9.5/10

Il était une fois dans l'Ouest

Il était une fois un chef d'oeuvre

Six ans après Pour une poignée de dollars qui inventa le western spaghetti, ou tout du moins ses clichés, Sergio Leone remettait le couvert en 1969 avec cette ultime incursion dans le genre en tant que réalisateur, en profitant au passage pour entamer une nouvelle trilogie. Après les trois aventures de l'Homme sans Nom, la série non moins célèbre des Il était une fois... faisait son apparition, avec ses thèmes et ses partis pris. Il était une fois en Amérique, Il était une fois la révolution et ce qui nous intéresse aujourd'hui, Il était une fois dans l'ouest marquent une sorte de rupture dans l'oeuvre de Sergio Leone. Des films souvent mélancoliques, réalistes, cassant les codes et les clichés. Il était une fois la révolution se présente ainsi comme une diatribe contre l'héroïsme de tout poil, où les idéaux ne valent rien. Avec Il était une fois dans l'ouest, Sergio Leone réalise probablement ici son western le plus manichéen, le plus symbolique et à vocation la moins divertissante.

A film hors normes, équipe hors normes, c'est toujours flanqué de ses fidèles Sergio Donati (écriture) et Ennio Morricone (partitions) que Leone s'entoure entre autre de Bernardo Bertolucci, et d'un nom qui deviendra par la suite incontournable dans le monde de l'horreur et giallo : Dario Argento. Celui qui ne faisait pas encore partie des "maîtres italiens", trouvait ici l'une de ses premières expériences cinématographiques en co-signant avec les deux Sergio et le futur réalisateur du Dernier Empereur ce western en forme de contrepied. Contrepied car avec Il était une fois dans l'ouest, Sergio Leone envoie littéralement valser son propre héritage.

Le western spaghetti révolutionna une bonne partie des codes narratifs alors en vigueur dans ce genre tout ce qu'il y a de plus américain. Aux personnages loyaux et proprets s'opposaient désormais des hommes typés et poussiéreux qu'il valait mieux avoir sous la main que derrière soi. Des pistoleros qui dézinguaient la racaille par paquet de trois, traversant leurs films avec un sillage d'immortalité. Il était une fois dans l'ouest fait figure de grand chambardement, revenant quasiment aux sources du genre avec une approche beaucoup plus américaine et moins ambiguë que ses prédécesseurs. Tout débute par une longue scène d'intro. Dix minutes sans dialogues, rythmées par le grincement lointain d'une éolienne. Un début qui renoue avec une certaine forme de théâtre et qui hésite à se prendre au sérieux, s'attardant sur des détails aussi anodins qu'une mouche ou une petite fuite d'eau. C'est ici que nous ferons connaissance avec Harmonica, attendu par un trio patibulaire. C'est le moment pour ceux qui ont vu Pour une poignée de dollars de se caler dans leurs fauteuils : la poudre va parler, et plutôt trois fois qu'une. Mais Leone n'a pas dit son dernier mot et ce qui apparaît comme une scène-signature devient soudain le vecteur de tout ce que développe le film. Harmonica s'effondre à son tour, touché par une balle perdue. Les héros ne sont que des hommes...

Mais qui sont-ils, ces hommes ? Ils s'appellent Harmonica, le Cheyenne et Franck. Et il y a bien sûr une femme. Dans les westerns de Leone où s'affrontent des fripouilles couvertes de poussières avec petit rictus de circonstance, dire que peu
de femmes ont leur place serait un doux euphémisme. Machisme à l'italienne ? Peut-être pas : Pour une poignée de dollars ne montrait-il pas un Clint Eastwood perdant de son aplomb face à une demoiselle en détresse ? Une scène troublante qui sera beaucoup mieux développée par Walter Hill dans Dernier recours (qui n'est qu'une relecture du film dans les années 50), lorsque Bruce Willis se voit dire "tu tomberas à cause d'une dame". Quoi qu'il en soit, le personnage de Jill Mc Bain, incarnée par Claudia Cardinale, change la donne et s'impose finalement comme la véritable héroïne. Cet élément féminin permet de justifier tout le travail de déconstruction de Leone, apportant une sensibilité et une mélancolie qui deviendront caractéristiques de ses futures productions.

