9/10

Forrest Gump

Belle histoire qui nous emporte avec sa plume loin des préjugés et des lieux communs d'une réalité historique avec la féérie des plus beaux contes.

Forrest est un jeune homme simple au QI tout juste insuffisant. Il vit seul à Mobile avec sa mère dans une grande maison reconvertie en chambre d'hôtes. Rejeté d'un peu partout pour sa différence assez flagrante et ses oreilles décollées, il deviendra tour à tour et grâce à sa façon de prendre la vie, sportif de haut niveau, héros de guerre ou PDG d'une entreprise de crevettes. La seule idée fixe du jeune garçon devenant homme sera l'amour de sa vie : Jenny, la seule personne à ne jamais l'avoir rejeté. C'est grâce à sa fabuleuse odyssée qu'il la retrouvera au fur et à mesure des 40 ans que suit la narration. Cela nous permettra de porter un regard lointain sur les mutations d'une société à la ligne historique accélérée.

Robert Zemeckis est connu pour ses incursions dans le domaine de la comédie fantastique telle sa mémorable trilogie Retour vers le futur. Il est aussi connu pour être ingénieux et raconter de belles histoires avec sa caméra et c'est ainsi qu'il signe ce très joli film plein de poésie et d'humour. Il le prouve une fois de plus dans cette adaptation d'un livre éponyme écrit par Winston Groom. Ce dernier raconte la vie d'un homme simple d'esprit à la première personne. Le réalisateur part du même concept initial et fait de son personnage principal le narrateur de son histoire. Prenant le recul avec une caméra qui ne s'avérera finalement pas si intimiste que ca, cela lui permet d'alterner entre la vision du monde et celle du personnage, donnant un décalage humoristique a chaque situation.

Le film est avant tout un conte moderne. Il commence d'ailleurs par la descente d'une plume sur un monde de couleurs, un voyage qui débute à Savannah pour se dérouler en amnésie pendant un peu plus de deux heures, au cœur d'une Amérique en pleine évolution suivi de près par ce chevalier qu'est notre héros au cœur pur. Les quarante ans que parcourt l'histoire nous permettent de survoler les changements majeurs dans le monde et aux États-Unis telle une fresque historique. Le psychédélisme des 70's suit donc la période rock. Les drogues changent mais les utilisateurs restent les mêmes. Peu à peu, les vétérans prennent de la place sur les territoires et c'est déjà les années 80 et les débuts du monde Corporate. Que ce soit en marchant ou en courant, Forrest traversera le temps en nous racontant la vie, celle qui colle si bien à la sienne, les deux se recoupant si souvent que la limite entre le ciel et la terre disparait au milieu des lacs ou dans le fin fond des déserts au lever du soleil.

L'aspect non engagé choquera probablement quelques puristes qui supposeront du film qu'il a choisi la facilité de parler de l'histoire sans y apporter d'avis pertinent. Fort est de reconnaitre que cette notion est un parti pris par le réalisateur qui prend effectivement le raccourci pour nous raconter une histoire simplifiée sur fond d'amour eternel. Il est vrai que l'évocation des thèmes difficiles n'est qu'effleurée et suggérée comme lors de l'évocation du Sida. Cela permet toutefois de démontrer avec subtilité les mécanismes de la société et leur complexité avec une désinvolture toute particulière, se permettant de s'attarder sur une histoire individuelle forte et juxtaposée. Cela prouve aussi la rapidité de l'histoire américaine et sa capacité à bâcler la phase d'implication de sa population tout en évoluant sans cesse. On reconnait donc au global une critique subtile sur la vie en Amérique qui passe par le biais de l'humour plus que par la virulence. Et la musique de cette contestation s'intègre à la musicalité de la fresque sans que l'on s'en rende compte.

