7.5/10

Fréquence interdite

Pourquoi elle est interdite, la fréquence ? Hein ? La force des adaptations françaises reste souvent étrange, sans fondement, comme pour ce Frequency qui s'affuble en VF d'un beau qualificatif qui le ferait presque passer pour un film d'espionnage.

Après s'être fait larguer par sa copine, John Sullivan (Jim Caviezel) déterre une vieille malle ayant appartenu à son père, Frank Sullivan (Dennis Quaid), pompier mort dans l'exercice de ses fonctions en 1969. Dans cette antiquité, il retrouve une ancienne radio que Franck utilisait régulièrement. En la mettant en marche, John va entrer en contact inexplicablement avec père 30 ans plus tôt...

Frequence Interdite amène une chouette idée sur le thème des paradoxes temporels : un moyen de converser à des époques différentes, ici par le biais d'une radio. Bien sûr, si John va vite utiliser ce moyen pour reconstituer sa famille, il va vite amener des catastrophes, ce qui fera place à une intrigue policière à deux vitesses : dans le présent et dans le passé. Et le plus étonnant est que l'enquête tient la route, si on oublie la facilité dans les paradoxes temporels et les quelques invraisemblances (en dehors du fait qu'ils conversent à 30 ans d'intervalle, bien sûr). Une fois le film vraiment démarré, plus moyen de s'en descotcher, malgré les deux bonnes heures sur lequel il s'étale. Les principaux reproches concernent d'une part l'enquête policière, bien menée, mais relativement simple et ne sortant pas énormément des sentiers battus. D'autre part, si les deux époques se mélangent dans la première heure, la seconde penche nettement plus dans le passé et sur le personnage de Dennis Quaid. Et malgré toute la bonne volonté et la maîtrise apportée, on flaire facilement les rebondissements, et le Happy End qui rajoute une couche sur l'aspect émotion.

Frequence Interdite part d'une idée plus qu'intéressante, c'est à dire dérouler une intrigue policière à deux époques différentes en parallèle, mais perd un peu de ses ambitions dans une seconde partie très axée sur les tribulations du père, mettant à jour les aspects conventionnels de l'enquête. Des défauts qui ne plombent pas le film, suffisamment réussi pour attirer notre intérêt jusqu'au Happy End.

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2 commentaires

  • hiddenplace

    28/04/2004 à 00h00

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    "Fréquence interdite", où comment occuper un lundi soir oisif avec une soirée sur M6...
    Bon, franchement, je ne m'attendais pas à voir un film aussi efficace, d'ailleurs je ne me souviens même pas d'en avoir entendu parler à sa sortie au cinéma. Mais l'idée est assez bien menée, même si elle a été traitée des dizaines de fois par d'autres (notamment dans l'Effet papillon tout récemment).

    Ca faisait longtemps en effet que je n'avais pas été pendue à ma télé, de peur de rater la moindre miette significative. Tout n'est pas complètement prévisible comme la fin, et je trouve que la plupart du temps on joue bien avec nos nerfs. Seul reproche: on n'échappe pas (outre la trame principale et la fin) à un schéma famial type bien américain: un papa, une maman, un fifils bien gentils dans un jolie banlieue résidentielle, seul le destin les séparera blabla. Mais sans doute était-ce nécessaire pour que les quelques méandres tordues de l'histoire soient pertinents...

    Je mets donc une bonne note pour la bonne surprise et la maitrise de l'atmosphère (haletante).

  • Anonyme

    03/07/2007 à 22h44

    Répondre

    Ce film c'est de la bombe!!!! et la b.o de Garth Brooks à la fin c'est monstueux!!!!!

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