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Forrest Gump

« Run, Forrest, run ! ». Parmi les citations de films les plus célèbres, Forrest Gump tient une bonne place, avec son lot de scènes et de répliques rentrées dans l'inconscient collectif. Avec ce film, en 1994, Robert Zemeckis et Tom Hanks sont propulsés au firmament. Hanks, meilleur acteur, Zemeckis meilleur réalisateur, Forrest Gump est couronné de six Oscars. Le visionnage de ce film procure des impressions aussi fortes que paradoxales. Forrest Gump émerveille tout autant qu'il agace.

La magistralité de la forme

Forrest Gump, c'est tout d'abord une véritable poésie visuelle et narrative, que l'on ressent dès la scène introductive. Une plume virevolte au vent, descend progressivement du ciel vers le sol, pour atterrir entre les deux pieds de Forrest Gump, pieds chaussées de baskets Nike qui ont parcouru le sol états-unien de long en large. A de nombreux moments qu'on a voulu les plus intenses dramatiquement, la caméra s'envole, effectue un travelling arrière panoramique, éblouissant le spectateur de scènes contemplatives, de vues sur les étendues de l'Alabama. Robert Zemeckis signe là une réalisation subtile, soulignant élégamment la beauté de chaque scène. Le réalisateur sait aussi et toujours avec sobriété, soutenir les moments d'humour. La caméra se pose dans un coin, en plan fixe, faisant apparaître Forrest Gump courrant à une allure phénoménale, échappant à ses poursuivants en voiture par un saut de palissade qui tient tout autant du burlesque que de la prouesse athlétique. Là où Forrest Gump marque le plus l'esprit de ses spectateurs, c'est dans sa construction narrative. Forrest Gump est presque un biopic, le film est divisé en plusieurs petites scènes très rythmées, une par épisode de vie. Forrest Gump provoque tendresse et sourire par sa construction cyclique. Les mêmes scènes et les mêmes mots sont répétés plusieurs fois dans le film, avec simplement des changements de lieux, de temps ou de personnages. Forrest Gump est « juste en dessous de la normale ». C'est un simplet comme on en connaît peu, pas vraiment retardé. Un personnage en vérité créé de toute pièce pour susciter de la tendresse. Le jeune homme a une vision simple et décomplexée de la vie, il ne connaît pas le vice et, en conséquence, est en décalage avec ses interlocuteurs. Forrest Gump, personnage principal, est aussi narrateur. C'est par le prisme de sa simplicité que l'on découvre sa vie. Sa dernière phrase en tant que narrateur est la première tirade de dialogue. Outre le comique de répétition, on met en scène un personnage fortement influencé par ceux qu'il aime, un personnage qui ne saisit pas vraiment l'entièreté de chaque situation (Jenny vraisemblablement victime de l'inceste), à l'image d'un enfant. La performance de Tom Hanks est époustouflante. L'acteur s'est fondu dans la peau du personnage, créant un timbre de voix, un parlé, une façon de se mouvoir, un regard... Quoiqu'on pense du film, la performance d'acteur de Hanks est l'une des plus brillantes à ce jour. Une absorption impressionnante du personnage, qui rappellera Robert de Niro en Jake de la Motta ou Orson Welles en Hank Quinlan.