Tom Hanks porte ici ce personnage avec un talent exquis, lui permettant toutes les nuances d'un profil qui en offre pourtant peu au départ. Son phrasé et sa posture sont loin de le faire passer pour un abruti mais donnent plutôt de la poésie à l'enfant qui se cache ou fond de son alter égo symbolique, cet enfant emprisonné dans un corps d'adulte. La peur, l'incompréhension et les douleurs qui en découlent se lisent avec sincérité et amertume sur un visage transparent et plein d'émotions.

De magnifiques personnages secondaires s'ajoutent peu à peu à l'histoire et développent l'univers de Forest en lui apportant les traits de personnalité qu'il ne peut pas avoir. Ils détaillent ainsi les différentes facettes d'une société multiculturelle qui s'en prévaut. Gary Sinise est tout particulièrement fabuleux dans les différentes évolutions de son personnage au cours du récit. Il donne à réfléchir à ce que peut être l'humanité dans un rôle et donne une leçon magistrale de son talent d'acteur.

Une caméra assidue et bosseuse nous délivre sans effort des plans d'une très grande beauté. Cette quasi perfection visuelle s'obtient par un grand travail préalable sur la réflexion des plans et ensorcelles le film d'une magie toute particulière. Cet ensorcellement est secondé par une musique composée par un Alan Silvestri fabuleux et lyrique. Elle est accompagnée de morceaux d'une grande variété représentative de la multitude des influences sonores des périodes évoquées. On pourra reprocher toutefois une légère tendance a la facilité dans le choix des artistes, car bien que très représentative d'une époque California Dreamin des Mamas and Papas est un peu un cliché surexploité du cinéma contemporain. Le travail de fourmi nécessaire à un tel film a du être colossal pour acquérir cette maturité. Un bon point supplémentaire sera décerné pour les scènes de reconstitution télévisuelle ou on réintègre Tom Hanks en train de serrer la main de Kennedy par exemple.

Rajoutez à cela une fidèle adaptation de l'esprit du livre et vous avez le mélange à Oscar que l'on connait. Il est donc primordial de voir ce film. Au pire des cas vous trouverez cela sympathique et entrainent et ferez probablement à la suite de jolis rêves sur le pouvoir de l'être humain lorsqu'il ne réfléchit pas. Il s'agit probablement d'une idée a contre courant du bon sens d'ailleurs. Mais le bon sens ne sert à rien quand on marche avec le cœur. Une plume pour écrire, une pour s'envoler et regarder le monde tel qu'il vous est raconté.

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42 commentaires

  • Otis

    06/02/2007 à 14h06

    Répondre

    Pertinent Gallu', comme d'hab. J'aime bien l'analyse sur le fond que, il est vrai, je n'avais pas réellement saisi. Ton approche peut être contestable mais elle décortique des élements bien choisis. Quelque part, au loin, "tout est possible" me rappelle quelqu'un ; Cours Forest !

  • Anonyme

    06/02/2007 à 16h10

    Répondre

    Oui, je sais pas si il y a pas un peu d'ironie dans ce film, faut quand même se souvenir que Forrest est un peu attardé et quand on voit ce qu'il vit, on peut se dire que vivre autant de choses en étant attardé, c'est comme qui dirait plutôt contrasté par apport au patriotisme américain.

    Je vois plus cela comme un "histoire des états unis pour les nuls" vu que personne n'est mis en avant, il n'y a pas de gagnant.

  • gyzmo

    06/02/2007 à 16h51

    Répondre

    Je pense également qu'il est préférable de lire le fond de ce film au second degré. L'approche documentaire farfelu me plaît bien (il y a quelques petites erreurs - volontaires ou pas - dans l'agencement de certains évènements historiques, il me semble). J'avais trouvé cela très drôle de montrer que les grands moments qui ont construit une partie de l'Histoire des USA, vu par Zemeckis, avaient été en fait influencées par un bonhomme qui semble débarqué d'une autre planète et derrière lequel il n'y a aucun désir de conquête ou de manipulation, pas la moindre trace de créativité réfléchie ou de méchanceté. Du coup, dans Forrest Gump, l'image véhiculée des Etats-Unis (et ses fondements) est particulièrement grinçante et détournée à merveille, comme si Zemeckis voulait nous dire que finalement, ce pays s'est fait un Nom grâce à un déficient mental et émotionnel, sorte d'extra-terrestre venu sur Terre sans autre but que de servir de source d'inspiration aux hommes.

