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Garden State

A la mort de sa mère, Andrew Largeman (Zach Braff) retourne dans sa ville natale pour assister aux funérailles...

A 3000 miles de Los Angeles où il mène une difficile carrière d'acteur, Andrew revient dans son New Jersey natal neuf ans après l'avoir quitté. L'enterrement terminé, le jeune homme de 24 ans retrouve ses amis d'enfance qui ont chacun fait leurs chemins. Certains s'en sont bien sortis, avec de la chance et de l'investissement, et d'autres vivent tout juste décemment de petits boulots sans avenir.

Passée une demi-heure de retrouvailles amicales fortes en anecdotes représentatives d'une jeunesse américaine sans illusions échappant à la monotonie du quotidien avec les soirées, le sexe et la drogue, le film entre dans son aspect le plus intense: la relation entre Andrew et Sam (Natalie Portman), une jeune femme particulièrement belle.
Dès la première scène entre les deux personnages, une formidable alchimie émotionnelle et mystérieuse voit le jour. La curiosité liée à la découverte de l'autre va rejoindre quelques réflexions et un complexe jeu de mensonge-vérité à la fois amusant et étrange. Le tout accompagné par une réalisation minutieuse teintée d'artifices visuels (tels les accelérations, les ralentis...) et par une musique indé du meilleur acabit, avec des artistes tels que Coldplay, Simon & Garfunkel, Nick Drake, Zero 7, Iron And Wine, The Shins ou encore Frou Frou, la justesse, le rêve et la poésie vont apparaître. L'amour va grandir, naturellement, tendrement, pour s'imposer comme une évidence essentielle et durable.
Sans oublier des pensées sociologiques avec la relation père-fils entre Andrew et son père Gideon Largeman (Ian Holm) ainsi que les problèmes familiaux de plusieurs protagonistes, le deuxième film écrit, joué et réalisé par Zach Braff nous emporte dans quatre jours de liberté où l'insouciance de l'enfance regagne une belle place.

Garden State est une oeuvre cinématographique dont la force réside dans l'atmosphère nostalgique qu'elle crée. Les images et les scènes qu'elle nous propose sont remplies de subtilité touchante d'où naît un avenir plein d'espoir.
Le public ne s'y est d'ailleurs pas trompé car le film a empoché 10 fois son coût: soit 26 millions de dollars de recette pour 2.5 millions de budget, réalisant ainsi la meilleure performance de 2004 pour une production indépendante aux Etats-Unis.

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8 commentaires

  • Anonyme

    21/04/2005 à 13h49

    Répondre

    C'est quoi [b]Garden State?
    C'est tout simplement le premier petit chef d'oeuvre de Zach Braff.



    Non seulement il joue dedans, mais c'est lui qui a écrit et réalisé ce film. Il m'avait énormément fait rire dans la série Scrubs[/b], maintenant c'est clair, ce petit gars a du génie... et pas qu'un peu!

    Bande annonce ici:
    http://www.apple.com/trailers/fox_searc ... den_state/

    Site officiel la:
    http://www2.foxsearchlight.com/gardenstate/

    Mais ça raconte quoi Garden State? Tout d'abord, le garden state c'est le New Jersey (tous les états on des surnoms comme ça).
    Donc, le personnage joué par Zach Braff, retourne chez lui dans le new jersey après 9 ans d'absence car sa mère vient de mourir. La, il va y retrouver des amis qu'il a depuis longtemps perdu de vue et va tant bien que mal essayer de remettre sa vie en ordre. En effet, ce dernier à vecu ses 26 premières années dans un état léthargique. Je ne vais pas dévoiler plus du scénario, à vous d'aller découvrir cette petite merveille!

    Sinon, que dire de plus à propos de ce film. Natalie Portman y est spectaculaire! Elle vole carrément la vedette à Zach Braff avec cette aisance incroyable qui transpire le naturel. Incroyable, moi qui n'avait jusqu'a présent jamais été conquit par cette actrice, elle m'a complétement charmé dans ce film.

    Les images de ce film sont très belles et très drôle. Un peu dans le genre "Amélie Poulain" mais en plus cynique ce qui les rend d'autant plus appréciables. Elles sont empreintes d'une certaine nostalgie, d'une certaine fraicheur, avec beaucoup de verdure, un temps humide...

    La musique est aussi excellente! On y trouve du Coldplay, Simon & Gafunkel... Ces chansons contribuent parfaitement à créer cette douce atmosphère du film. Une sorte de Nostalgie qui vous retourne complétement. Ne manquez pas d'écouter "Let Go" de Frou Frou, "In the waiting line" de Zero 7 et "Such great heights" de Iron and Wine.

    Voilà, allez le voir, vous ne serez pas déçu!

  • Anonyme

    25/04/2005 à 19h37

    Répondre

    j'ai bien aimé également ce film. nathalie portman joue vraiment bien, elle est d'ailleurs adorable. sinon, la réalisation est nickel, pas trop tape à l'oeil (quoique, les ralentis parfois n'étaient pas nécessaires ms bon, ça allait), je n'ai pas vraiment fait attention à la bo, elle ne m'a pas marqué plus que cela.
    en tout cas, bon scénar tout en subtilité, il n'y a guère que la fin qui est un peu trop conventionnelle.

  • hiddenplace

    13/05/2005 à 00h12

    Répondre

    Rholàlà, il me fallait vraiment un film comme ça en ce moment, un film pour répendre mes larmes et me défouler, un film qui me rende aussi heureuse et de façon intelligente...

    Peu de films m'avaient fait autant de bien (enfin ce petit bien qui réconforte et imprègne vraiment à la sortie de la salle) mis à part peut-être Buffalo 66... D'alleurs ça m'y fait assez penser, même si le personnage de Vincent Gallo n'est pas trop proche de celui de Zach Braff, je ne sais pas pourquoi, mais ces deux types m'ont touché de la même façon.