Ambiguïté du fond

Robert Zemeckis est un réalisateur spécialiste du fantasme cinématographique. Qui n'a jamais rêvé, gamin, de voyager dans le temps (Back to the future), de survivre sur une île déserte (Cast Away) ou encore de plonger dans le monde des cartoons (Who framed Roger Rabbit) ? Avec Forrest Gump, Zemeckis crée un personnage impliqué dans tous les grands événements de l'histoire de son pays, seconde moitié du vingtième siècle. Gump apprend à danser à Elvis Presley, est champion de football américain, de ping pong, sort médaillé de la guerre du Vietnam, fait fortune dans la pêche à la crevette et devient le plus grand coureur de l'histoire de l'humanité. Rien que ça. Quel est le secret de son succès, me demanderez vous ? L'obéissance et la docilité. Dans une époque troublée et rebelle, Forrest, lui, ne se pose pas de question, il fonce, fait ce qu'on lui dit de faire. En conséquence, il est un véritable modèle de réussite américain. Deux de ses camarades, le lieutenant Dan et Jenny, pour avoir choisi la voie de la contestation, sombrent quant à eux dans la déchéance. Jenny, qui rêve de liberté et vénère la contestataire Joan Baez, finit battue et droguée. Le lieutenant Dan, qui crache sur Dieu comme il crache sur son pays, devient alcoolique et dépravé. Il ne redevient un gentleman qu'une fois la paix faite avec Dieu et l'Amérique. Le mouvement hippie et celui de la négritude sont discrédités. Les jeunes contestataires sont imbéciles, vulgaires, braillards et dangereusement violents. Bref, Forrest Gump, c'est la victoire de la docilité sur l'esprit critique. Un discours nauséabond. Réalisé en 1994, le film, même conservateur, ne pouvait cependant pas se permettre un discours positif sur la guerre du Vietnam. D'abord présentée comme une grande randonnée par Forrest, la guerre est rapidement dénoncée comme une boucherie, une horreur totale. Un discours contraire eut été impossible à concevoir au beau milieu des années 1990. Forrest Gump est un film qui soutient le fier modèle américain. Celui de la réussite, qui couronne celui qui entreprend. L'éternelle rengaine : « En Amérique, tout est possible ». C'est particulièrement flagrant lors de la scène de course à travers les Etats-Unis, pendant laquelle Forrest donne l'inspiration à ses concitoyens (les vendeurs de stickers et de T-shirt). Forrest Gump retrace une bonne partie de l'histoire des Etats-Unis d'après guerre. La BO du film est une compilation des plus grands succès, souvent rock, de cette époque. Le main theme réalisé par Alan Silvestri, l'un des plus grands compositeurs d'Hollywood, est très marquant, tout à fait approprié à l'émotion véhiculée par le film. L'émotion, parlons en. Forrest Gump, comme beaucoup de films à succès, est un film universel. Un film qui fait se succéder les périodes d'amitié, d'amour et de solitude : la vie de tout à chacun. Pathos surappuyé ou représentation émotive des épreuves de la vie ? Il y a matière à débat.

Au risque de passer pour quelqu'un faisant de l'anti-américanisme primaire, j'avancerai que Forrest Gump symbolise le film hollywoodien atypique. De l'émotion, de la grandiloquence, de belles paroles... Mais malheureusement aussi, le nombrilisme, le conservatisme, la fierté et une bonne dose de pathos pour faire digérer le tout. Le meilleur et le pire.

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42 commentaires

  • Otis

    06/02/2007 à 14h06

    Répondre

    Pertinent Gallu', comme d'hab. J'aime bien l'analyse sur le fond que, il est vrai, je n'avais pas réellement saisi. Ton approche peut être contestable mais elle décortique des élements bien choisis. Quelque part, au loin, "tout est possible" me rappelle quelqu'un ; Cours Forest !

  • Anonyme

    06/02/2007 à 16h10

    Répondre

    Oui, je sais pas si il y a pas un peu d'ironie dans ce film, faut quand même se souvenir que Forrest est un peu attardé et quand on voit ce qu'il vit, on peut se dire que vivre autant de choses en étant attardé, c'est comme qui dirait plutôt contrasté par apport au patriotisme américain.

    Je vois plus cela comme un "histoire des états unis pour les nuls" vu que personne n'est mis en avant, il n'y a pas de gagnant.

