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Eye - 2003 (The)

Mun (Lee Sin-Je), une jeune femme de vingt ans, qui est aveugle depuis l'âge de deux ans, va se faire transplanter une nouvelle cornée qui est censée lui redonner la vue. Après le succès de l'opération, Mun commence à souffrir d'effets inattendus comme la possibilité de voir les fantômes...

A tous les adeptes des Ringu (Ringu, Ringu 2, Ringu 0) et des Ringu-like comme Dark Water, voici The Eye des frères Pang.

Que vous soyez informés tout de suite, ce film se divise clairement en deux parties de qualité très différente : la première heure du film est parfaite et la dernière demi-heure est très décevante.
Dans les soixante premières minutes de ce film thaïlandais donc, les frères Pang nous livrent un film mystérieux, tendu et effrayant à souhait. Mun voit une demi-dizaine de fantômes dans des scènes terrifiantes où les réalisateurs jouent parfaitement avec les flous de l'image, les bruits angoissants, les ombres mystérieuses et avec le concept de Ringu-like. Pour ceux qui ne savent pas vraiment en quoi le Ringu-like consiste, une petite explication s'impose : le Ringu-like consiste à montrer clairement un personnage, qui est un fantôme, et à le faire rester statique ou se déplacer très lentement. Rajoutons à ce qui a été dit plus haut une mention spéciale pour le fantôme du vieux dans l'ascenseur et pour le coup du miroir qui ne renvoie pas l'image de Mun mais celle d'une autre.
Dans cette première partie, on se sent perdu comme dans un Lost Highway ou un Mulholland Drive de David Lynch et on frissonne comme dans un Ringu d'Hideo Nakata.
Mais, ensuite, dans les trente dernières minutes, qui vont nous expliquer le pourquoi du comment des visions étranges de Mun, on se sent beaucoup plus proche d'un film comme Stir Of Echoes (Hypnose) de David Koepp que des films précédemment cités. En effet, les explications sont très décevantes et sentent le bon gros goût de déjà vu. Le mystère s'efface et la peur avec.
La fin est impressionnante et bien réalisée mais vraiment « too much » et inintéressante car on a déjà décroché depuis une bonne demi-heure.

Bref, ce film est victime du syndrome Signs qui consiste à faire un film qui est très bien pendant une heure et qui s'écroule dans les dernières minutes.
On préfèrera par exemple le chef-d'oeuvre japonais d'épouvante et de tristesse Kairo (2001) de Kiyoshi Kurosawa à ce The Eye qui nous laisse sur notre faim.

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