5/10

Happy Feet 2 : gla gla

Au royaume des manchots empereurs, la vie s'écoule paisiblement. Mais Erik, le rejeton de Mumble et Gloria, n'arrive pas à danser. Se sentant rejeté, le petit manchot décide de faire une fugue avec deux de ses amis. Sur leur chemin, ils vont rencontrer le fabuleux Sven, un pingouin volant à la langue bien pendue, qui devient l'idole d'Erik. Mumble se sent impuissant face à l'apparente superbe de Sven, mais il rencontre très vite un nouveau problème beaucoup plus préoccupant : la glace a cerné la tribu des manchots empereurs, qui ne peuvent plus ni sortir ni s'alimenter…


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Même s'il fut loin de faire l'unanimité, il faut reconnaître certaines qualités au premier Happy Feet, notamment sur le plan de la technique. Un deuxième opus, on va dire pourquoi pas, mais encore faut-il avoir quelque à dire, à raconter. Et dès les premières minutes, malgré un numéro musical d'une fort belle conception, le bât blesse : il semblerait que le film soit voué à suivre les premiers pas d'Erik, le rejeton de Mumble et Gloria, dans un monde qui ne l'accepte pas, ou presque. On se retrouve grosso modo avec la trame du premier épisode, même le scénario dévie rapidement vers un n'importe quoi sans grand enjeu. Mumble semble avoir du mal à communiquer avec son fils, un insupportable piaf se fait passer pour un pingouin volant, une crevette décide de devenir le maillon fort de la chaîne alimentaire, et le peuple des manchots empereurs se retrouve bloqué par le mouvement des plaques glaciaires. Ces péripéties, pas très inventives, sont rythmées en outre par quelque numéro musicaux qui oscillent entre le mauvais (l'air d'opéra) et le spectaculaire (le final, Under Pressure), tout comme dans le premier épisode – à ceci près que l'on manque de sourire franchement lorsque les quelques secondes du début de Dragostea Din Tei retentissent. On demeure toutefois dans une haute sphère technologique, impressionnante de travail, de minutie et de gigantisme. Et cette petite crevette au ciboulot pas très arrangé, au-delà de l'humour relatif qu'elle apporte au film, est une occasion certaine pour le réalisateur de multiplier les changements d'échelle et d'élever d'un cran de qualité son spectacle. Ce n'est pas suffisant, mais c'est déjà ça : on ne passe pas un mauvais moment.

Un film numérique d'une très belle plasticité s'appuyant sur un concept qui avait déjà eu du mal à convaincre la première fois. Le résultat n'est pas trop désagréable, mais les choix musicaux et le scénario un peu fourre-tout (le message écolo est présent mais très faible) sont loin d'en faire un indispensable.


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