Festival de Cannes 2009 : Isabelle Huppert

Tandis que Millénium fait la nique à Anges & démons dans les salles de cinéma, le festival de Cannes déroule son tapis rouge pour que s'affrontent les films en compétition sous les yeux d'un jury hétéroclite. Conformément à la tradition, on y trouve un savant mélange de frimousses connues et de vagues Zoltans issus de pays dont on n'était pas même sûrs qu'ils soient équipés en électricités. Chaque jour, nous vous présentons un de ces membres... Aujourd'hui, pas de grosse découverte puisqu'il s'agit de la présidente Isabelle Huppert, qui succède à Sean Penn.

Née le 16 mars 1953 à Paris, Isabelle Anne Madeleine Huppert est la fille du PDG d'une société de coffre-forts et d'une prof d'anglais ; après avoir étudié le russe, elle opte pour le théâtre et suit les cours de Jean-Laurent Cochet et Antoine Vitez au Conservatoire. Elle apparaît bien vite sur les écrans, d'abord dans Faustine et le bel été, puis dans quelques classiques en devenir comme César et Rosalie
(Claude Sautet, 1972), Les valseuses (Bertrand Blier, 1974 - elle le retrouvera en 1983 pour La femme de mon pote) ou Le juge et l'assassin (Bertrand Tavernier, 1976 - elle le retrouvera en 1981 pour Coup de torchon). Mais c'est à Claude Chabrol qu'elle doit la consécration en 1978, avec le rôle principal de Violette Nozière qui lui vaut un prix d'interprétation au Festival de Cannes. Elle retrouvera le réalisateur à de nombreuses reprises par la suite : Une affaire de femmes (1988), Madame Bovary (1991), La cérémonie (1995), RIen ne va plus (1997), Merci pour le chocolat (2000) et L'ivresse du pouvoir (2006). Mais Chabrol n'est pas le seul enfant de la nouvelle vague avec qui Huppert tourne, puisque elle est également dirigée par Jean-Luc Godard et Maurice Pialat au début des années 80. A la même époque, elle tourne un peu partout dans le monde, puisqu'on la trouve chez Michael Cimino, Joseph Losey et Marco Ferreri...


Après avoir un peu déserté l'écran dans les années 90, Huppert revient en 2001 dans La pianiste de Michael Haneke, qui lui vaut un nouveau prix à Cannes. Elle retrouve Haneke deux ans plus tard pour Le temps du loup. Au cours des années 2000, elle passe devant la caméra de François Ozon, Patrice Chéreau, Olivier Dahan, Claire Denis... En 2009, elle tourne Villa Amalia sous la direction de Benoît Jacquot, avec qui elle avait déjà tourné Les ailes de la colombe (1981), L'école de la chair (1998) et Pas de scandale (1999).

Elle a un frère, trois soeurs dont deux réalisatrices (Elisabeth Huppert et Caroline Huppert), et est mariée depuis 1982 à Ronald Chammah, avec qui elle a trois enfants.


Festival de Cannes 2009 : ouverture, jury et sélection officielle

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1 commentaires

  • Anonyme

    13/05/2009 à 12h02

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    800 tonnes de langoustes commandées pour faire la fête : dommage qu'on ne soit pas invités.

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