History of Violence - Cronenberg

En tête d'affiche du dernier Cronenberg (Spider, eXistenZ, Crash, La mouche, Vidéodrome) : on retrouve Viggo Mortensen (Le Seigneur des Anneaux) en compagnie de Maria Bello, Ed Harris et William Hurt.

A history of Violence (en Compétition Officielle au Festival de Cannes 2005) est adapté de la BD de John Wagner et Vince Locke.

Tom McKenna est un père de famille à l'existence tranquille. Mais toute sa vie bascule le jour où il abat dans un réflexe de légitime défense son agresseur dans un restaurant. Il devient alors un personnage médiatique, dont l'existence est dorénavant connue du grand public...

Bande-annonce (Windows Media, Real Media)
Clip: "False Alarm"

Sortie : le 2 novembre 2005

A propos de l'auteur

23 commentaires

  • Lestat

    17/05/2005 à 17h19

    Répondre

    Mpf...ça ressemble plus à du Lynch qu'a du Cronenberg...

  • Daggy

    17/05/2005 à 17h35

    Répondre

    L'interview qu'il donne sur le site du festival tend effectivement à pencher du côté de Lynch
    On dirait que Cronenberg a mis de côté ses obsessions habituelles pour s'intéresser à des choses moins étranges. Ca peut être une bonne surprise.

    Sinon, quelqu'un connaît la BD qui a inspiré le film ?
    Wagner, l'un des deux auteurs, c'est pas le concepteur de Judge Dredd ?

  • Selena

    17/05/2005 à 17h37

    Répondre

    John Wagner est bien l'auteur de Judge Dredd et de certains épisodes de Batman.

    Quant à Cronenberg, il disait dans l'émission de Denisot (hier soir) que c'était un film grand public pour une fois.

    Dans Le Monde: "Ce qui m'intéressait c'est que cela parlait de choses importantes pour moi, comme l'identité et la réalité. Des choses finalement que l'on voyait déjà dans Spider. Par ailleurs, j'ai aimé la simplicité du récit, son côté américain épique. C'est comme un western de John Ford. C'est au départ le récit d'un homme qui protège sa famille. A partir de là, les possibilités sont infinies d'y mêler une réflexion sur l'identité et le fantasme. J'ai changé énormément de choses par rapport au scénario original."
    Par rapport à la sélection de son film à Cannes: "Je pensais que le film était trop classique, trop commercial pour être choisi. Mais on ne peut jamais savoir."

  • Lestat

    17/05/2005 à 17h41

    Répondre

    ça veut dire que nous n'aurons pas de tête qui explose, d'accouchement de bébés difformes et de fusion homme/mouche ?

  • Veterini

    17/05/2005 à 19h42

    Répondre

    Si c'était pas Cronenberg je dirais que ça ressemble a un mauvais thriller. Et le fait que ce soit plutôt un film de commande ne me rassure pas. Enfin on sait jamais .

  • Wax

    02/11/2005 à 17h48

    Répondre

    Je trouve ta critique un peu succinte, surtout pour un film bien plus complexe qu'il n'y parait au premier abord. Cronenberg épouse les clichés de l'american dream, évidemment pour mieux les faire voler en éclats. En résulte une mise en scène académique, mais que j'ai trouvée un peu impersonelle surtout venant de lui.

    Leur papa / mari adoré est-il vraiment ce quil prétend être ? Vérité, intox, la question nest pas là pour Cronenberg.


    Je trouve au contraire que c'est là toute la question! La violence est elle larvée en chacun de nous ou n'habite t-elle que quelques déséquilibrés? Plus encore: peut on se "guérir" de la violence, et si oui l'inverse est il vrai?
    La dualité du personnage de Mortensen est primordiale pour aborder ces questions. Un thème d'ailleurs cher à Cronenberg qui le resert assez souvent.

    Donc pour moi un film qui pose beaucoup de questions et par ses nombreux niveaux de lecture, laisse au spectateur une grande partie des réponses. Perso j'ai beaucoup aimé!

    Sinon, je ne crois que l'on dise "un nouvel héros", mais plutôt "un nouveau héros", et pis ya une tite faute de frappe dans le titre de la critique...

  • Danorah

    02/11/2005 à 17h55

    Répondre

    Wax a dit :
    Sinon, je ne crois que l'on dise "un nouvel héros", mais plutôt "un nouveau héros", et pis ya une tite faute de frappe dans le titre de la critique...


    Hé, laisse le temps à la correctrice de faire son boulot ! Ayé toutes les horreurs ont disparu ^^

  • Wax

    02/11/2005 à 18h24

    Répondre

    Woups! Skuze, Miss Correctrice!
    La prochaine fois j'attendrai un peu avant de raler!

