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Femme fatale

Sur l'affiche, une zolie demoiselle affriolante, avec marqué en grosse lettre femme fatale. Dans la bande-annonce, c'est n'importe quoi, on comprend rien, et c'est monté dans cette optique. Alors évidemment, tout cela nous donne envie de le voir, surtout que le réalisateur n'est autre que Brian de Palma, maître incontesté du suspense, légèrement en froid avec nous depuis Mission To Mars.

A la suite d'un hold-up qui tourne mal en plein festival de Cannes, Laure (Rebecca Romijn-Stamos) double ses comparses et s'enfuit avec le butin. Bloquée à Paris, elle prend l'identité d'une jeune veuve, Lily, pour s'emparer de son passeport et s'envoler pour les États-Unis. Sept ans plus tard, elle revient incognito en France, mariée à un ambassadeur, mais se fait surprendre par un paparazzi, Nicolas (Antonio Banderas). La photo qu'il prendra lui attirera bien des ennuis...

De Palma nous avait habitués à bien mieux. Comme on me l'a fait remarquer il y a quelques temps, il prend un malin plaisir à démarrer de façon spectaculaire ces films pour les bâcler finalement. Rappelez-vous de Mission To Mars, des 15 premières minutes de Snake Eyes, et vous verrez le bien-fondé de cette remarque. Même topo pour Femme Fatale, les premières minutes sont passionnantes. Après cela se gâte un peu. De Palma tente quelques exercices de style, consistant à partager l'écran en deux pour avoir deux points de vue. Intéressant. Problème, l'histoire se traîne, se traîne. Alors on s'ennuie. Ferme. Oui, tout est dans la forme, et encore. Quelques beaux effets, un petit côté racoleur assez plaisant (pour vous, les messieurs qui achètent des rasoirs trois lames), mais tout va tellement lentement que rien ne peut véritablement nous distraire. Le pire est je crois la fin, un enchaînement de rebondissements assez mauvais, voire même très mauvais, que l'on qualifiera de bâclage afin de démontrer la remarque faite plus haut.

Un bel exercice de style par un maître du suspense, une belle femme très aguichante, mais un scénario creux et une lenteur exaspérante, voilà les maîtres mots du dernier De Palma. Pas à ranger dans les films de daube, mais insuffisant pour la moyenne.

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