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Fire Girls - Sans Fire et sans Girls !

Un direct to video qui est une arme redoutable entre de mauvaises mains. Cadeau empoisonné pour les amateurs de cinéma, il peut devenir un nanar grandiose dans une soirée à thème. En tout cas, ne lisez pas la pochette si vous ne voulez pas voir le final gâché et ne vous fiez pas à la belle asiatique en cuissardes puisqu'elle n'est absolument pas dans le film.

Fire Girls est un direct to video qui semble tout destiné à nous distraire au plus haut point. Cependant, on déchante vite avec ce film. Le premier choc met directement en cause le boitier. En effet, si vous ne voulez pas que l'on vous raconte tout le film, ne lisez sous aucun prétexte le résumé de la boite. Tout le film y est raconté et notamment le twist majeur. Ensuite, ne vous fiez pas à la ravissante asiatique en cuissardes qui mitraille sur la pochette. Elle n'y est pas et le film est en fait bien différent. Son titre original : Twin Daggers est plus proche de la réalité. Sorti en 2008 en vidéo, ce film est vite tombé dans l'oubli : voyons pourquoi.


Mmm,.. Je m'ennuie...
Le film commence par nous présenter quatre super tueurs qui vivent dans les années 30. Ces derniers sont tous des spécialistes des arts martiaux. Nous découvrons alors l'Instit' (Rhett Giles) qui est le personnage le plus charismatique et intéressant du film. Il gagne certes ce titre haut la main mais son côté classe et ses poses stylisées font de lui le seul personnage valable et le seul acteur qui semble investi dans le film. A ses côtés, nous avons Body, une femme fatale qui cache une lame dans ses bottes. Son personnage fait peine à voir mais moins que Flex, le comique noir de service qui nous offre les pires accoutrements et les phrases du plus mauvais goûts, tandis que Ghost vient compléter la scène. Ce dernier pourrait se résumer à un mime Marceau sous cocaïne et dont la performance varie du Crow à Où est Charlie. Ce groupe peu banal se trouve réuni par Koi Moi (Coco Su) afin de tuer sa jumelle diabolique. Très vite, cette intrigue vire au ridicule entre un Flex en Big Mama et un Instit' séducteur. Ce déséquilibre est accentué par la mise en scène ridicule et les musiques mièvres à mourir.


Le mime Marceau is back and unhappy !
En effet, plus que tout autre chose, la réalisation vient plomber le film. Si un amateur de combat peut pardonner un scénario léger, il ne peut pas excuser des duels accélérés au-delà du ridicule. C'est simple, on croirait la poursuite finale d'un épisode de Benny Hill. Par manque de budget les ralentis sont fait à l'arrache tout comme les mouvements de caméra « à la Matrix ». On notera particulièrement les câbles qui sont censés donner du mouvement aux manteaux des héros.


Laissez moi vous écrire quelque chose...
Alors, à quoi peut-on se raccrocher lorsque l'on regarde ce film ? Malheureusement à pas grand chose. Rhett Giles a été mon seul appui, il se démène comme il peut pour apporter un petit plus au film. Mais que ce soit pour les combats ou pour l'histoire, cela ne vole pas bien haut. Si l'on peut pardonner le scénario grâce à ses multiples rebondissements (surtout si vous ne lisez pas le résumé), la réalisation est quant à elle catastrophique. Un DVD à éviter donc sauf si vous voulez faire une soirée nanar et dans ce cas, cela vaut la peine de s'y intéresser sérieusement.


Cette séquence au nunchaku est grandiose ! (selon le point de vue)

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