  • Lestat

    05/11/2005 à 19h33

    Répondre

    Curieux. Peut être le Cronenberg qui ressemble le moins à un Cronenberg et de fait, un de ses plus abordables. Paradoxalement, c'est peut être pour ça que je l'ai tant apprécié. Les fans pur et dur du réalisateur et de son style froid, épuré et inquiétant -et gore- seront sans doute déçus de ce film assez feutré, rythmé -l'heure et demi passe toute seule- presque chaud. Je n'ai pas tellement retrouvé le cinéma de Cronenberg, celui qu'on apelle "le cinéma de la chair", sorti de deux scènes de sexes et des éclatements violents assez graphiqes. On reste loin de Frissons ou de Chromosome 3. Remarque purement accessoire, je n'ai rien contre l'évolution, au contraire.

    History of Violence m'a fait l'effet d'une sorte de série B solide. Une reflexion sur la violence, pourquoi pas, même si ça reste primaire. Un bon moment. Viggo Aragorn est impeccable, tout comme Maria Bello. Ed Harris, charimsatique et inquiétant à souhait.

  • Bzhnono

    06/11/2005 à 12h26

    Répondre

    Je l'ai vu hier.
    Je peux pas trop dire si ça m'a ou non fait penser à du Cronenberg puisque le seul film de Cronenberg que j'avais vu avant c'était Crash (et quelques images de La Mouche).

    Un Viggo Mortensen très à l'aise dans son rôle, Ed Harris est très bon (comme dans tous ses films), William Hurt m'a impressionné (la dernière prestation de lui que j'ai vu c'est Le Village). Le scénario est bon, quoique pas extrêmement inventif...Par contre quand on passe à la maîtrise de la caméra, là c'est tout autre chose.

    Dès le début le spectateur est mis au courant : Un plan séquence assez lent avec peu de mouvement, beaucoup de temps en plan fixe...puis l'instant d'après deux cadavres coups sur coups...on comprend bien qu'on est pas devant un film comme les autres.

    De plus, dans les mains d'un autre réalisateur, le film aurait été vraiment tout autre, et la réflexion sur le passé et la fçon d'y échapper ne serait surement pas aussi développé (vous imaginez si John Woo ou Paul Greengrass avait réalisé...ça aurait été complètement différent).

    Bref j'ai vraiment beaucoup apprécié le film, le jeux des différents acteurs, la maîtrise de la caméra, le deux ou trois petits passages légèrement sanglants et/ou gore. Un très bon film...surement l'un des seuls de Cronenberg que je vais apprécié vraiment (n'étant pas vraiment fan de films gores...je suis pas tombé sur le bon réalisateur là...)

  • Lestat

    06/11/2005 à 12h54

    Répondre

    En fait en y reflechissant, History of Violence me fait pas mal penser à du Cimino. Y'a un je-ne-sais-quoi du Canardeur.

  • iscarioth

    17/11/2005 à 14h31

    Répondre

    Je rejoins Zdenek sur sa notation et ses commentaires. J'avais déjà vu cinq films de Cronenberg avant d'aller voir AHOV. Je me suis endormis devant tous au bout de vingt minutes, à une seule exception près : the fly. Le cinéma de Cronenberg est à mon sens le plus chiant que je connaisse. Je ne suis donc pas étonné de voir que beaucoup placent ce film comme étant très différent de ce qu'a fait le réalisateur jusqu'à présent. J'ai été captivé par AHOV, du début à la fin. Dans sa réalisation et sa façon de capturer les sobres moments et gestes de la vie quotidienne, il m'a fait penser à l'excellent BROKEN FLOWERS de Jarmusch. Le final est fauleux, avec tout la symbolique de l'acceptation et du rejet des différents membres de la famille.


    Les remarques de Zdenek concernant le rapport à la BD m'ont bien donné envie d'aller acheter l'album... Faut voir le prix

  • sophi&

    17/11/2005 à 18h57

    Répondre

    Il s'agit purement et simplement d'un film magistral : une étude de l'homme dans ce qu'il a de bon et mauvais, son aptitude à se corriger et à "se régénérer". Au bout du compte, ce film n'est pas tellement différent des Cronenberg précédents, qui s'intéressaient davantage aux transformations de la chair. Celles ci conduisaient invariablement aux transformations de l'esprit.

    Là il s'attache à l'esprit et à son emprise sur le corps : la scène du début illustre parfaitement cela, lorsque Mortensen, conduit par ses instincts d'ancien voyou, tue ses agresseurs. Comme quoi la violence, même au prix du renoncement, ne s'efface jamais. Elle est cachée dans une petite parcelle de notre conscience et reste suffisante pour conduire nos actes à certain moment de notre vie....