  • gyzmo

    06/02/2007 à 16h51

    Répondre

    Je pense également qu'il est préférable de lire le fond de ce film au second degré. L'approche documentaire farfelu me plaît bien (il y a quelques petites erreurs - volontaires ou pas - dans l'agencement de certains évènements historiques, il me semble). J'avais trouvé cela très drôle de montrer que les grands moments qui ont construit une partie de l'Histoire des USA, vu par Zemeckis, avaient été en fait influencées par un bonhomme qui semble débarqué d'une autre planète et derrière lequel il n'y a aucun désir de conquête ou de manipulation, pas la moindre trace de créativité réfléchie ou de méchanceté. Du coup, dans Forrest Gump, l'image véhiculée des Etats-Unis (et ses fondements) est particulièrement grinçante et détournée à merveille, comme si Zemeckis voulait nous dire que finalement, ce pays s'est fait un Nom grâce à un déficient mental et émotionnel, sorte d'extra-terrestre venu sur Terre sans autre but que de servir de source d'inspiration aux hommes.

    Bref ! C'est grandiose d'impertinence

  • prince24

    06/02/2007 à 19h01

    Répondre

    On croirait lire Télérama, en voyant cette critique.
    Ceci dit, les membres de ce forum ton répondu brillament.
    Bravo à eux.

  • Choubide

    06/02/2007 à 19h18

    Répondre

    Ta critique est bien étayée.

    Personellement, ça fait longtemps que je l'ai vu. J'étais toute môme à l'époque. Donc je n'ai pas le souvenir du même niveau de lecture que toi. Tout film a normalement au moins deux niveaux de lecture. C'est le cas de Forrest Gump, qui pour moi reste un beau film sur la différence.

    Donc comme dit Archi:

    Mais voir une belle grimace sur Forrest Gump : Vade Retro Gallu

  • iscarioth

    06/02/2007 à 19h58

    Répondre

    prince24 a dit :
    On croirait lire Télérama, en voyant cette critique.
    Ceci dit, les membres de ce forum ton répondu brillament.
    Bravo à eux.


    Bienvenue prince24. Belle entrée en matière

    Si tu veux te présenter, c'est par là : http://www.krinein.com/forum/les-membre ... -vf40.html

  • kou4k

    06/02/2007 à 21h14

    Répondre

    Je serais plus de l'avis de Gyzmo ET DE KRISSS, QUI A ETE LE PREMIER A FAIRE RESSORTIR CETTE IDEE (pauvre kriss, il reste dans l'ombre et ne récupère aucune gratitude...).
    Par la réussite de forrest, l'implication de celui-ci dans tous les évènements majeurs de cette époque, et par sa réussite, absurde et illogique, je vois un résumé épique de cette période, mais aussi une critique légère de ce qui fait toute la grandeur de l'amérique.

    Le message est ambigu, mais la vision auréolée et patriotique ne me parrait pas être le but de ce film.

    Robert Zemeckis aime son pays, et on peut le voir à travers plusieurs de ses films, comme, par exemple, retour vers le futur qui s'attarde sur le passé et les périodes qui ont marqué l'histoire de l'amérique.
    Mais je pense, plus que son idéologie et son gouvernement, que le réalisateur apprécie son histoire et aime à y voir une alternative.
    Dans cette optique, je verrais Forrest Gump comme une alternative décalée visant à décrédibiliser le pays au profit d'un handicapé léger.

  • Anonyme

    06/02/2007 à 21h32

    Répondre

    Moi ce que je dis tout le monde s'en fout comme d'hab !!!

  • weirdkorn

    06/02/2007 à 22h46

    Répondre

    Effectivement, analyse intéressante mais je trouve justement le film approche le sujet d'une façon décalée et qu'on ne peut y voir en aucune façon moralisateur patriotique. Bref, un très grand film. Et t'aurais pu commencer par la forme avant le fond pour ta critique parce que comme les autres, Forrest Gump avec un , c'est quand même pas révélateur de son niveau.

  • iscarioth

    06/02/2007 à 23h41

    Répondre

    Zdenek a dit :
    On croirait lire Télérama, en voyant cette critique.



    C'est bas ça. T'aurais pu dire "Positif".

    Moque toi, on t'a fait la remarque plus souvent qu'à moi ^^

    Quoique... Je te rattrape ces derniers temps

  • kou4k

    06/02/2007 à 23h47

    Répondre

    Moi ce que je dis tout le monde s'en fout comme d'hab !!!


    Beuh nan, t'es même à la base de ma réponse et de celle de Gyzmo je pense...
    Oublié de te citer...