    Bref ! C'est grandiose d'impertinence

  • prince24

    06/02/2007 à 19h01

    Répondre

    On croirait lire Télérama, en voyant cette critique.
    Ceci dit, les membres de ce forum ton répondu brillament.
    Bravo à eux.

  • Choubide

    06/02/2007 à 19h18

    Répondre

    Ta critique est bien étayée.

    Personellement, ça fait longtemps que je l'ai vu. J'étais toute môme à l'époque. Donc je n'ai pas le souvenir du même niveau de lecture que toi. Tout film a normalement au moins deux niveaux de lecture. C'est le cas de Forrest Gump, qui pour moi reste un beau film sur la différence.

    Donc comme dit Archi:

    Mais voir une belle grimace sur Forrest Gump : Vade Retro Gallu

  • iscarioth

    06/02/2007 à 19h58

    Répondre

    prince24 a dit :
    On croirait lire Télérama, en voyant cette critique.
    Ceci dit, les membres de ce forum ton répondu brillament.
    Bravo à eux.


    Bienvenue prince24. Belle entrée en matière

    Si tu veux te présenter, c'est par là : http://www.krinein.com/forum/les-membre ... -vf40.html

  • kou4k

    06/02/2007 à 21h14

    Répondre

    Je serais plus de l'avis de Gyzmo ET DE KRISSS, QUI A ETE LE PREMIER A FAIRE RESSORTIR CETTE IDEE (pauvre kriss, il reste dans l'ombre et ne récupère aucune gratitude...).
    Par la réussite de forrest, l'implication de celui-ci dans tous les évènements majeurs de cette époque, et par sa réussite, absurde et illogique, je vois un résumé épique de cette période, mais aussi une critique légère de ce qui fait toute la grandeur de l'amérique.

    Le message est ambigu, mais la vision auréolée et patriotique ne me parrait pas être le but de ce film.

    Robert Zemeckis aime son pays, et on peut le voir à travers plusieurs de ses films, comme, par exemple, retour vers le futur qui s'attarde sur le passé et les périodes qui ont marqué l'histoire de l'amérique.
    Mais je pense, plus que son idéologie et son gouvernement, que le réalisateur apprécie son histoire et aime à y voir une alternative.
    Dans cette optique, je verrais Forrest Gump comme une alternative décalée visant à décrédibiliser le pays au profit d'un handicapé léger.

  • Anonyme

    06/02/2007 à 21h32

    Répondre

    Moi ce que je dis tout le monde s'en fout comme d'hab !!!

  • weirdkorn

    06/02/2007 à 22h46

    Répondre

    Effectivement, analyse intéressante mais je trouve justement le film approche le sujet d'une façon décalée et qu'on ne peut y voir en aucune façon moralisateur patriotique. Bref, un très grand film. Et t'aurais pu commencer par la forme avant le fond pour ta critique parce que comme les autres, Forrest Gump avec un , c'est quand même pas révélateur de son niveau.

  • iscarioth

    06/02/2007 à 23h41

    Répondre

    Zdenek a dit :
    On croirait lire Télérama, en voyant cette critique.



    C'est bas ça. T'aurais pu dire "Positif".

    Moque toi, on t'a fait la remarque plus souvent qu'à moi ^^

    Quoique... Je te rattrape ces derniers temps

  • kou4k

    06/02/2007 à 23h47

    Répondre

    Moi ce que je dis tout le monde s'en fout comme d'hab !!!


    Beuh nan, t'es même à la base de ma réponse et de celle de Gyzmo je pense...
    Oublié de te citer...

    Je vais éditer ^^

  • Anonyme

    07/02/2007 à 15h41

    Répondre

    Non non c'est bon, je dirai plus rien !!!



  • Otis

    07/02/2007 à 19h01

    Répondre

    C'est quoi le style télérama messieurs ?

