2/10

homme du président (L') - Action Force

Chucking

En film, c'était déjà peu glorieux, en téléfilm, c'est pire. Le tandem terrible est de retour, à la production majoritairement (Chuck et Aaron), mais aussi devant (Chuck only) et derrière la caméra (Eric Norris, le propre fils de Chuck !) pour rappeler que le Karaté, si il ne peut pas encore trouver de solution au réchauffement de la planète (ce qui ne saurait tarder), peut sauver des vies ! Alors que la production de Walker Texas Ranger touche à sa fin (2000), Chuck est séduit par le scénario du producteur / scénariste Bob Gookin (lui-même scénariste sur certains épisodes de la série Walker), une histoire qui nous emmène au-delà de la notion de pouvoir, aux confins du secret d'état, au coeur même de l'action. Le voici dans la peau de Joshua McCord, « l'homme du président », pour notre grand plaisir !

« Quand ? »
« Immédiatement. »


En quelques minutes, le téléfilm nous rappelle la hiérarchie applicable dans tous les bons Chuck Norris, du plus balèze eu plus crétin :
1. Chuck. Il distribue des bourres pifs, élimine les menaces terroristes à coups de boule, envoie valser ses agresseurs d'un mouvement de poignet, place quelques blagues ici et là, puis rentre à la maison en parachute, le tout dans une expression monocorde. Il est l'homme du président, le type que l'on appelle dans les situations les plus désespérées, qui ne pose pas de question (enfin si, mais une seule : « Quand ? », ce qu'on s'empresse de lui répondre « Immédiatement » - Oui, dans les Chuck il y aussi du dialogue), et qui réussit à chaque fois, de surcroît.
2. Les Marines, représentés par la Delta Force. Ne sautez pas de joie, ils n'ont pas été formés par Chuck, mais ils sont tout de même diablement bons. Les missions un peu suicides ne leur font pas peur, et généralement, un seul de leurs gars sera saigné à la cuisse.
3. Ex aequo, les hommes des services secrets, les terroristes, et les supérieurs. Les premiers ne sont même pas capables de stopper trois ou quatre baltringues armés les attaquant de face, les seconds adorent se balader au large de leur campement pour se faire défoncer les oreilles par les premiers venus (Chuck, ou la Delta Force), et les derniers ne comprennent rien à rien.
D'ailleurs, l'injustice sera de mise : Dick Slater, gradé Delta Force (courbettes, courbettes), fait sauter une réserve de drogue en Colombie, évacue les civils, ramène tout ses hommes, et écope d'une peine de sept ans d'emprisonnement pour désobéissance à un supérieur. En état de légitime défense, il tue un détenu un peu trop caractériel à son goût, et ramasse trente piges supplémentaires. Mais Chuck flaire la relève, le type qui va en baver pour prendre sa place en tant qu'homme du président !

« C'est le service d'étage ! »


Rappelons que les méchants sont de vilains garçons (l'un d'eux n'hésite pas à torturer des civils avec des balles de golf, c'est pour vous dire le degré de violence du film), et que donc un « homme du président » devra toujours partir en laissant quelqu'un pour le remplacer. Normal que Dick accepte, lui qui rêvait d'aider la veuve, le veuf, l'orphelin, et d'utiliser un tas de gadgets haut de gamme à base de satellites super secrets et de téléphones portables explosifs (un nouveau type de plastic, qui nous dise). En plus, les voyages ne traînent pas : le transport et le largage se fait au moyen d'avions furtifs de première catégorie, F-117 si je ne m'abuse (merci Wikipédia). Bien sûr, disposer d'un véritable appareil serait un gouffre financier sans précédent pour les Norris, qui n'hésitent pas alors à utiliser d'ignobles stockshots granuleux en y insérant des incrustations d'une laideur repoussante. Sur le terrain, ce n'est pas beaucoup mieux : le scénario nous refait dix fois le coup du terroriste qui se fait démonter par Chuck / Dick en embuscade, joue le politiquement correct en évitant de montrer la moindre petite tâche de sang ou le moindre petit acte de violence que l'on pourrait s'attendre à des types voulant faire exploser des bombes nucléaires sur le territoire américain. Oh, je vous ai vu frémir, mais ne vous inquiétez, Chuck et Dick feront sauter tout le plutonium ! Quant à la réalisation, hé bien, c'est du téléfilm de base : ralentis mièvres, doublures peu ressemblantes, rythme à se fourrer les orteils dans une prise électrique, etc.

Du Chuck très conventionnel malheureusement, pas plus original qu'un épisode de Walker Texas Ranger, mais bon, cela reste un Chuck, hein. Alors, pour un Euro, ne vous privez pas, un jour votre collection vaudra de l'or (c'est tout du moins ce que je ne cesse de me répéter) !


P.S. : Merci à Loic d'avoir pensé à moi en passant devant un bac de DVD...

A découvrir

Je crois que je l'aime

Partager cet article
A voir

Wilderness

A propos de l'auteur

2 commentaires

  • Anonyme

    27/08/2007 à 13h38

    Répondre

    ''Chun norris'' a très bien joué le ''méchant qui se fait défoncer dans 1 des film de Bruce Lee de puis il n'a fait qu'enchainer les navets(c*est a dire des films de plus en plus pourris)......Pour les amareurs d'art martiaux, il fait partis de ''la stars académie''......Avis aux amateurs....

  • Anonyme

    15/10/2008 à 16h03

    Répondre

    y en franchement dès qui feraient mieux de se taire avant d'emettre des critiques de très mauvais gout au sujet d'un film si il est si fort que que ça pour critiquer, est il au moins capable de faire ce que fait cet acteur et d'acuerir sa notoriété, et être 7 fois champion du monde en karaté  jamais alors qu'il se taise et laisse la place au gens capables d'emettre une critique valable

Participer à la discussion

Nous nous réservons le droit de ne pas publier les commentaires qui ne nous semblent pas appropriés (netiquette, loi, point godwin, imbécillité profonde, etc.). Et ne venez pas crier à la dictature !

Vous allez commenter en tant qu'invité-e :

Krinein cinéma, c'est l'actualité et les critiques de films qui sortent au cinéma, en dvd et en bluray .

Des grands classiques aux films d'actions hollywoodiens. Pas de tabous chez Krinein cinéma, hormis, peut-être, les films français qui sont trop souvent oubliés.

Rubriques