    Il faut laccepter et faire avec. Ce que démontre parfaitement Cronenberg.

    Il faut peut être mettre en exergue une petite nouveauté dans luvre du cinéaste : le social. Le droit à une seconde chance. Là où « Spider » échoue dans sa quête de vérité et donc dans sa volonté de réinsertion dans le monde des sains desprit, Viggo réussit. Certes par des moyens délictueux et sans payer sa dette, mais il réussit.
    Ne pas oublier que David Cronenberg a remis une Palme dOr au film des frères Dardenne « Rosetta », film social sil en est (allez voir « lEnfant »sublime !!!).

    A noter enfin une interprétation remarquable de Viggo Mortensen. Quant à Maria Bello, elle se débrouille plutôt bien.

  • nirnaetharnoediad

    22/11/2005 à 19h12

    Répondre

    Suis-je la seule à ne pas avoir trouvé ça intéressant ? oO

  • iscarioth

    22/11/2005 à 19h15

    Répondre

    nirnaetharnoediad a dit :
    Suis-je la seule à ne pas avoir trouvé ça intéressant ? oO


    Es tu la seule à ne pas avoir expliqué pourquoi ?

  • nirnaetharnoediad

    22/11/2005 à 19h22

    Répondre

    Hmm. Propret et peu intéressant.
    A part quelques répliques "drôles", et un certain rythme, indéniable étant donné que je ne me suis pas endormie sans avoir dormi la nuit précédente, je n'ai pas compris ce qui soulevait les foules.
    Je n'ai pas trouvé là de "réflexion profonde sur la violence" (je reprends les propos que j'ai lus/entendus partout, sans pour autant viser personne, hein ^^) mais juste deux-trois idées pas franchement révolutionnaires.

    Ou peut-être que j'ai rien pigé.

  • kou4k

    04/04/2007 à 23h19

    Répondre

    Je viens juste de le visionner pour la première fois...

    J'ai trouvé le film très bon.
    A la fois complexe, par sa mise en scène, et les changement de ton brutaux, les personnages et leurs personnalités, et à la fois rempli de choses simples et anodines qui rendent justement ce film si humain.

    Chaque personnage, principal ou d'arrière plan, est ici très bien joué, rendant le tout crédible, dans les comportements et les actions.

    AHoV est un de ces films calmes, mais qui accrochent le spectateur à chaque seconde.
    Les temps morts et plans fixes posent une ambiance calme et naturelle, tantôt souillée par des intrusions de plus en plus vives et régulières de pure violence, qui caractérisent le retour de Joey.
    Par ailleurs, un parallèle très habile est fait entre la remontée du passé de Tom, et le harcèlement de son fils par son camarade.
    Tous deux devront règler leur problème respectif de la même façon.

    J'ai vraiment apprécié le film, intimiste et a des lieues des producions hollywoodiennes dopées aux amphétamines, et pourtant très bien rythmé et réalisé.

  • Hello

    21/05/2007 à 22h48

    Répondre

    Je viens de voir le film et je donne mon avis a chaud :
    Tout d'abord, l'histoire, même si ce n'est pas une histoire originale (tirée d'une BD), moi qui n'avait pas le cette derniere, j'ai été surpris (j'ai bien attendu avant de savoir si Tom était amnésique ou non...).
    Par contre, je trouve la fin franchement niaise, avec tout le monde qui pleure et tout ("ouais papa, t'es un assassin mais on t'aime bien quand même" ). Cela dit, j'ai passé un bon moment en compagnie de mon aragorn préféré et, au moins, pour un film qui raconte l'histoire d'un ancien mafieux, on tombe pas dans le film de kung-fu.
    Bref, un bon film quand même, je dirais 7 ou 8/10

  • hunt

    22/05/2007 à 18h23

    Répondre

    j'ai vu ce film hier soir sur canal (comme celui qui a remonté ce topic ?), et, comment dire....j'ai été décu par rapport à ce à quoi je m'attendais.