  • raidenjeff

    08/02/2007 à 02h41

    Répondre

    Disons que les critiques du magazine Telerama sont souvent contestées par les cinéphiles, si bien que la comparaison en est devenu une insulte.

    Si par exemple Telerama écrit qu'un film est un navet, c'est que c'est un chef d'oeuvre...

  • Anonyme

    08/02/2007 à 11h33

    Répondre

    ça arrive souvent oui mais bon ...

  • gyzmo

    08/02/2007 à 12h13

    Répondre

    Faut également se méfier de ceux qui se disent "cinéphiles".
    Souvent, ils pètent plus haut que leur derrière et finissent toujours par avoir des goûts à caguer dans la vigne

  • Anonyme

    08/02/2007 à 13h05

    Répondre

    gyzmo a dit :
    Faut également se méfier de ceux qui se disent "cinéphiles".
    Souvent, ils pètent plus haut que leur derrière et finissent toujours par avoir des goûts à caguer dans la vigne



    En ce moment je consulte le site chronic art, c'est l'exemple type de que j'aime pas en terme de "on est entretien l'éllitisme" c'est vraiment gonflant, on a l'impression de lire la critique d'un frustré.

  • Otis

    08/02/2007 à 13h22

    Répondre

    C'est bien connu : les critiques sont comme les eunuques : ils savent faire mais ne peuvent pas et pour reprendre Truffaut : "C'est très dur d'être critique, parce que peu sont très bons"

  • Choubide

    08/02/2007 à 13h36

    Répondre

    Moi je ne lis pas trop leurs critiques cinéma, mais leurs critiques télé sont souvent drôles et impertinantes. C'est rafraîchissant d'avoir un journal qui ne joue pas les béni-oui-oui.
    Et plus que voir si Télérama aime ou n'aime pas un film, il faut voir leurs arguments. Donc pour en revenir à la critique de Forrest Gump, ça fait bizarre de voir cette icône , mais Gallu explique bien son point de vue.

    Allez Peace and Love

  • Anonyme

    08/02/2007 à 16h17

    Répondre

    Pffff GALLU il comprend rien, si FOrrest avait été en prison, il aurait mit un

  • raidenjeff

    08/02/2007 à 18h12

    Répondre

    En ce moment je consulte le site chronic art, c'est l'exemple type de que j'aime pas en terme de "on est entretien l'éllitisme" c'est vraiment gonflant, on a l'impression de lire la critique d'un frustré.


    Exactement, je constate ça depuis longtemps sur de nombreux sites. C'est le genre de critiques qui m'exaspère.

  • hiddenplace

    08/02/2007 à 19h21

    Répondre

    Ben moi ça m'arrive quand même souvent d'être d'accord avec [i]Télérama rubrique ciné , vous croyez que c'est grave?
    Quelques exemples qui me viennent en tête: Azur et Asmar, Marie-Antoinette, Je vais bien ne t'en fais pas ou plus récemment Little children.

    Mais c'est pas pour ça que s'ils disent qu'un film que j'avais au préalable envie de voir est pourri, que ça me réfreinera pour autant d'aller le voir. Faut savoir prendre du recul par rapport à la presse (et même par rapport à Kri tiens^^), tout reste subjectif. Par contre c'est vrai que si j'y pense et que je connais déjà des écrits du critique, ça m'arrive de m'y référer quand même un peu, en m'en rapprochant ou m'en écartant. Parceque bon, Télérama (comme Kri encore une fois), même s'il y a la fameuse ligne éditoriale, c'est un ensemble de rédacteurs, avec des avis parfois sensiblement différents (d'ailleurs j'aime bien leur concept "un avis totalement négatif en parallèle avec un avis totalement positif". Ils font ça parfois, et ça amène quand même une vision un peu moins unilatérale.)