Mais l'autre point de rupture réside dans le personnage d'Harmonica. Clint Eastwood apparaissait comme l'anti John Wayne. Dans Il était une fois dans l'ouest, Harmonica se présente d'emblée comme l'anti Clint. Charles Bronson, qui à l'époque stagnait dans les seconds rôles (malgré des films prestigieux, comme Les 7 mercenaires ou Les 12 salopards), compose un personnage dur, peu loquace, mais vulnérable et habité par un but vengeur dont on ne découvrira le fin mot qu'à la fin du métrage. Personnage quasi-mystique, Harmonica n'est pas une gâchette facile, ne répondant pas aux provocations, comme le montrera la scène du petit bar où il fera sa première rencontre avec le Cheyenne. Sergio Leone sait très bien ce qu'attend son public et prend un malin plaisir à ne pas lui fournir ce qu'il veut, canalisant toute cette énergie pour soudain la lâcher dans le duel final, moment de splendeur où Harmonica tire son flingue une dernière fois le temps d'une scène culte. Harmonica se libère et Leone aussi, explosant sa mise en scène et osant les gros plans les plus extrêmes. Harmonica n'est pas ambigu, sait se montrer loyal et capable de sentiments lorsque sa mission terminée, il sort de sa carapace et s'en retourne à regrets.
Avec Jill et Harmonica, Leone développe un style de personnage qui ne lui était à première vue pas familier. Des personnages de durs aux pieds d'argile, désabusés et tragiques. Pourtant, il y a un protagoniste qui rappelle soudain l'école italienne et s'impose tel un trait d'union entre les deux approches : le Cheyenne.

Le Cheyenne dans la grammaire de Leone pourrait se rapprocher du Truand, du Bon, la Brute et le Truand. Bandit farouche, fine gâchette et fidèle en amitié, philosophe à ses heures, il partage avec le personnage d'Eli Walach un côté burlesque et le goût pour les petites phrases qui résument la vie. Le Cheyenne, pourtant cantonné en second rôle, se révèle être un personnage majeur. Tel le Prologue, ce faux personnage que l'on utilise en théâtre pour introduire tous les autres, le Cheyenne donne des noms et catalogue chacun, surnommant ses rencontres : "Harmonica" pour le mystérieux étranger, "fillette" pour Mme Mc Bain, "Taff Taff" pour M. Morton. Sans lui, Il était une fois dans l'ouest serait un film à Homme sans Nom plutôt qu'un film à... Hommes à surnoms. D'Harmonica on ne connaîtra jamais le patronyme. Le Cheyenne s'est autoproclamé ainsi. Jill Mc Bain, outre d'hériter du nom de son ancien mari est une ancienne prostituée, faisant apparaître le Jill comme un éventuel pseudonyme. Franck n'est qu'un prénom. Reste M. Morton, homme d'affaire crapuleux et rongé par la tuberculose. Comme Harmonica le laissera entendre, les hommes d'affaires apparaissent ici comme une sorte de race supérieure, ceci expliquant ce statut. Le surnom du Cheyenne le fera descendre de son piédestal pour le faire rejoindre le rang des hommes, dont il ne vaut pas mieux...
Pour ce personnage qui rappelle le mieux son ancien univers, Leone fait preuve également d'une étrange pudeur assez touchante. Ainsi, hormis une scène précise, on ne le voit jamais véritablement tirer sur quelqu'un, comme si Leone voulait le faire sortir de la violence. Sa première apparition débute par une fusillade dont on n'apperçoit rien et n'entend que le bruit. De quelques uns de ses autres coups de flingues, on ne verra que sa main. De sa mort et de son agonie, il en résultera une scène émouvante, jouant sur le suggestif, avant qu'il ne passe l'arme à gauche hors caméra après une dernière réflexion bien sentie, s'opposant par exemple à celles de Franck, que l'on voit souffrir et rendre le dernier râle en gros plan.

Et puisqu'on parle de Franck. Si le Cheyenne est une sorte de clin d'oeil aux premiers films de Leone, Franck retombe dans les volontés premières d'Il était une fois dans l'ouest. Pas d'ambiguïté non plus, Franck est une belle ordure, capable de tuer femmes et enfants. Il le fera d'ailleurs, et avec le sourire. Ce mercenaire vieillissant, porté par Henry Fonda et son regard d'acier, n'apparaît pourtant pas comme un surhomme. Il avouera sa condition lui-même, lors d'un dialogue avec Harmonica ("Un Homme, c'est tout"). La personnalité de Franck est un condensé de celles de Jill, Harmonica, le Cheyenne et de M. Morton, mais aussi de celle de Setenza (la Brute). Défourailleur, avide de puissance et jamais avare d'une remarque au sens profond, Franck sait se faire entendre et garder le silence. Pourtant son rôle est bien défini : violent, impitoyable et tout de noir vêtu, son camp est des plus explicites. Avec l'âge, comme le dira Harmonica, ses méthodes ont changé. Ce qui ne veut pas dire qu'il ait renoncé aux anciennes. Hitchcock disait que lorsque le méchant est réussi, l'histoire l'est tout autant. Indéniablement, Il était une fois dans l'ouest est réussi et Franck entra dans l'imagerie collective, au même titre qu'Harmonica. S'il y a des bédéphiles parmi vous, relisez l'album Phil Defer, de Lucky Luke, vous verrez de quoi je parle.

