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ferme se rebelle (La)

Cot ! Cot ! Meuh ! Meuh ! Groin ! Groin ! Bêêê ! Bêêê ! (En gros, il dit qu'il est pas content)

Il y aurait eu bien plus classieux pour tourner la page. Et oui, La ferme se rebelle est selon certaines sources le dernier film d'animation traditionnelle de la firme Disney, qui abandonne la 2D pour se consacrer entièrement à la 3D. Peut-être la raison qui a poussé le distributeur à faire autant de pub autour de petit film de 1h16. Une durée minimale, certes mais qui fait... aussi le minimal. Adieu, veau, vache, cochon, couvées...

Par la faute du redoutable Alameda Slim, le plus redoutable voleur de bétail de tous les temps, les fermes du coin sont contraintes de fermer leur portes les unes après les autres. C'est ainsi que Maggie, une belle vache bien portante et un brin loquace, quitte son étable natale et rejoint une nouvelle ferme accueillante, le « petit coin de paradis », en compagnie des bovines Grace et Mrs Calloway. A peine arrivée, la propriété est mise en demeure par la banque, et ne sera restituée que contre la somme de 750$. La récompense exacte promise à celui qui capturera Slim, selon les affiches. Ni une, ni deux, les trois vaches se lancent sur la piste du bandit...

Trois vaches à la langue bien pendue se lancent sur les traces d'un redoutable voleur de bétail pour empocher la récompense qui sauvera leur ferme. Une idée saugrenue comme seul un scénariste Disney pourrait en avoir, pour sûr, plate et simple comme une petite feuille de chou. Et sur tous les plans l'on vise petit, même sur la durée (1h15 au grand max). Bref, le divertissement idéal pour le petit écolier en vacances raffolant des jolies petites histoires toutes colorées qui finissent bien. Pour les adultes, ça se gâte un peu. Tracé et animation plutôt sommaire, le tout découpé à la serpe et peinturluré de couleurs criardes et primaires ; histoire mignonette mais pas plus évoluée que les têtes à claques de « Frères Trouillard » ; et la nette impression de payer pour voir un demi-film. Les quelques bons mots et tournures de phrases bien orientées relevés ici et là ne constituent certainement pas une contrepartie suffisante à cet ensemble de défauts, noyés dans cette fade petite mièvrerie sans envergure.

Dessin et animation d'un autre âge, scénario et péripéties éculés, et musique insignifiante (à un morceau près, oubliée dès la sortie de la salle). A réserver aux touts petits.

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1 commentaires

  • KalistoR

    16/03/2005 à 16h05

    Répondre

    Mais bonté bovine ! Quelle mouche (du coche) a piqué les réalisateurs des studios Disney pour clôturer ainsi lhistoire des grands classiques 2D de la firme. Après 80 années de travail et pas moins de 44 films, on était en droit dattendre une dernière page gorgée dun peu plus de panache.

    Après un Frère des Ours à lesprit moraliste trop léger, une solution des plus originales semble avoir été adoptée cette fois-ci : aucun message à faire passer et un scénario complètement fantaisiste. Je ne suis pas contre un peu dextravagance mais tout de même, trois vaches chasseuses de prime...
    Allez, à la rigueur. Mais ce qui est difficilement excusable, cest la pauvreté générale qui se dégage de ce dessin animé. Lhumour est loin dêtre excellent, sauf peut-être le cheval Buck et Alameda Slim passé maître en capture tyrolienne, et le grandiose des décors marque aux abonnés absents tant les couleurs sont tristes et les détails restreints.

    Bref, déçu je fus, déçu je resterai. Si Cendrillon, pour ses vingt ans, était la plus belle des enfants, Disney Feature Animation, pour ses 80 ans, est bien le plus triste des parents...

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