    Et puis dans le genre élitiste, j'ai vu parfois bien pire, ne serait-ce que les Inrocks, que personnellement je lisais plus pour la musique que pour le ciné.

    edit: et je m'en fiche, d'ailleurs, que Télérama[/i] soit contesté par les cinéphiles, je n'en suis personnellement pas une^^

  • huytens

    09/02/2007 à 08h34

    Répondre

    Je suis très étonné de cette critique. Les Français ont une réputation, pas totalement fausse, d'être anti-américain, bien que l'auteur disent le contraire, j'ai cette impression qui transparait de cette critique.

    Forest Gump m'a plus semblé être une fable ironique sur les Etats Unis. Qui semble se confirmer par certains passages. L'exemple type est la scène où Forest et Jenny se jetent dans les bras l'un de l'autre devant le Capitole. Cette scène réelle est un peu une icone du mouvement "Flower Power". Zemeckis transforme cette scène en une simple retrouvaille entre un militaire simplet et une fille paumée. L'ironie de cette scène est énorme, ce qui fut le symbole d'une génération est sujet à humour. Zemeckis à rarement montré un Américanisme puritain, au contraire il se pose plus souvent en réalisateur ironique.

    Je pense qu'il ne faille pas faire une lecture telle du film, où alors il faut pousser plus loin, beaucoup plus loin, ce qui fait ressortir beaucoup d'ironie.

    Mais je pense que de faire "parler" un film est tout simplement, je m'excuse des termes, idiots ou prétentieux. Dans le sens où il est facile de faire dire beaucoup de chose à un film, et surtout de lui faire dire ce qu'on veux. Attention je ne parle pas des films clairements engagés, mais des films de divertissements.

    Exemple.

    Saviez-vous que Pretty Woman est une apologie du Communisme et un pied de nez au Mccarthisme. Nous sommes juste après la guerre froide, et Gary Marshall, d'origine Italienne et ayant grandit à New-York met à l'oeuvre son esprit contestataire pour faire un film grand publique faisant l'apologie du Communisme. Le cadre même du film est une image concrête. Julia Roberts n'a que peu d'argent et Richard Geer lui vit dans l'opulence. Tous deux atteignent le bonheur quand Richard Geer partage ses biens avec Julia Roberts. La re-répartition des richesses est un des critères de base du Communisme, le paralèlle est clair.


    C'est bien dommage que la lecture du fond altere cette critique qui est, en dehors de ça, très agréable.

  • Anonyme

    09/02/2007 à 11h35

    Répondre

    hiddenplace a dit :

    Et puis dans le genre élitiste, j'ai vu parfois bien pire, ne serait-ce que les Inrocks, que personnellement je lisais plus pour la musique que pour le ciné.



    Je n'aime pas ce mag, je dis pas qu'ils sont mauvais, j'ai juste pas la même sensibilité que eux, et quand je lit leur critique, j'ai l'impression de lire un "t'as pas apprécié c'est que tu n'as rien compris" ou un si t'as aime c'est que t'as pas difficile", du coup je bloque à leur avis en me disant que si ils aiment pas j'aimerai.

  • Choubide

    09/02/2007 à 11h41

    Répondre

    Moi c'est avec Les Cahiers du Cinéma que j'ai du mal. Alors je ne sais pas si ils sont élitistes ou si le public visé est un public de pro, mais j'ai du mal à finir leurs articles en forme de gros pavés.

  • KaSuGayZ

    10/02/2007 à 12h11

    Répondre

    Et voilà quand on commence à séparer la forme et le fond on en arrive à dire n'importe quoi. Dommage Gallu tu pensais avoir trouvé une faille dans la matrice mais tu t'es planté.

  • KaSuGayZ

    10/02/2007 à 12h14

    Répondre

    huytens a dit :


    Exemple.

    Saviez-vous que Pretty Woman est une apologie du Communisme et un pied de nez au Mccarthisme. Nous sommes juste après la guerre froide, et Gary Marshall, d'origine Italienne et ayant grandit à New-York met à l'oeuvre son esprit contestataire pour faire un film grand publique faisant l'apologie du Communisme. Le cadre même du film est une image concrête. Julia Roberts n'a que peu d'argent et Richard Geer lui vit dans l'opulence. Tous deux atteignent le bonheur quand Richard Geer partage ses biens avec Julia Roberts. La re-répartition des richesses est un des critères de base du Communisme, le paralèlle est clair.


