5.5/10

Enfants de la pluie (Les)

Il y a très longtemps, la paix et l'équilibre régnaient sur l'univers, sous le regard paternel du Grand Dragon. Le Grand Dragon planait, tout allait bien. Tout le monde se sentait bien. Mais le méchant Voleur D'Ames se ramena avec ses grands sabots et éventra le dieu reptilien. L'univers fut scindé en deux. D'un côté le feu, de l'autre l'eau.

Quelques éons plus tard, la cité-Etat d'Orfalaise, berceau des Pyross, livre une improbable croisade à ses ennemis jurés, les Hydross. Trois gavroches, menés par Skän, essaient de vivre de leur mieux dans la cité aux allures d'oligarchie martiale. A chaque saison, les Chevaliers et leurs Ecuyers entament un long périple, une "croisade" aux airs d'expédition punitive contre des Hydross qu'ils n'ont jamais vus. On comprend très vite qu'il y a un méchant dans l'histoire et que les "croisades" ne servent pas une cause des plus justes. Les saisons s'écoulent et notre héros, Skän, devient Ecuyer. Il participera à la prochaine croisade... en quête des réponses aux questions posées au long d'une première demi-heure de film.

Les Enfants De La Pluie est un dessin animé français. L'essentiel est dit. Petit budget, scénario réducteur pour être projeté en salle. Phillipe Leclerc et Caza s'en tirent néanmoins avec les honneurs mais sans plus. Si j'aime beaucoup ce qu'a pu faire Caza en BD (tant au niveau du dessin que des scénarios) avec Scènes de la vie de banlieue et des Mondes D'Arkadi, Les Enfants De La Pluie ne tient pas la comparaison avec les productions Disney ou Ghibli. Le scénario, tout en étant ultra manichéen, est suffisament maîtrisé. Hydross et Pyross, l'eau et le feu, deux saisons... l'ensoleillée change les Hydross en pierre, la pluvieuse dissout littéralement les Pyross, le vocabulaire est logiquement rythmé par les saisons (t'as de la cendre dans les veines - insulte Pyross) et l'inévitable histoire d'amour entre Skän le Pyross et Kallisto l'hydross arrive sans surprises mais sans gaver le spectateur. Le rideau tombe et on laisse derrière soi un dessin animé sans prétention qui a le mérite d'être regardé tant par les tous petits que par un public adulte. A noter une fin légèrement téléphonée et digne d'un Lovecraft.

Personnellement, je suis resté sur ma faim.

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Johnny English

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1 commentaires

  • Anonyme

    08/10/2008 à 17h27

    Répondre

    J'ai beaucoup aimé, surtout le graphisme. Pour une fois un film Français il a besoin de soutien face à  Dysney 

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