqu'il prépare actuellement la réalisation de Retro, un drame avec Matt Dillon qui devrait sortir en 2009.

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2 commentaires

  • Anonyme

    19/11/2007 à 00h25

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    Je viens de
    passer 2 heure a lutter pour ne pas sortir de la salle en espérant un
    rebondissement dans cette histoire, et quelle déception quand j ai vu
    apparaitre le générique de fin. a part des jolie prise de vue sur les
    différents paysage Francis Ford Coppola nous emmène dans une histoire
    incompréhensible avec des scène et une atmosphère très David Lynch dans
    certains passages du film. a plusieurs reprises j ai cru que le film démarrait
    enfin et prenait un vrai sens vers un aboutissement logique et limpide pour le
    spectateur mais je n'ai vu aucun des appelles lancés ce concrétiser. le film
    démarre très lentement et fini encore plus lentement que ça. je suis très
    friand des films de David Lynch pour leur cotés énigmatique génial et je n'ai
    habituellement pas trop de difficulté a comprendre un film quel qu'il soit mais
    la je vous avoue que je n'ai rien compris si il y a un sens au film, a moins
    que je me fasse trop stupide et que le cinéma d aujourd'hui atteigne un sommet
    intellectuel qui me dépasse. la seul conclusion que je puisse apporter c est
    que j aurais du suivre les 2 personnes qui sont sorties de la salle après les
    10 premières minutes de torture que leur a affligé Francis Ford Coppola pour ma
    part j ai tenu les 2H05 du film. en bref quand j ai vu l affiche du film avec
    en grand en haut inscris le nouveau Francis Ford Coppola je m'attendais a un
    grand moment de cinéma mais je pense sens exagérer que cela a été un des pire
    de ma vie. l homme sans age, le film sans but

  • Anonyme

    19/11/2007 à 13h47

    Répondre

    Pareil que dimiloud, je me suis ennuié ferme au ciné et si je suis resté, c'est pour l'envie de dormir et la chaleur de la salle ... pour le reste le film est ultra-prétentieux (plusieurs lectures possibles, tu parles, aucune maitrise du scénario, plutôt). J'y allait en me disant qu'un Coppola ("FF" comme vous dites les parisiens) ne risque pas de me décevoir trop et je suis tombé de très haut. Tim Roth est soporifique, même les attitudes de son double sonnent bien mal ...


    Je suis ressorti de la salle en ayant l'étrange impression de m'être fait avoir ... vite un divx popcorn pour compenser l'arnaque ! 

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