  • iscarioth

    10/02/2007 à 14h42

    Répondre

    KaSuGayZ a dit :
    Dommage Gallu tu pensais avoir trouvé une faille dans la matrice mais tu t'es planté.




    Tu te crois où ? Dans un western ?

  • KaSuGayZ

    10/02/2007 à 15h27

    Répondre

    Tu aurais mieux fait de rebondir sur ma remarque sur le fait de séparer forme et fond ça aurait été plus constructif.

    Concernant la phrase que tu as cité je voulais juste dire qu'on avait l'impression à la lecture de ta critique que tu semblais tellement heureux d'avoir trouvé un angle d'attaque original que tu t'es trop enfermé dedans, mais des bonnes réponses ont déjà été données à ce propos dans les premiers messages de ce topic.

  • iscarioth

    10/02/2007 à 17h14

    Répondre

    KaSuGayZ a dit :
    Tu aurais mieux fait de rebondir sur ma remarque sur le fait de séparer forme et fond ça aurait été plus constructif


    C'est toi, qui t'amuses à allumer des feux dans chaque topic et à provoquer chacun et chacune ici, qui me parle de constructivité ?

    Je n'ai pas à rendre compte de mes critiques comme si j'étais devant un tribunal. Une critique se rapporte à la pensée de son auteur, elle n'a pas la prétention d'une quelconque vérité.

    J'aime beaucoup parcourir les commentaires de mes critiques, j'aime quand on me donne des contre-arguments, ca me donne à réflechir et à me remettre en question et c'est comme ca que j'avance. J'apprécie donc énormément qu'il y ait débat (sur ce topic, sur celui du zapping dernièrement). Ce que je ne supporte pas, ce sont les petits mots assassins et dédaigneux du genre : "on en arrive à dire n'importe quoi", "tu t'es planté" ou encore "c'est tellement nul qu'on croirait lire télérama (ou autre zine)".

    Il ne faut pas se cacher d'être en désaccord total avec un article, ce n'est pas une raison suffisante pour conchier l'auteur et en oublier les règles les plus élémentaires de respect et de savoir-vivre.

    Bref, je vais arrêter là ma petite leçon de morale, j'ai apporté assez d'eau à ton moulin. Et je présume que mon post ne changera rien à ton comportement sans cesse borderline et si peu... "constructif".

    Et puis, avouons le nous, sur Internet, qu'est ce qu'on risque, hein Kasu ?

  • Lestat

    10/02/2007 à 17h43

    Répondre

    La mise à jour ne t'as pas aidé aussi : Forrest Gump se retrouve avec la même note que Virus Cannibale.

  • hiddenplace

    10/02/2007 à 17h58

    Répondre

    Gallu a dit :

    J'aime beaucoup parcourir les commentaires de mes critiques, j'aime quand on me donne des contre-arguments, ca me donne à réflechir et à me remettre en question et c'est comme ca que j'avance. J'apprécie donc énormément qu'il y ait débat (sur ce topic, sur celui du zapping dernièrement). Ce que je ne supporte pas, ce sont les petits mots assassins et dédaigneux du genre : "on en arrive à dire n'importe quoi", "tu t'es planté" ou encore "c'est tellement nul qu'on croirait lire télérama (ou autre zine)".


    Sans encourager les tics nerveux de Kasugayz, je voulais quand même revenir sur ce que tu dis, Gallu : tu vois sur ce topic les différents posts des membres comme des commentaires de ta critique. Certains le sont (même s'ils sont désagréables et peu constructifs, je l'avoue, pour certains) mais la plupart du temps sur les critiques, les posts ne se cantonnent pas à des commentaires sur [i]l'écrit même des rédacteurs,mais bien à des avis qui créent l'échange et le débat sur l'objet critiqué. C'est bien ce que tu dis, mais ici par exemple, tu n'as pas vraiment rebondi sur ce qui se disait, c'est dommage! Il ne s'agit pas, selon moi, de justifier ta critique, mais bien de l'étayer, et pourquoi pas, d'admettre que tu puisses approuver des petits détails que tu n'aurais pas vus.