    Je vais éditer ^^

  • Anonyme

    07/02/2007 à 15h41

    Répondre

    Non non c'est bon, je dirai plus rien !!!



  • Otis

    07/02/2007 à 19h01

    Répondre

    C'est quoi le style télérama messieurs ?

  • raidenjeff

    08/02/2007 à 02h41

    Répondre

    Disons que les critiques du magazine Telerama sont souvent contestées par les cinéphiles, si bien que la comparaison en est devenu une insulte.

    Si par exemple Telerama écrit qu'un film est un navet, c'est que c'est un chef d'oeuvre...

  • Anonyme

    08/02/2007 à 11h33

    Répondre

    ça arrive souvent oui mais bon ...

  • gyzmo

    08/02/2007 à 12h13

    Répondre

    Faut également se méfier de ceux qui se disent "cinéphiles".
    Souvent, ils pètent plus haut que leur derrière et finissent toujours par avoir des goûts à caguer dans la vigne

  • Anonyme

    08/02/2007 à 13h05

    Répondre

    gyzmo a dit :
    Faut également se méfier de ceux qui se disent "cinéphiles".
    Souvent, ils pètent plus haut que leur derrière et finissent toujours par avoir des goûts à caguer dans la vigne



    En ce moment je consulte le site chronic art, c'est l'exemple type de que j'aime pas en terme de "on est entretien l'éllitisme" c'est vraiment gonflant, on a l'impression de lire la critique d'un frustré.

  • Otis

    08/02/2007 à 13h22

    Répondre

    C'est bien connu : les critiques sont comme les eunuques : ils savent faire mais ne peuvent pas et pour reprendre Truffaut : "C'est très dur d'être critique, parce que peu sont très bons"

  • Choubide

    08/02/2007 à 13h36

    Répondre

    Moi je ne lis pas trop leurs critiques cinéma, mais leurs critiques télé sont souvent drôles et impertinantes. C'est rafraîchissant d'avoir un journal qui ne joue pas les béni-oui-oui.
    Et plus que voir si Télérama aime ou n'aime pas un film, il faut voir leurs arguments. Donc pour en revenir à la critique de Forrest Gump, ça fait bizarre de voir cette icône , mais Gallu explique bien son point de vue.

    Allez Peace and Love

  • Anonyme

    08/02/2007 à 16h17

    Répondre

    Pffff GALLU il comprend rien, si FOrrest avait été en prison, il aurait mit un

  • raidenjeff

    08/02/2007 à 18h12

    Répondre

    En ce moment je consulte le site chronic art, c'est l'exemple type de que j'aime pas en terme de "on est entretien l'éllitisme" c'est vraiment gonflant, on a l'impression de lire la critique d'un frustré.


    Exactement, je constate ça depuis longtemps sur de nombreux sites. C'est le genre de critiques qui m'exaspère.

  • hiddenplace

    08/02/2007 à 19h21

    Répondre

    Ben moi ça m'arrive quand même souvent d'être d'accord avec [i]Télérama rubrique ciné , vous croyez que c'est grave?
    Quelques exemples qui me viennent en tête: Azur et Asmar, Marie-Antoinette, Je vais bien ne t'en fais pas ou plus récemment Little children.

    Mais c'est pas pour ça que s'ils disent qu'un film que j'avais au préalable envie de voir est pourri, que ça me réfreinera pour autant d'aller le voir. Faut savoir prendre du recul par rapport à la presse (et même par rapport à Kri tiens^^), tout reste subjectif. Par contre c'est vrai que si j'y pense et que je connais déjà des écrits du critique, ça m'arrive de m'y référer quand même un peu, en m'en rapprochant ou m'en écartant. Parceque bon, Télérama (comme Kri encore une fois), même s'il y a la fameuse ligne éditoriale, c'est un ensemble de rédacteurs, avec des avis parfois sensiblement différents (d'ailleurs j'aime bien leur concept "un avis totalement négatif en parallèle avec un avis totalement positif". Ils font ça parfois, et ça amène quand même une vision un peu moins unilatérale.)