Film mettant en scène des Hommes et leurs travers, Il était une fois dans l'ouest est une histoire tordue et compliquée qui n'a finalement que peu d'importance. Ici l'accent est mis sur une certaine forme de mélancolie et une approche réaliste qui traduira les deux épisodes suivants des Il était une fois.... Il n'y a guère que le personnage du Cheyenne, quelques scènes d'anthologie et bien sûr la superbe musique de Morricone pour passer le témoin entre les deux trilogies. A propos de Morricone, c'est sans doute dans ce film que l'on constate l'extraordinaire importance de l'environnement sonore chez Leone. Chaque personnage a son thème, tournant autour de ce qu'il représente. Mélopée distordue et implacable pour Harmonica (la vengeance), petit air incertain, allant du guilleret au mélancolique pour le Cheyenne (le mystère, l'amitié, un certain idéal de vie), lourdes sonorités feutrées pour Franck (le danger), musique triste pour Mme Mc Bain (l'amour perdu, la fin des illusions). Transporté par des acteurs extraordinaires et un réalisateur qui n'était pas loin du sommet de son art, Il était une fois dans l'ouest est une oeuvre épique et superbe, qui représente toujours la référence incontournable du Western Spaghetti, avec Le Bon, la Brute et le Truand, Django de Corbucci et Keoma de Castellari (ce dernier, à la manière de Braindead pour le gore, étant tellement ultime qu'il aurait paradoxalement contribué à la mort du genre). Le thème de l'Homme à l'Harmonica est devenu indissociable du western et Charles Bronson, comme Eastwood à son heure, vit sa notoriété prendre un sacré coup de fouet. Devenu depuis cloîtré dans son image de Paul Kersay (Un Justicier dans la Ville, 1974), Bronson et sa gueule burrinée nous quittèrent le 31 août 2003. Ce film, par sa performance magnifique, est l'occasion de se rappeler quel acteur il fut et quelle carrière il eut. Quant à Sergio Leone, il continua sur sa lancée. Il était une fois la révolution est un drame désabusé dont le final et le dernier sourire de James Coburn hantent sûrement plus d'un esprit. Il était une fois en Amérique, en forme d'apothéose, est le film qui lui permit enfin de sortir de l'approche western, triste et gonflé de scènes touchées par la grâce. La mort finit par l'emporter également, laissant son dernier projet vacant : une adaptation du Voyage au bout de la Nuit, de Céline...


"Hé, l'Harmonica... quand ton heure viendra... prie le ciel pour que ce soit un bon tireur qui te descende"
- le Cheyenne

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9 commentaires

  • Joel Robuchon

    17/03/2005 à 13h29

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    Il était une fois dans l'Ouest est de loin un très grand chef-d'oeuvre du cinéma Italien avec Le Bon, la Brute et le Truand de Sergio Leone également!

    Avant les westerns c'était le shérif impeccable, la loi et une touche de patriotisme Américain comme l'infecte Fort Alamo avec John Wayne.
    Les Italiens ont su montrer que le Far West était en réalité bien loin des Westerns US. De la violence, des prostituées, des mercenaires, des paysans chassés par les compagnies: Il était une fois dans l'ouest dresse un tableau de l'humanité noir et magistral ( avec la sublime Claudia Cardinale).
    C'est très Italien on passe du rire aux larmes et on en prend plein la gueule tout au long du film.

    Une oeuvre avant-gardiste à voir et à revoir avec plaisir!

  • Bzhnono

    18/03/2005 à 01h13

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    Pas d'accord!!!

    Ok le western italien (Sergio Leone notament) est un très bon western. Il y a d'ailleurs plusieurs chef d'oeuvre (la trilogie des dollars, Il était une fois dans l'Ouest pour ne citer qu'eux). Mais en général, le western italien se veut parodique du western américain, c'est pour cela (entre autre) qu'on lui donne l'appellation de western spaghetti.

    Les western américain sont de très bons westerns. Et ce n'est pas la "touche de patriotisme" qui va tout gacher. Qu'il y ait une "touche de patriotisme" ou pas, certains westerns américain sont pour moi de très bons films voire des chef d'oeuvre : les cavaliers, l'homme qui tua Liberty Valance, la horde sauvage, Fort Alamo, Rio Bravo et bien d'autres encore ...

  • Joel Robuchon

    18/03/2005 à 09h36

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    Je me suis un petit peu mal exprimé. C'est le contenu idéologique, la "moral" que je reproche aux westerns made in US... Personne n'oserai s'attaquer au mythe John Wayne ( quoique son style viens mon p'tit gars j'vais t'apprendre la vraie vie m'est assez insupportable...)
    Tout bon cinéphile qui se respecte a toujours quelques Westerns Américains sous le manteau!