    Tu aimes bien lire les commentaires, certes, mais quel dommage que tu ne poursuives pas naturellement le débat qui se crée ici, en revenant sur ce que les autres auront relévé que toi tu n'auras pas vu, par exemple. Je ne pense pas que ce soit uniquement pour lapider du rédacteur que les gens opposent d'autres arguments à ta critique, mais bien parcequ'ils n'ont pas eu la même vision. Et encore une fois, je ne parle pas de répondre aux attaques gratuites qui se résument à "on dirait du Télérama", qui bien évidemment n'appellent pas une réelle réponse. Je parle de tous les autres messages.

    Je sais que je n'aborde encore pas le sujet (mon souvenir de Forrest Gump[/i] est bien trop flou, ça ne servirait à rien^^) mais la généralité concernant les posts qui suivent les critiques du site, ça me paraît important de les voir comme des avis plutôt que comme de simples commentaires (positifs ou négatifs) de la critique.

  • Kei

    10/02/2007 à 18h06

    Répondre

    Et puis, avouons le nous, sur Internet, qu'est ce qu'on risque, hein Kasu ?


    Gros.

    Il n'y a pas d'endroit où on est aussi fiché et surveillé que l'internet. Ceux qui se sentent à l'abri derrière leur écran se trompent lourdement.

    C'était la minute info du jour, à vous les studios.

  • hiddenplace

    10/02/2007 à 18h08

    Répondre

    Oui mais à moins de sortir une énormité à la limite du propagandisme ou d'être dans l'illégalité la plus totale, je ne pense pas qu'on soit vraiment traqué.
    Donc on est au moins vraiment à l'abri des coups (physiques, j'entends^^)


    Et un HS, un!

  • KaSuGayZ

    10/02/2007 à 18h36

    Répondre

    J'ai juste voulu dire qu'on faisait forcément une erreur en disant : "la forme est géniale, le fond est nul", c'est nier toutes les interactions qui lient ces deux données et ce sont ces interactions qui construisent une oeuvre. Donc non on ne peut pas les séparer pour commenter, critiquer une oeuvre.

    En affirmant ceci, qui n'est qu'un des dogmes du commentaire de texte, je ne vois pas en quoi je suis méchant personnellement avec toi. "En séparant fond et forme on en arrive à dire n'importe quoi" : c'est une règle générale.

    Bref je suis d'avis que ton trip du KaSu assassin derrière son écran, jubilant à chaque pique, tu l'as construit toi même. Je sais que tu es du nord, si il t'arrive d'aller sur Lille en semaine, envoie moi un mp on ira boire une pinte, et tu pourra me casser la gueule pour me prouver que la réalité c'est plus dangereux qu'internet.

  • iscarioth

    11/02/2007 à 12h39

    Répondre

    KaSuGayZ a dit :
    Bref je suis d'avis que ton trip du KaSu assassin derrière son écran, jubilant à chaque pique, tu l'as construit toi même. Je sais que tu es du nord, si il t'arrive d'aller sur Lille en semaine, envoie moi un mp on ira boire une pinte, et tu pourra me casser la gueule pour me prouver que la réalité c'est plus dangereux qu'internet.