    Et puis dans le genre élitiste, j'ai vu parfois bien pire, ne serait-ce que les Inrocks, que personnellement je lisais plus pour la musique que pour le ciné.

    edit: et je m'en fiche, d'ailleurs, que Télérama[/i] soit contesté par les cinéphiles, je n'en suis personnellement pas une^^

  • huytens

    09/02/2007 à 08h34

    Répondre

    Je suis très étonné de cette critique. Les Français ont une réputation, pas totalement fausse, d'être anti-américain, bien que l'auteur disent le contraire, j'ai cette impression qui transparait de cette critique.

    Forest Gump m'a plus semblé être une fable ironique sur les Etats Unis. Qui semble se confirmer par certains passages. L'exemple type est la scène où Forest et Jenny se jetent dans les bras l'un de l'autre devant le Capitole. Cette scène réelle est un peu une icone du mouvement "Flower Power". Zemeckis transforme cette scène en une simple retrouvaille entre un militaire simplet et une fille paumée. L'ironie de cette scène est énorme, ce qui fut le symbole d'une génération est sujet à humour. Zemeckis à rarement montré un Américanisme puritain, au contraire il se pose plus souvent en réalisateur ironique.

    Je pense qu'il ne faille pas faire une lecture telle du film, où alors il faut pousser plus loin, beaucoup plus loin, ce qui fait ressortir beaucoup d'ironie.

    Mais je pense que de faire "parler" un film est tout simplement, je m'excuse des termes, idiots ou prétentieux. Dans le sens où il est facile de faire dire beaucoup de chose à un film, et surtout de lui faire dire ce qu'on veux. Attention je ne parle pas des films clairements engagés, mais des films de divertissements.

    Exemple.

    Saviez-vous que Pretty Woman est une apologie du Communisme et un pied de nez au Mccarthisme. Nous sommes juste après la guerre froide, et Gary Marshall, d'origine Italienne et ayant grandit à New-York met à l'oeuvre son esprit contestataire pour faire un film grand publique faisant l'apologie du Communisme. Le cadre même du film est une image concrête. Julia Roberts n'a que peu d'argent et Richard Geer lui vit dans l'opulence. Tous deux atteignent le bonheur quand Richard Geer partage ses biens avec Julia Roberts. La re-répartition des richesses est un des critères de base du Communisme, le paralèlle est clair.


    C'est bien dommage que la lecture du fond altere cette critique qui est, en dehors de ça, très agréable.

  • Anonyme

    09/02/2007 à 11h35

    Répondre

    hiddenplace a dit :

    Et puis dans le genre élitiste, j'ai vu parfois bien pire, ne serait-ce que les Inrocks, que personnellement je lisais plus pour la musique que pour le ciné.



    Je n'aime pas ce mag, je dis pas qu'ils sont mauvais, j'ai juste pas la même sensibilité que eux, et quand je lit leur critique, j'ai l'impression de lire un "t'as pas apprécié c'est que tu n'as rien compris" ou un si t'as aime c'est que t'as pas difficile", du coup je bloque à leur avis en me disant que si ils aiment pas j'aimerai.

  • Choubide

    09/02/2007 à 11h41

    Répondre

    Moi c'est avec Les Cahiers du Cinéma que j'ai du mal. Alors je ne sais pas si ils sont élitistes ou si le public visé est un public de pro, mais j'ai du mal à finir leurs articles en forme de gros pavés.

  • KaSuGayZ

    10/02/2007 à 12h11

    Répondre

    Et voilà quand on commence à séparer la forme et le fond on en arrive à dire n'importe quoi. Dommage Gallu tu pensais avoir trouvé une faille dans la matrice mais tu t'es planté.

  • KaSuGayZ

    10/02/2007 à 12h14

    Répondre

    huytens a dit :


    Exemple.