  • Lestat

    18/03/2005 à 10h09

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    En même temps, les westerns italiens ne sont pas dépourvus de toutes idéologies. Il y a eu une vague de westerns à dimension plus politiques, comme ceux de Solima, ou plus simplement El Chuncho qui prend pour sujet la révolution et incite le peuple à, je cite "ne pas acheter du pain mais de la dynamite".

  • gyzmo

    20/06/2006 à 11h49

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    Revu encore une fois hier soir !

    Et à chaque fois, je suis fasciné par la beauté de ce film, mon western favori derrière La Horde Sauvage Les thèmes musicos, le charisme des personnage, la dextérité de la mise en scène et cette formidable recherche du mouvement et du cadre de la caméra. Tout est parfait ! Et par dessus tout, comme le souligne la critique de Lestat (pour l'utilsisation des partitions de Morricone), on se rend compte dans ce film combien Leone n'est pas uniquement un très bon faiseur d'images. Il est également très fort pour définir un personnage via le son, L'Harmonica étant la meilleure illustration. Et l'entame, à elle seule, illustre bien cette méticulosité : la mouche, la goutte d'eau, le cracage de doigts. Puis c'est vrai que pour une fois, dans un western, l'interprétation féminine est mise en valeur. Un rôle très fort, parfois ambigu mais très attachant. Claudia Cardinale est vraiment saisissante dans la peau de Jill. Quant aux mâles, ben, comme d'habitude, ils sont excellents ! Le Cheyenne est un des "méchants" les mieux travaillés de la filmo de Leone, il me semble. En tout cas, j'adore le personnage car il surprend à de nombreuses reprises par ses réactions et ses mots. Il y a beaucoup de subtilités en lui, jusqu'à la fin (superbe). Et Henry Fonda ! Roh, quelle gueule, quel rôle à contre-emploi ! Je crois bien que c'est un de ses derniers western (quelques années plus tard, il jouera dans Mon Nom est Personne) et parce que Leone lui a proposé d'endosser le costume d'un horrible personnage, le public américain a longtemps été traumatisé par ce film (Fonda faisait parti des héros du cinéma d'outre-atlantique). Et il faut reconnaître que ce personnage de Frank, bien que supramanichéen, reste fascinant. Pis l'Harmonica, son antithèse joué par Bronson (sublime), est tout aussi intéressant, même si son existence dans le film prend sa source dans le conventionnel. Autrement, le background de Sweetwater (et son trésor un peu spécial) est une bonne idée de scénario que Leone exploite de manière originale. Belles histoires !

    Et pour finir, j'aimerai souligner la qualité de la critique de Lestat qui ne se contente pas de nous donner un avis plus ou moins intéressant sur le film mais fait un réel travail critique (et analytique) en resituant dans le contexte, mettant en lumière des comparaisons tout à fait pertinente, et cela, écrit avec élégence. C'est toujours un plaisir de lire ce genre de travaux généreux, développés et instructifs. Encore bravo ! (et bravo aussi à Leone, sans qui cette critique inspirée n'aurait jamais vu le jour^^).

    Un 9.5/10 amplement mérité pour ce western qui me fait toujours autant frissonné, même après plusieurs dizaines de visionnages. Et ça, c'est une qualité première !

  • Anonyme

    21/07/2008 à 23h11

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    c'etais un film dont je revais depuis que j'etais gamin,car mon pere m'avais interdit de voir le film du fait qu'il etait interdit -12ansmais quand meme j'ai passianté pendant 25ans pour le revoir et a vraisq dire c'est la realité dans ces temps modernes ou l'on recule devant rien pour de l'0argent massacrer une famille c'est comme l'ivasion de l'irak merci sergio c'etait un chef d'ouevre et restera pour longtemps indetronable la note est de 10/1

  • el viking

    15/09/2008 à 16h24

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    inoubliable... la scène où Frank et ses quatres immondes crapules sortent de nulle part et s'avance dans une atittude menaçante vers le gamin... Brrrrrrr!!!! j'en frisonne encore!!!


    Ce film est l'un de mes western préféré, et l'un des meilleurs toujours selon moi...

  • riffhifi

    03/06/2009 à 11h21

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    En relisant ton article, Lestat, je suis saisi d'un doute : tu dis que la BD Lucky Luke et Phil Defer (1956) a été influencé par le film Il était une fois dans l'ouest (1969) ?! Ce ne serait pas plutôt par Jack Palance dans L'homme des vallées perdues (1953)  ?


    Cette remarque n'est évidemment qu'une chicanerie destinée à attirer de nouveau l'attention sur ton excellent article

  • Lestat

    03/06/2009 à 13h04

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    (1956) (1969)


    ah tiens, amusant. Quel incroyable visionaire, ce Morris !


    -> sors []

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