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Le Goût de la vie : pas si mauvaise table

Un trio d'acteurs mignon tout plein, voilà quelque chose qui annonçait une bonne comédie romantique ! Dommage, dès le début, le drame s'empare du scénario et confère un peu de tristesse à une œuvre qui aurait pu rester sur le terrain de l'humour et de l'amour.

A noter : le film est le remake d'une production allemande de 2001, Chère Martha.

Kate adore la cuisine, elle en parle d'ailleurs longuement avec son psychologue. Toute sa vie est construite autour de la cuisine, à commencer par son travail : elle est le chef cuistot d'un restaurant renommé de Manhattan, le « 22 Bleecker ». Tout bascule le jour où sa sœur décède dans un accident, laissant la petite Zoé, neuf ans, orpheline. Kate l'accueille chez elle, et la nouvelle venue bouleverse les habitudes très strictes de la cuisinière. C'est dans cette période pas facile que l'exubérant Nick rejoint les cuisines du 22 Bleecker…



DR.
Dans le premier quart d'heure, la peur s'installe. On s'attendait à une comédie romantique avec de la nourriture, genre « tous les séparent ou presque, bin ils vont s'aimer quand même parce qu'ils cuisinent ! », et pourtant, on nous assène un drame dès le début du film. La petite Abigail Breslin devient donc orpheline et se retrouve attachée aux jupons de sa tante Catherine Zeta-Jones, qui évidemment n'avait pas l'intention de devenir maman avant… voyons… on va dire quinze ou vingt ans. La gamine verse la larmichette, l'adulte se retrouve désemparée face à la vie de famille, et tout le monde déprime une bonne vingtaine de minutes. Malgré une volonté évidente du réalisateur de nous faire pleurer, nous restons de marbre. Les violons et les visages tristes, ça nous connaît, et ça ne suscite pas forcément de l'émotion. Et puis, avec le recul, pourquoi avoir mis des accents de drame, alors qu'il y avait quantité d'autres façons de fourrer une petite fille dans les pattes de la chef cuistot ! Un mauvais choix déjà présent dans l'original de 2001, et qui a du mal ensuite à se faire oublier.
Puis arrive Aaron Eckhart, avec ses pantalons incroyables et ses spaghettis bolognaises. Hop, on change de file, et nous faisons route vers la comédie romantique moyenne où les deux adultes vont lentement s'apprivoiser et s'apprécier. Le côté « romantique » est ici davantage considéré, développé autour de l'art culinaire et de bonnes bouffes, tandis que le côté « comédie » reste très discret. Qu'importe, nous profitons d'un joli couple qui va connaître les habituels déboires du genre cinématographique, et terminer leur course précisément là où on les attendait.

Rien de plus, rien de moins, Le Goût de la vie n'a aucune chance de pouvoir se démarquer mais demeure une sympathique comédie romantique qui aurait davantage gagné à ne pas verser dans le drame.


DR.

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