    Saviez-vous que Pretty Woman est une apologie du Communisme et un pied de nez au Mccarthisme. Nous sommes juste après la guerre froide, et Gary Marshall, d'origine Italienne et ayant grandit à New-York met à l'oeuvre son esprit contestataire pour faire un film grand publique faisant l'apologie du Communisme. Le cadre même du film est une image concrête. Julia Roberts n'a que peu d'argent et Richard Geer lui vit dans l'opulence. Tous deux atteignent le bonheur quand Richard Geer partage ses biens avec Julia Roberts. La re-répartition des richesses est un des critères de base du Communisme, le paralèlle est clair.


  • iscarioth

    10/02/2007 à 14h42

    Répondre

    KaSuGayZ a dit :
    Dommage Gallu tu pensais avoir trouvé une faille dans la matrice mais tu t'es planté.




    Tu te crois où ? Dans un western ?

  • KaSuGayZ

    10/02/2007 à 15h27

    Répondre

    Tu aurais mieux fait de rebondir sur ma remarque sur le fait de séparer forme et fond ça aurait été plus constructif.

    Concernant la phrase que tu as cité je voulais juste dire qu'on avait l'impression à la lecture de ta critique que tu semblais tellement heureux d'avoir trouvé un angle d'attaque original que tu t'es trop enfermé dedans, mais des bonnes réponses ont déjà été données à ce propos dans les premiers messages de ce topic.

  • iscarioth

    10/02/2007 à 17h14

    Répondre

    KaSuGayZ a dit :
    Tu aurais mieux fait de rebondir sur ma remarque sur le fait de séparer forme et fond ça aurait été plus constructif


    C'est toi, qui t'amuses à allumer des feux dans chaque topic et à provoquer chacun et chacune ici, qui me parle de constructivité ?

    Je n'ai pas à rendre compte de mes critiques comme si j'étais devant un tribunal. Une critique se rapporte à la pensée de son auteur, elle n'a pas la prétention d'une quelconque vérité.

    J'aime beaucoup parcourir les commentaires de mes critiques, j'aime quand on me donne des contre-arguments, ca me donne à réflechir et à me remettre en question et c'est comme ca que j'avance. J'apprécie donc énormément qu'il y ait débat (sur ce topic, sur celui du zapping dernièrement). Ce que je ne supporte pas, ce sont les petits mots assassins et dédaigneux du genre : "on en arrive à dire n'importe quoi", "tu t'es planté" ou encore "c'est tellement nul qu'on croirait lire télérama (ou autre zine)".

    Il ne faut pas se cacher d'être en désaccord total avec un article, ce n'est pas une raison suffisante pour conchier l'auteur et en oublier les règles les plus élémentaires de respect et de savoir-vivre.

    Bref, je vais arrêter là ma petite leçon de morale, j'ai apporté assez d'eau à ton moulin. Et je présume que mon post ne changera rien à ton comportement sans cesse borderline et si peu... "constructif".

    Et puis, avouons le nous, sur Internet, qu'est ce qu'on risque, hein Kasu ?

  • Lestat

    10/02/2007 à 17h43

    Répondre

    La mise à jour ne t'as pas aidé aussi : Forrest Gump se retrouve avec la même note que Virus Cannibale.

  • hiddenplace

    10/02/2007 à 17h58

    Répondre

    Gallu a dit :

    J'aime beaucoup parcourir les commentaires de mes critiques, j'aime quand on me donne des contre-arguments, ca me donne à réflechir et à me remettre en question et c'est comme ca que j'avance. J'apprécie donc énormément qu'il y ait débat (sur ce topic, sur celui du zapping dernièrement). Ce que je ne supporte pas, ce sont les petits mots assassins et dédaigneux du genre : "on en arrive à dire n'importe quoi", "tu t'es planté" ou encore "c'est tellement nul qu'on croirait lire télérama (ou autre zine)".


