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Famille à louer

Drew (Ben Affleck) est un brillant publicitaire. Riche à millions, il n'aurait pas pu rêver de meilleure carrière professionnelle. Cela dit, tout n'est pas rose pour lui. Comme tout businessman de film gentillet qui se respecte, il cache sous son cynisme et sa fantaisie une profonde désolation qu'il cherche à combler. Le réveillon de Noël correspond à la période où ses sentiments se réveillent et cette fois-ci, au lieu de passer les fêtes tout seul, il décide d'acheter une famille afin de lui faire retrouver ses souvenirs d'enfance.

Il faut l'avouer, le postulat de départ de Famille à louer est assez sympathique : un millionnaire excentrique qui achète une famille pour ses fêtes de Noël et les obliger à faire ce qu'il désire selon la bonne et due forme du contrat. Et lorsque le père du ménage a les traits de James Gandolfini (Les Sopranos) et qu'il possède des traits de personnalité assez explosifs, on peut s'attendre au mieux. Malheureusement, le résultat se révèle d'un classique navrant dont la distribution minimaliste est là pour le prouver.

Famille à louer est l'exemple parfait du film hollywoodien pas cher, vite pensé, vite tourné, avec une star et ayant le seul but de divertir un minimum durant une heure et demie. Ici, c'est tout à fait cela. Ben Affleck occupe l'écran de tout son sourire ultra-bright, prêt à en faire des tonnes pour qu'on le remarque. Le scénario est formaté, respectant toutes les règles à la lettre et les quelques retournements de situations sont tellement déjà-vu que ne pas en faire serait bien plus original. De plus, le rythme pas bien vaillant ou les personnages secondaires plutôt vides comme celui de Christina Applegate (Kelly de Mariés deux enfants) ne rajoutent rien à l'affaire.
Cependant, tout est loin d'être mauvais dans ce film. L'ambiance est assez agréable, tout comme les personnages de Ben Affleck en ahuri total ou celui de James Gandolfini en père de famille acariâtre. Les rôles auraient du être plus poussés, plus méchants mais il y a lors de certaines scènes quelques passages mordants qui se révèlent intéressants. Dommage de ne pas en avoir fait plus. Cela dit, le public de Noël n'aurait sûrement pas apprécié.

Famille à louer est l'exemple même du film convenu dont on devine chaque scène dix minutes à l'avance et dont on les oublie avec le même écart de temps. Cela dit, le divertissement minimum est assuré. A louer pour la famille un soir de jeux de société afin de faire un bon fond visuel et auditif.

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dernier trappeur (Le)

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1 commentaires

  • Shanks Dulacre

    21/12/2004 à 08h51

    Répondre

    bah quoi!! c'est quand meme assez drole ce film, je me suis pas ennuyé en le regardant, c'est pas du hyper-grand-art mais ca vaut le coup d'aller le voir

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