5.5/10

Fashion Victime

Soulignons tout d'abord que Fashion Victime n'est pas un Teen movie, ce qui pourrait avoir une ascendance non négligeable sur la suite de la critique. Ensuite, ajoutons que le titre n'est pas traduit de l'original, qui lui se pavanait avec un chouette petit Sweet Home Alabama nettement plus approprié au sujet de l'intrigue (et qui faisait référence à la chanson Sweet Home Alabama de Lynyrd Skynyrd). Enfin, indiquons de la plus belle façon qui soit (ou peu s'en faut) que Fashion Victime a tout de la comédie sentimentale comme tout le monde en a vu des sacs. Voilà, nous pouvons commencer...

Après une demande en mariage classieuse de la part du très séduisant fils de la maire de New York, Mélanie Carmichael, styliste en pleine ascension, s'envole pour l'Alabama régler trois ou quatre petites choses de son passé. Comme par exemple divorcer officiellement de son ex-mari...

La « fashion victime », Mélanie, c'est Miss Reese Witherspoon, jeune et jolie blonde flanquée d'un sourire pinçant des plus inimitables d'Hollywood. Lassée de son quotidien « commun » de campagnarde sudiste, elle décide de tout plaquer pour la grande ville, et devient rapidement une petite génie de la mode coincée. Vous voyez où je veux venir ? Et bien la petite particularité, qui va faire l'objet de la comédie sentimentale, c'est l'opposition brutale du Nord et du Sud, symbolisée notamment par son (ex) mari Jack (mal rasé, pas d'ambitions, un peu incorrect), et son futur mari Andrew (distingué, classe, très bonne situation). Le choix se pose, même s'il lui est évident au départ, et qu'il le deviendra bien moins vers la fin. Admettons-le, l'idée se distille dans la longueur pour pratiquement disparaître complètement, et revient à se reposer très vite sur les principes même de la comédie sentimentale. Pour résumer, une bourgeoise tendance revient à la campagne, et tout va finir en happy end. Ceci dit, bien que la romance paraisse étrangement longue (et elle l'est, presque 1 h 50), avouons qu'elle passe relativement agréablement, peut-être grâce au conventionnalisme des ficelles, et elle se serait encore mieux déroulée si le scénario avait su produire quelques surprises dans l'intrigue.

Concluons (et ce sera le dernier verbe en -ons, promis) que Fashion Victime suit la route toute tracée de la comédie sentimentale de base, un genre qui aime produire une histoire d'amour atypique et l'habiller d'une petite idée de choc de mondes, généralement mal exploitée. Presque deux heures de problème de coeur, pas franchement comique à l'exception de quelques scènes dans le début du film.

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Spider

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