3.5/10

From Paris with Love

Travolta fout les pieds à Paris, et casse du méchant. Encore une grande production de la célèbre maison de Luc Besson, qui n'en finit pas de dépenser de l'argent à la gloire de la stupidité cinématographique.

Luc Besson ne produit pas n'importe quoi. Enfin, si, mais dans des registres très particuliers, souvent particulièrement crétins d'ailleurs. From Paris With Love, hé bien, c'est une production Besson tout ce qu'il y a de plus classique. C'est à dire, appartenant au registre "particulièrement crétin". Qui l'eut cru ?

Mais où est Charlie ?
Mais où est Charlie ?
James Reese (Jonathan Rhys-Meyers), assistant de l'ambassadeur des Etats-Unis à Paris, aspire à devenir agent secret. Malgré ses évidentes qualités intellectuelles, ses supérieurs refusent coup après coup de lui octroyer sa promotion, et préfère le cantonner à des jobs moins risqués. Après d'innombrables missions "d'espionnage", avec un petit e, sans grand intérêt donc, l'occasion se présente enfin : il devient le partenaire de Charlie Wax (John Travolta) le temps d'une mission dont il ignore tout. Très vite, l'évidence se présente à lui : la mission ne sera pas de tout repos, et les méthodes de ce Wax seront loin d'être tendres...

Le premier est un petit espion méthodique et cérébral, le second un gros bourrin aux méthodes expéditives. Crions-le haut et fort : BUDDY MOVIE ! Ca faisait  longtemps. Le genre n'a pas pris une ride, mais n'a pas gagné en nouveauté non plus. A la moulinette à dollars Besson, cela donne proprement n'importe quoi. Mais n'importe quoi. Il n'y a même pas de réelle évolution de personnage, Reese se contentant de subir les frasques de son équipier qui, de toute façon, a toujours raison et gagne toujours à la fin. Wax provoque les fusillades sans ralentir une seule seconde, multiplie les cadavres et arrose tout le monde avec son pistolet sans nous demander notre avis. Bah Ici.
Bah Ici.
On ne comprend même pas vraiment le scénario, la caméra passe de dealers chinois à des terroristes pakistanais en nous oubliant en route - à moins qu'une balle perdue de Wax nous ait touché au cerveau ? Passerait encore si le film ne nous assénait pas un ou deux twists d'une stupidité quasiment sans égale, avec cette pointe d'exagération que j'aime utiliser lorsque je me sens pris pour un débile. Pourtant, en sortant de la salle, il est possible que l'on y réfléchisse à deux fois avant de clamer que le film était mauvais au point d'en avaler le bac à popcorn en carton. Sérieusement, juste quelques minutes pour essayer de démêler la pelote de fils et voir si cela tenait debout. Avec le recul, bien évidemment, tout s'effondre, ne restera qu'un John Travolta assez content de tabasser du méchant, ce qui peut éventuellement en intéresser quelques uns. Peut-être ?

Besson continue à investir dans la capitale française. Après Jet Li (Le Baiser Mortel du Dragon), Jason Statham (Le Transporteur), et Liam Neeson (Taken), c'est au tour de Travolta et Rhys-Meyers de poser pied dans Paris et d'y dessouder du vilain. Carrément à côté de la plaque et totalement crétin, cela va sans dire, mais en tant que nanar, le film peut se laisser voir.

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