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Hidalgo

Inspiré de faits réels, Hidalgo retrace la fameuse chevauchée de Franck T. Hopkins, une sommité du 19ème siècle parmi les cavaliers de l'ouest, sur les 5.000 km de « L'océan de feu », la célèbre course arabe. Et une bonne occasion pour Viggo Mortensen, surmédiatisé pour son rôle d'Aragorn, de se détacher un peu des hobbits pour exercer plus librement sa profession d'acteur. « Et je vois dans vos yeux, la même peur qui pourrait saisir mon coe... »

Hidalgo et son cavalier Franck T. Hopkins (Viggo Mortensen) sont réputés pour être les grands champions des courses d'endurance de l'ouest. Une véritable insulte au prodigieux pur-sang du Cheikh Riyadh (Omar Sharif), qui invite le cow-boy et son mustang à une course de 5.000 km dans le désert, un véritable parcours de survie à la réputation meurtrière...

Enfonçons les portes ouvertes, Aragorn est sur l'affiche et il lui faudra certainement un certain temps pour se décoller de l'image du descendant de Nùmenor. Et en cow-boy, c'est déjà beaucoup moins la classe. « Baaaaah », me direz-vous, « le véritable héros est le cheval, l'homme ne sera ici qu'un simple outil dans ce monument dédié à la nature sauvage et indomptée.» Bien sûr, à l'image de Seabiscuit, Hidalgo fait partie de ce peloton de chevaux extraordinaires qui, même les nasaux en sang et un kilo de muscles en moins, peuvent assumer le sprint sans craindre le moindre petit canasson, qu'il soit pur-sang ou descendant d'une lignée d'étalon ancestraux/divins réputée imbattable. Mais, avant toute autre chose, Hidalgo est un cheval de course d'ENDURANCE. Et il va donc participer à une course d'ENDURANCE dans le désert, 5.000 km de sable et de sauterelles. Il y aura bien une chevauchée brides abattues au commencent et au finish, pour l'esbroufe, mais calme plat entre les deux points. Alors il a fallu meubler. La fille du Cheik se fait enlever, de la gruge, des coups bas, des pillards, et de la philosophie de bas niveau issue d'un croisement entre Danse avec les Loups et Le Dernier Samouraï. Même la tempête de sable de la bande-annonce, déjà peu attrayante, n'est qu'une anecdote tout juste bonne à justifier le département effets spéciaux du film. La course, étalée sur deux heures, passe néanmoins sans trop grosses longueurs grâce à un soin particulier donné à la réalisation et à la photographie, une mise en valeur bienvenue des magnifiques paysages arides que fouleront Hidalgo et son cow-boy de Viggo.

Le marathon des chevaux dans un pays où le soleil ne pardonne pas, mené par le roi du Gondor qui se révèle nettement moins inspiré par l'aventure chevaline que par la grande épopée fantaisiste de Peter Jackson. L'ensemble se laisse voir, bien que très loin du côté spectaculaire qu'on aurait souhaité lui insuffler, et encore plus éloigné de la course trépidante qu'elle aurait pu devenir.

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