Festival de Cannes 2008 : Fatih Akin

Fatih Akin, né le 25 août 73, est allemand. Evidemment en général on précise après sa nationalité, "d'origine turque". Il faut bien justifier son nom pas franchement allemand. L'histoire ne dit pas s'il y a un label rouge pour les immigrés turcs en Allemagne. Ce qui est sûr, c'est que le petit Fatih grandit à Hambourg et joue des pièces de théâtre à l'école.


DR.
Le métier d'acteur pourtant ne l'intéresse pas plus que ça, car il se dirige tout de suite vers la réalisation en étant engagé par la société de production allemande Wüste, dès 20 ans. Ses premiers films seront des courts-métrages, Sensin - Du bist es ! et Getürkt, qui auront plusieurs prix. Récompense aussi pour son premier long, Kurz und schmerzlos, qui aura le Léopard de Bronze à Locarno. En 2000, il sort Im Juli (Julie en juillet), l'histoire d'un long voyage à travers l'Europe. Récompense toujours pour Head-On, Ours d'Or à Berlin en 2004 pour cette histoire de mariage et d'amour sous le poids des traditions et de la vie. Enfin il reçoit une Palme d'Or en 2007 en tant que scénariste sur De l'autre côté sur le thème des rapports entre la Turquie et l'Europe, particulièrement l'Allemagne (immigration, intégration).

Sa filmographie

En tant qu'acteur
Hirsiz var ! (2005), de Oguzhan Tercan
L'Expérience (2003), de Oliver Hirschbiegel
Julie en juillet (2000), de Fatih Akin

En tant que réalisateur
De l'autre côté (2007)
Crossing the bridge - the sound of Istanbul (2005)
Head on (2004)
Solino (2002)
Julie en juillet (2000)
L'Engrenage (1998)

En tant que scénariste
De l'autre côté (2007), de Fatih Akin
Kebab connection (2006), de Anno Saul
Crossing the bridge - the sound of Istanbul (2005), de Fatih Akin
Head on (2004), de Fatih Akin
Julie en juillet (2000), de Fatih Akin

 


Le jury et les films de Cannes 2008
Sean Penn
Alfonso Cuaron
Marjane Satrapi
Sergio Castellitto
Alexandra Maria Lara
Jeanne Balibar
Natalie Portman
Rachid Bouchareb

 

A propos de l'auteur

Intéressé par beaucoup trop de sujets, nazonfly est en charge de la partie Musique Krinein depuis quelques années. Ce qui ne l'empêche pas de visiter les territoires des livres, du cinéma, des médias et même de sciences et tech.

8 commentaires

  • nazonfly

    14/05/2008 à 11h17

    Répondre

    Faut que je me tienne à un truc cette année : regarder dans combien de salles sortent les films de la sélection officielle et regarder les entrées qu'ils font. Je suis sûr qu'il y a de quoi rigoler (l'année passée, seulement 1 film de Cannes a dépassé le million d'entrées et a donc figuré par les 41 films les plus vus!)

  • Loïc Massaïa

    20/05/2008 à 07h24

    Répondre

    Alors, pour précision, Persépolis est ce qu'on apelle, de facon barbare, une auto-fiction, une autobriogaphie romancée en somme. Ca n'est pas une stricte autobio.


    Sinon, mais là j'en suis moins sur, il me semble que dans ses BD citées en fin d'articles, certains sont en fait des albums illustrés et non pas de la pure BD (mais ca demande confirmation).


     


     

  • Loïc Massaïa

    20/05/2008 à 07h31

    Répondre

    C'est vrai que Les fils de l'homme est exceptionnellement bien réalisé!


    une vrai claque (pour etre exact, ca ressemble plus a un gros coup de bazooka dans la gueule).


     Ce qui manque a Cuaron maintenant, c'est un peu plus de profondeur dans les personnages et les thématiques abordées, et il pourrait aller loin. Pour l'instant ses films ne sont guère personnel (même Y tu mama tambien, celui qui ressemble le plus à un "film d'auteur' n'est finalement guère personnel, ressemblant a s'y méprendre à tout un tas d'autres films du meme genre...)


    Ca reste un réalisateur a suivre. 

  • riffhifi

    20/05/2008 à 09h44

    Répondre

    Je ne saisis pas bien la différence entre autobiographie et auto-fiction : dans le cas de 99f je veux bien, le personnage s'appelle Octave et tue des gens. Mais dans Persepolis, il s'agit bien de Marjane, et des évènements qui se sont passés dans sa vie. Où est la fiction  ?


    En revanche, Sagesses et malices de la Perse est effectivement un album illustré, collectif de surcroît, qui reprend des contes populaires persans

  • hiddenplace

    20/05/2008 à 22h03

    Répondre

    J'ai revu dernièrement Les fils de l'homme, j'ai eu moins de frissons que la première fois, mais je confirme quand même le coup de bazooka


    (j'avais lu quelque part à l'époque, que le film rappelait/ utilisait des procédés de FPS, mais comme je ne joue pas du tout à ça, je me rends moins compte)


    Sinon par contre, le Harry potter et le prisonnier d'Azkahban est l'adapatation que je préfère, des HP... 

  • Kei

    20/05/2008 à 23h07

    Répondre

    The Assassination of Richard Nixon (1994) de Niels Muller et le très beau Labyrinthe de Pan (1996) de Guillermo Del Toro.


    CE serait pas 2004 et 2006 plutôt ? Je n'y connais rien, mais ça me parait plus cohérent avec le reste.

  • Nicolas

    21/05/2008 à 10h27

    Répondre

    Absolument Kei !

  • Loïc Massaïa

    22/05/2008 à 10h39

    Répondre

    Elle mélange tellement la réalité et la fiction que finalement ca devient impossible de s'y retrouver.


    Elle a prit sa vie, et elle l'a romancée, alors que Begbeider (ca s'écrit comme ca?) s'est inspiré de sa vie et a completement inventé autre chose. c'est un peu différent^^

Participer à la discussion

Nous nous réservons le droit de ne pas publier les commentaires qui ne nous semblent pas appropriés (netiquette, loi, point godwin, imbécillité profonde, etc.). Et ne venez pas crier à la dictature !

Vous allez commenter en tant qu'invité-e :

Krinein cinéma, c'est l'actualité et les critiques de films qui sortent au cinéma, en dvd et en bluray .

Des grands classiques aux films d'actions hollywoodiens. Pas de tabous chez Krinein cinéma, hormis, peut-être, les films français qui sont trop souvent oubliés.

Rubriques