    Sans encourager les tics nerveux de Kasugayz, je voulais quand même revenir sur ce que tu dis, Gallu : tu vois sur ce topic les différents posts des membres comme des commentaires de ta critique. Certains le sont (même s'ils sont désagréables et peu constructifs, je l'avoue, pour certains) mais la plupart du temps sur les critiques, les posts ne se cantonnent pas à des commentaires sur [i]l'écrit même des rédacteurs,mais bien à des avis qui créent l'échange et le débat sur l'objet critiqué. C'est bien ce que tu dis, mais ici par exemple, tu n'as pas vraiment rebondi sur ce qui se disait, c'est dommage! Il ne s'agit pas, selon moi, de justifier ta critique, mais bien de l'étayer, et pourquoi pas, d'admettre que tu puisses approuver des petits détails que tu n'aurais pas vus.

    Tu aimes bien lire les commentaires, certes, mais quel dommage que tu ne poursuives pas naturellement le débat qui se crée ici, en revenant sur ce que les autres auront relévé que toi tu n'auras pas vu, par exemple. Je ne pense pas que ce soit uniquement pour lapider du rédacteur que les gens opposent d'autres arguments à ta critique, mais bien parcequ'ils n'ont pas eu la même vision. Et encore une fois, je ne parle pas de répondre aux attaques gratuites qui se résument à "on dirait du Télérama", qui bien évidemment n'appellent pas une réelle réponse. Je parle de tous les autres messages.

    Je sais que je n'aborde encore pas le sujet (mon souvenir de Forrest Gump[/i] est bien trop flou, ça ne servirait à rien^^) mais la généralité concernant les posts qui suivent les critiques du site, ça me paraît important de les voir comme des avis plutôt que comme de simples commentaires (positifs ou négatifs) de la critique.

  • Kei

    10/02/2007 à 18h06

    Répondre

    Et puis, avouons le nous, sur Internet, qu'est ce qu'on risque, hein Kasu ?


    Gros.

    Il n'y a pas d'endroit où on est aussi fiché et surveillé que l'internet. Ceux qui se sentent à l'abri derrière leur écran se trompent lourdement.

    C'était la minute info du jour, à vous les studios.

  • hiddenplace

    10/02/2007 à 18h08

    Répondre

    Oui mais à moins de sortir une énormité à la limite du propagandisme ou d'être dans l'illégalité la plus totale, je ne pense pas qu'on soit vraiment traqué.
    Donc on est au moins vraiment à l'abri des coups (physiques, j'entends^^)


    Et un HS, un!

  • KaSuGayZ

    10/02/2007 à 18h36

    Répondre

    J'ai juste voulu dire qu'on faisait forcément une erreur en disant : "la forme est géniale, le fond est nul", c'est nier toutes les interactions qui lient ces deux données et ce sont ces interactions qui construisent une oeuvre. Donc non on ne peut pas les séparer pour commenter, critiquer une oeuvre.

    En affirmant ceci, qui n'est qu'un des dogmes du commentaire de texte, je ne vois pas en quoi je suis méchant personnellement avec toi. "En séparant fond et forme on en arrive à dire n'importe quoi" : c'est une règle générale.

    Bref je suis d'avis que ton trip du KaSu assassin derrière son écran, jubilant à chaque pique, tu l'as construit toi même. Je sais que tu es du nord, si il t'arrive d'aller sur Lille en semaine, envoie moi un mp on ira boire une pinte, et tu pourra me casser la gueule pour me prouver que la réalité c'est plus dangereux qu'internet.

  • iscarioth

    11/02/2007 à 12h39

    Répondre

    KaSuGayZ a dit :
    Bref je suis d'avis que ton trip du KaSu assassin derrière son écran, jubilant à chaque pique, tu l'as construit toi même. Je sais que tu es du nord, si il t'arrive d'aller sur Lille en semaine, envoie moi un mp on ira boire une pinte, et tu pourra me casser la gueule pour me prouver que la réalité c'est plus dangereux qu'internet.

