Festival de Cannes 2008 : Marjane Satrapi

Vous l'aurez remarqué, on ne vous parle pas de ce qui se passe à Cannes, pour la bonne raison qu'on n'y est pas. En gros, les films sont projetés et les soirées se terminent en orgie où des starlettes droguées se jettent dans des piscines de champagne. Ou quelque chose d'approchant. Comme on ne partage pas la piscine avec elles, on vous propose plutôt de continuer le tour d'horizon des membres du jury. Aujourd'hui : Marjane Satrapi.


DR.
Née le 22 novembre 1969 à Rasht, Marjane grandit à Téhéran, dans une Iran secouée par la révolution islamique et la guerre avec l'Irak. Après être passée par l'Autriche, elle étudiera le dessin en France, à l'école supérieure des arts décoratifs de Strasbourg. A l'issue de ses études, elle fera la rencontre de David B., auteur de bande dessinées et cofondateur de l'Association, qui lui communiquera la passion de cet art et dont le style graphique l'influencera nettement.

De son enfance et de son adolescence tiraillées entre révolte et oppression, elle tirera la bande dessinée autobiographique Persepolis, publiée en quatre volumes entre 2000 et 2003 chez l'Association, puis rééditée en version intégrale en 2007. De 2005 à 2007, elle en réalise la version dessin animé avec Vincent Paronnaud (plus connu des bédéphiles sous le pseudo de Winschluss) ; le film sera présenté au Festival de Cannes 2007 et remportera le prix spécial du Jury. Par la suite, il sera envoyé à Hollywood pour y représenter la France aux Oscars 2007.

Qu'on ne connaisse de la carrière cinématographique de Marjane Satrapi que Persepolis, c'est normal, il s'agit de son seul film. En revanche, sa carrière d'auteur de bande dessinée compte également l'album collectif Sagesses et malices de la Perse (2001, Albin Michel), Les monstres n'aiment pas la Lune (2001, Nathan), Ulysse au pays des fous (2001, Nathan), Adjar (2002, Nathan), Broderies (2003, L'Association), Poulet aux prunes (2004, L'Association) et Le soupir (2004, Bréal jeunesse).

Elle vit aujourd'hui à Paris, dans le Marais, avec son mari suédois. Elle n'exclut pas de se remettre au cinéma, mais se définit essentiellement comme une auteur de bande dessinée.


Le jury et les films de Cannes 2008
Sean Penn

Alfonso Cuaron

A propos de l'auteur

8 commentaires

  • nazonfly

    14/05/2008 à 11h17

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    Faut que je me tienne à un truc cette année : regarder dans combien de salles sortent les films de la sélection officielle et regarder les entrées qu'ils font. Je suis sûr qu'il y a de quoi rigoler (l'année passée, seulement 1 film de Cannes a dépassé le million d'entrées et a donc figuré par les 41 films les plus vus!)

  • Loïc Massaïa

    20/05/2008 à 07h24

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    Alors, pour précision, Persépolis est ce qu'on apelle, de facon barbare, une auto-fiction, une autobriogaphie romancée en somme. Ca n'est pas une stricte autobio.


    Sinon, mais là j'en suis moins sur, il me semble que dans ses BD citées en fin d'articles, certains sont en fait des albums illustrés et non pas de la pure BD (mais ca demande confirmation).


     


     

  • Loïc Massaïa

    20/05/2008 à 07h31

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    C'est vrai que Les fils de l'homme est exceptionnellement bien réalisé!


    une vrai claque (pour etre exact, ca ressemble plus a un gros coup de bazooka dans la gueule).


     Ce qui manque a Cuaron maintenant, c'est un peu plus de profondeur dans les personnages et les thématiques abordées, et il pourrait aller loin. Pour l'instant ses films ne sont guère personnel (même Y tu mama tambien, celui qui ressemble le plus à un "film d'auteur' n'est finalement guère personnel, ressemblant a s'y méprendre à tout un tas d'autres films du meme genre...)


    Ca reste un réalisateur a suivre. 

  • riffhifi

    20/05/2008 à 09h44

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    Je ne saisis pas bien la différence entre autobiographie et auto-fiction : dans le cas de 99f je veux bien, le personnage s'appelle Octave et tue des gens. Mais dans Persepolis, il s'agit bien de Marjane, et des évènements qui se sont passés dans sa vie. Où est la fiction  ?


    En revanche, Sagesses et malices de la Perse est effectivement un album illustré, collectif de surcroît, qui reprend des contes populaires persans

  • hiddenplace

    20/05/2008 à 22h03

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    J'ai revu dernièrement Les fils de l'homme, j'ai eu moins de frissons que la première fois, mais je confirme quand même le coup de bazooka


    (j'avais lu quelque part à l'époque, que le film rappelait/ utilisait des procédés de FPS, mais comme je ne joue pas du tout à ça, je me rends moins compte)


    Sinon par contre, le Harry potter et le prisonnier d'Azkahban est l'adapatation que je préfère, des HP... 

  • Kei

    20/05/2008 à 23h07

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    The Assassination of Richard Nixon (1994) de Niels Muller et le très beau Labyrinthe de Pan (1996) de Guillermo Del Toro.


    CE serait pas 2004 et 2006 plutôt ? Je n'y connais rien, mais ça me parait plus cohérent avec le reste.

  • Nicolas

    21/05/2008 à 10h27

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    Absolument Kei !

  • Loïc Massaïa

    22/05/2008 à 10h39

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    Elle mélange tellement la réalité et la fiction que finalement ca devient impossible de s'y retrouver.


    Elle a prit sa vie, et elle l'a romancée, alors que Begbeider (ca s'écrit comme ca?) s'est inspiré de sa vie et a completement inventé autre chose. c'est un peu différent^^

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