    Fallait le dire tout de suite que t'étais du nord
    Je retiens ta proposition. Ca sera de l'eau minérale, pour moi.
    Sinon, ton argumentaire se tient, sur l'impossibilité de séparer clairement le fond et la forme. Moi aussi, avec le recul, je trouve ca casse-gueule. Donc, ce n'est pas le fond de ta pensée qui m'agace, mais la façon dont tu la mets en forme


    Tu aimes bien lire les commentaires, certes, mais quel dommage que tu ne poursuives pas naturellement le débat qui se crée ici, en revenant sur ce que les autres auront relévé que toi tu n'auras pas vu, par exemple. Je ne pense pas que ce soit uniquement pour lapider du rédacteur que les gens opposent d'autres arguments à ta critique, mais bien parcequ'ils n'ont pas eu la même vision. Et encore une fois, je ne parle pas de répondre aux attaques gratuites qui se résument à "on dirait du Télérama", qui bien évidemment n'appellent pas une réelle réponse. Je parle de tous les autres messages.


    Tu as tout à fait raison hiddenplace. Je voudrai pas donner l'impression de snober qui que ce soit en lisant les commentaires mais en ne répondant pas toujours. C'est juste que je le faisais avant, et que les débats sans fin sans arrêt agrémentées des petites piques que je dénonçais plus haut m'ont rendu un peu frileux.

  • gyzmo

    11/02/2007 à 12h58

    Répondre

    Forme, fond, avis, divergence, cinéma, tout ça, c'est rien comparé à la faim dans le monde. Alors embrassez-vous et vivez pour le plaisir (copyright Herbet Léonard) tant qu'il est encore temps !



    Et surtout n'oubliez pas ce que disait Moman : la vie c'est comme une boite de chocolat, on sait jamais sur quoi on va tomber !

    Poils aux bras

  • hiddenplace

    11/02/2007 à 13h51

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    S'il fallait tirer une conclusion de tout ça, Gallu, c'est qu'il ne faut retenir que le plus riche et le plus porteur dans ce qu'on lit (qu'il s'agisse du forum ou de tout autre moyen de communication) Le non-constructif ou le non-fondé: poubelle!


    Et moi j'aurais bien pris un chocolat, Gyz, même si je ne me suis fritée avec personne^^, mais des Monchéri, quand même! tu aurais pu prendre des Ferrero Rochers au moins!

  • KalistoR

    18/02/2007 à 14h06

    Répondre

    gyzmo a dit :
    vivez pour le plaisir (copyright Herbert Léonard) tant qu'il est encore temps !


    Alors là, je dis attention !
    Il s'agit d'un copyright Julien Lepers.
    Rendons à [url=http://fr.cesar.com/img/header.gif" title="César">César ce qui est à

  • libertad y amor

    10/08/2007 à 15h41

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    Ce film m'a vraiment touchée,j'y pense souvent. Comme le réalisateur,je crois que la vie est un mélange de hasard et de chance. Notre finitude ne doit cependant pas nous empêcher d'agir,de vivre le plus d'expériences possibles. Le fond,comme la forme du film,m'ont enchantée. Robert Zemeckis revisite l'Amérique à partir des années 60 de manière originale,drôle et triste à la fois.Il critique la guerre du Vietnam,le ségrégationnisme,il dépeint sans juger la période hippies... Pour moi,c'est surtout un film d'amour,d'amitié et de courage. Personne ne croit en Forrest Gump,sauf sa mère. Et finalement,il a un destin extraordinaire. C' est un être pur et bon. De plus,j'ai trouvé  tous les acteurs épatants et la BO géniale.

  • Anonyme

    24/02/2010 à 16h44

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    Ce filme et incroyable , pour gump tout est simple et si tout le monde etait comme lui ce serai magnifique la vie serai tellement simple !!!!   xd  !!!

  • Anonyme

    16/08/2010 à 15h45

    Répondre

     FORREST GUMP EST LE FILM QUI MARQUE AU GROS FEUTRE L HISTOIRE DES USA DE LA FIN DU 20 EME SIECLE. C EST UN KALEIDOSCOPE AUX BOURDES GROSSIERES QUI EVEILLE A TRAVERS L HUMOUR ET LE STEREOTYPE YANKEE UNE VISION FINE ET PALPABLE DE L HISTOIRE REELLE. IL FAUT LE VOIR PLUSIEURS FOIS POUR S IMPREGNER DE CE LABIRYNTE INTELLIGENT ET SUPERBEMENT MENE.

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