    Fallait le dire tout de suite que t'étais du nord
    Je retiens ta proposition. Ca sera de l'eau minérale, pour moi.
    Sinon, ton argumentaire se tient, sur l'impossibilité de séparer clairement le fond et la forme. Moi aussi, avec le recul, je trouve ca casse-gueule. Donc, ce n'est pas le fond de ta pensée qui m'agace, mais la façon dont tu la mets en forme


    Tu aimes bien lire les commentaires, certes, mais quel dommage que tu ne poursuives pas naturellement le débat qui se crée ici, en revenant sur ce que les autres auront relévé que toi tu n'auras pas vu, par exemple. Je ne pense pas que ce soit uniquement pour lapider du rédacteur que les gens opposent d'autres arguments à ta critique, mais bien parcequ'ils n'ont pas eu la même vision. Et encore une fois, je ne parle pas de répondre aux attaques gratuites qui se résument à "on dirait du Télérama", qui bien évidemment n'appellent pas une réelle réponse. Je parle de tous les autres messages.


    Tu as tout à fait raison hiddenplace. Je voudrai pas donner l'impression de snober qui que ce soit en lisant les commentaires mais en ne répondant pas toujours. C'est juste que je le faisais avant, et que les débats sans fin sans arrêt agrémentées des petites piques que je dénonçais plus haut m'ont rendu un peu frileux.

  • gyzmo

    11/02/2007 à 12h58

    Répondre

    Forme, fond, avis, divergence, cinéma, tout ça, c'est rien comparé à la faim dans le monde. Alors embrassez-vous et vivez pour le plaisir (copyright Herbet Léonard) tant qu'il est encore temps !



    Et surtout n'oubliez pas ce que disait Moman : la vie c'est comme une boite de chocolat, on sait jamais sur quoi on va tomber !

    Poils aux bras

  • hiddenplace

    11/02/2007 à 13h51

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    S'il fallait tirer une conclusion de tout ça, Gallu, c'est qu'il ne faut retenir que le plus riche et le plus porteur dans ce qu'on lit (qu'il s'agisse du forum ou de tout autre moyen de communication) Le non-constructif ou le non-fondé: poubelle!


    Et moi j'aurais bien pris un chocolat, Gyz, même si je ne me suis fritée avec personne^^, mais des Monchéri, quand même! tu aurais pu prendre des Ferrero Rochers au moins!

  • KalistoR

    18/02/2007 à 14h06

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    gyzmo a dit :
    vivez pour le plaisir (copyright Herbert Léonard) tant qu'il est encore temps !


    Alors là, je dis attention !
    Il s'agit d'un copyright Julien Lepers.
    Rendons à [url=http://fr.cesar.com/img/header.gif" title="César">César ce qui est à

  • libertad y amor

    10/08/2007 à 15h41

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    Ce film m'a vraiment touchée,j'y pense souvent. Comme le réalisateur,je crois que la vie est un mélange de hasard et de chance. Notre finitude ne doit cependant pas nous empêcher d'agir,de vivre le plus d'expériences possibles. Le fond,comme la forme du film,m'ont enchantée. Robert Zemeckis revisite l'Amérique à partir des années 60 de manière originale,drôle et triste à la fois.Il critique la guerre du Vietnam,le ségrégationnisme,il dépeint sans juger la période hippies... Pour moi,c'est surtout un film d'amour,d'amitié et de courage. Personne ne croit en Forrest Gump,sauf sa mère. Et finalement,il a un destin extraordinaire. C' est un être pur et bon. De plus,j'ai trouvé  tous les acteurs épatants et la BO géniale.

  • Anonyme

    24/02/2010 à 16h44

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    Ce filme et incroyable , pour gump tout est simple et si tout le monde etait comme lui ce serai magnifique la vie serai tellement simple !!!!   xd  !!!

  • Anonyme

    16/08/2010 à 15h45

    Répondre

     FORREST GUMP EST LE FILM QUI MARQUE AU GROS FEUTRE L HISTOIRE DES USA DE LA FIN DU 20 EME SIECLE. C EST UN KALEIDOSCOPE AUX BOURDES GROSSIERES QUI EVEILLE A TRAVERS L HUMOUR ET LE STEREOTYPE YANKEE UNE VISION FINE ET PALPABLE DE L HISTOIRE REELLE. IL FAUT LE VOIR PLUSIEURS FOIS POUR S IMPREGNER DE CE LABIRYNTE INTELLIGENT ET SUPERBEMENT MENE.

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