    Cronenberg. relativement peu calé en "grand cinoche", quand j'entends ce nom, je me dis qu'il vaut surement les fincher, afonorsky ou autres lynch qu'on nous vante tant sur les forums comme celui-ci. bon, en clair, je m'attendais à un truc de ouf', psychologique à souhait, un peu compliqué, tortueux, un putain de film quoi.

    et finalement, qu'y ais-je vu ? 1h35 (seulement ? c'est passé bien vite à mon gout) d'une exposition de clichés (volontaires ?):

    du bogoss-tète à claques en veste de jogging matryrisant le fils de stall (gentil, mais parfaitement caricatural, facon fils de famille dans beethoven ou autres téléfilms "familiaux" le tout sous le prétexte bidon que monsieur est arrogant et mauvais perdant (comme dans la catégorie de téléfilms sus-citée) à la famille unie et solidaire (c'est limite si sam, le shérif, n'est pas lui aussi rameuté autour du lit de la gosse au début du film avec le boulanger du coin, le maire, le prètre et ses ouailles) en passant par l'archétype du mafioso à l'attitude, à la demeure et aux répliques plus stéréotypées les unes que les autres (c'en est limite choquant), au mec mystérieux forcément balafré - donc mystérieux - sortant d'une sombre limousine et balancant sans avant-propos ni délicatesse aucune dans le verbe (le genre de dialogues que l'on peut attendre d'un réalisateur du type cronenberg, non ? ah bon...) la supposée réelle identité de stall. j'oubliais aussi les deux malfrats sacrifiés à la gloire de aragorn, juste bètes et méchants, n'arrachant pas la moindre compassion. de parfaits "loubards" pour film de super-héros en somme. non, la sur ce point, j'ai eu du mal à avaler la pilule, j'avoue.

    et puis j'attendais aussi autre chose d'un peu plus tortueux, compliqué au niveau du scénarii et d'un peu plus long sur la durée (comme dit avant, l'heure et demie passe sans qu'on s'en rende compte, ce qui normalement est bon signe pourtant). la fin est tombée comme ca, telle un cheveu sur la soupe, me laissant sur la mienne, de faim.

    bon, reste mortensen, plutôt convaincant dans son role, maria bello, véritable fantasme de "mbàb" à classer aux cotés de juliane moore dans mes gouts personnels, et des scènes de violence dignes de ce à quoi je m'attendais. reste à savoir si c'est suffisant, ou alors c'est moi qui me faisais toute une montagne du réalisateur (et qui aurait mieux fait de voir sa filmo avant ?)

  • hunt

    22/05/2007 à 18h37

    Répondre

    moi qui n'aime pas le café, va falloir que je m'y mette. et pas qu'un peu

  • Anonyme

    25/10/2007 à 02h23

    Répondre

    TOUT A FAIT DE l'AVIS DE SOPHIE : UN TRES GRAND FILM SOCIAL

  • Anonyme

    07/09/2008 à 12h53

    Répondre

    En tant que cinéphile qui est ouvert à toutes sortent de films, ( Hitchcock, Pasolini, Fellini, Kubrick, Tarantino, Woody Allen, Lelouch, Blier, Russel, Jodorowski, Arrabal... etc ) Cronenberg fait parti des grands du cinéma. J'adore son oeuvre. A history of violence est un film que j'ai regardé 50 fois et j'ai toujours été aussi emballé. Les acteurs, la mise en scène, tout est brillant. Et l'atmosphère oppressante qui y règne dans la maison du gangster de la fin. Noir, rouge, sombre un cinéaste qui nous épaterra toujours.

  • nazonfly

    13/08/2009 à 10h29

    Répondre

    Je vois que les avis sont partagés avec beaucoup plus du côté du "très grand film". Je pencherais pour un avis opposé à celui de iscarioth et franchement proche de celui de nirna.


    Tout d'abord je tiens à préciser que je l'ai vu en VF, ceci expliquant peut-être mon peu d'intérêt pour le film (mais je ne crois pas). Je ne ferai donc pas de remarques sur les acteurs qui m'ont tous semblés faux, c'est certainement dû à cette maudite VF!


    Par contre, je ne vois pas en quoi c'est une réflexion sur la violence. Enfin si je vois parfaitement, mais je ne vois pas en quoi elle est profonde. Au contraire, le film marche sur des plate-bandes déjà bien écrasées. Il y a sans doute plus de réflexion (et de volonté de choquer) dans une seule seconde de Vidéodrome que dans A history of violence.


    Finalement ce qu'on retient du film, ce que je retiens, c'est une première demi-heure assez intéressante où on se demande si Tom est vraiment le tueur de la mafia, et une scène de sexe dans l'escalier marquante et choquante. Et c'est tout. Un gros bof donc.


     

Participer à la discussion

Nous nous réservons le droit de ne pas publier les commentaires qui ne nous semblent pas appropriés (netiquette, loi, point godwin, imbécillité profonde, etc.). Et ne venez pas crier à la dictature !

Vous allez commenter en tant qu'invité-e :

Krinein cinéma, c'est l'actualité et les critiques de films qui sortent au cinéma, en dvd et en bluray .

Des grands classiques aux films d'actions hollywoodiens. Pas de tabous chez Krinein cinéma, hormis, peut-être, les films français qui sont trop souvent oubliés.

Rubriques