    Bon bref, il y a plein d'éléments qui font de ce film une oeuvre décalée, à la fois très légère et pourtant profonde dans son traitement. Le jeu de Natalie Porman est en effet très émouvant, et fait aisément oublier [i]Star Wars, et son dernier rôle en date, dans Closer...
    Quant à Zach Braff... Je ne le connaissais pas, mais je l'aimeeeuh. Il incarne dans ce film (j'ose imaginer que c'est un chouia autobiographique, car écrit et réalisé par lui) avec une classe toute innocente l'introspection et l'authenticité du post adolescent qui essaie de grandir mais refuse de se dévoiler. Je ne sais pas pourquoi, mais je le trouve très humain, autant que Sam, le personnage de Natalie Portman; et c'est vraiment ce qui fait la différence, car n'oublions pas qu'il s'agit tout de même de ce qu'on qualifie de comédie romantique...

    Un film qui fera partie de mes archives, sans aucune hésitation, entre Buffalo 66 et Lost in translation[/i]. Et puis je suis vraiment contente d'avoir vu ce film ces jours-ci, j'en avais vraiment besoin.

  • Aliak

    14/05/2005 à 17h00

    Répondre

    laïre a dit :
    elle est d'ailleurs adorable. sinon, la réalisation est nickel, pas trop tape à l'oeil (quoique, les ralentis parfois n'étaient pas nécessaires ms bon, ça allait)


    Qu'est-ce qui te fais dire ça ? Argumente s'il te plait. Je suis en pleine période "mais pourquoi ai-je l'impression que tout le monde critique si facilement un film sur une simple impression", alors si tu pouvais m'éclaircir, ça serait génial. Comment as-tu pu voir que les ralentis n'étaient pas nécessaires ??

    Sinon pour le film, l'ambiance ne m'a pas autant transporté, c'est dommage, j'en aurai eut besoin en ce moment, c'est d'ailleurs surement pour ça. Je n'aurai pas du aller au cinéma, j'aurai du attendre quelques jours.

  • hiddenplace

    15/05/2005 à 19h05

    Répondre

    C'est bizarre, je ne me souviens pas trop de ces fameux ralentis...

    Sinon, Aliak, Laïre ne critiquait pas ce film, tu vois bien qu'il l'a apprécié... je pense qu'il signifiait que le film touchait au but par sa réalisation simple mais appliquée, qu'il n'avait pas besoin d'effets.

    Cela dit, ça me revient, si l'on parle de la fameuse soirée avec les copains, je pense au contraire que c'est plutôt approprié d'y mettre quelques scènes au ralenti car elles montrent l'état d'esprit de Largeman au moment où il a avalé une grande quantité de substances illicites... il y a ce petit côté psychédélique et mélancolique, je trouve ça plutôt intéressant.

  • Aliak

    15/05/2005 à 22h42

    Répondre

    hiddenplace a dit :

    Sinon, Aliak, Laïre ne critiquait pas ce film, tu vois bien qu'il l'a apprécié... je pense qu'il signifiait que le film touchait au but par sa réalisation simple mais appliquée, qu'il n'avait pas besoin d'effets.


    Coincé dans mon jugement, je n'avais pas cherché plus loin. Les gens paraissent si objectif alors qu'il devrait souvent être plus subjectif.

    Je ne me souviens que d'un ralenti :
    Au tout début, avec tout le monde qui crie dans l'avion.

  • Anonyme

    16/05/2005 à 18h34

    Répondre

    bon, ça fait un mois que j'ai vu le film, mes souvenirs commencent à s'évaporer.
    alors il y a un ralenti qui m'a paru inutile:
    zach, son pote et nathalie parcourent les couloirs de l'hotel ds lequel son pote livre une bouteille de gaz à un des employés de l'hotel... là je n'ai pas bien compris car zach est sevré, il ne plane plus à 3000 donc ...?
    sinon, pr les autres scènes ralenties ou accélérées, tout à fait d'accord avec hidden place. mais je trouve la mise en scène très bien, très efficace et assez sobre sf pr ce petit truc. après, je ne saurai dire exactement prquoi j'aime la mise en scène. enfin si, je pourrais mais ce n'est pas évident.

  • Kassad

    18/10/2005 à 08h51

    Répondre

    Bon ok le film est pas mal mais de là à parler de chef_d'oeuvre je n'irai pas jusqu'à ce point.

    Tout d'abord, et à l'inverse de Vincent je trouve que c'est surtout avant que l'histoire d'amour ne débute que le film est intéressant. L'humour assez fin et non verbal des premières scènes m'a vraiment beaucou plu (les diplomes chez le médecin, sa première exta mélangée avec ses médocs qui le laisse complètement déchiré/immobile, le chevalier du réveil...). Une certaine poésie surréaliste à la Hal Hartley serais je tenté de dire de manière snobinarde.

    Ensuite avec N. Portman je trouve que le film descent d'un cran. Principalement par ce que c'est vraiment "too much", ils se répondent du tac au tac des mots d'esprits brillants et en fait tout est trop facile, trop lisse. Ok ça fait du bien de temps en temps de ne pas voir les choses trop en noir mais là je trouve que le virage vers le côté bluette (et non le côté obscure) est trop prononcé.

    Malgré tout un vrai bon moment je répète, mais pour un moi un film assez léger qui laisse dans ma mémoire une empreinte similaire à celle qu'ont put y faire "trust me" et "albert souffre". Maintenant on verra si dans dix ans (d'ailleurs l'acteur principal ressemble un peu à Bruel je trouve) je m'en souviens encore...

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