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Edison

Thomas Edison est né à Milan, en 1847. Homme d'affaire, inventeur, il révolutionne le monde de l'industrie, de l'électricité, et du téléphone, et reçoit de nombreuses récompenses pour ses contributions scientifiques. Il meurt à l'âge de 84 ans, dans le New Jersey.
Je vous avoue que cette minuscule intro culturelle n'a pas de rapport direct avec le film critiqué, puisque l'Edison de l'affiche se rapporte à une ville des Etats-Unis. En apparence grosse sortie du mois, celle-ci se révèle être pourtant la moins intéressante de toutes, compte tenu du degré de vide sidéral qui la meurtrit à chaque seconde - ce qui doit expliquer sa faible expansion sur le territoire (moins de 100 salles) et son ancienneté déjà critique (année de production : 2004, on a pas dû passer loin du Direct to Video).

A la suite d'une opération frauduleuse, l'officier de police Raphaël Deed (LL Cool J) est entendu par la cour de justice. Y assiste le jeune journaliste Joshua Pollack (Justin Timberlake), qui flaire immédiatement des sous-entendus sordides. Un excès de zèle qui le mettra au chômage, mais pas pour très longtemps. Il parvient à convaincre son patron, le vétéran Moses Ashford (Morgan Freeman), de l'énormité de son sujet, et de remonter avec lui la piste qui les mèneront tout droit aux plus hautes instances de la ville...

Le plot, le noeud scénaristique, la veine principale, est semblable à beaucoup d'autres films : une ville corrompue, des flics ripoux, et un jeune journaliste un peu trop curieux qui va s'en prendre plein la figure pendant deux heures. Si l'histoire nous fait donc penser à un petit thriller très conventionnel, celle-ci atteint parfois des degrés de neuneusité absolue. Il n'y a qu'à voir l'intro du film (une arrestation musclée à grands renforts de fusil servant probablement pour la chasse à l'éléphant) et sa conclusion (une fusillade pyrotechnique des plus consternantes) pour s'en convaincre. Je vous passe amicalement les moments de ridicule irrésistibles, comme celui poussant le super-ripou du film à chialer dans les bras de son supérieur, je pense avoir déjà bien exposé le problème. Bien sûr, autour de celui-ci gravite un certain nombre d'autres défauts. Par exemple, reléguer deux grandes pointures comme Morgan Freeman et Kevin Spacey dans des rôles secondaires pour laisser la place à LL Cool J (regard bovin à la Vin Diesel) et à Justin Timerblake (qui ne souffrira pas de la comparaison avec son ex-girlfriend Britney, souvenons nous de Crossroads). Et je m'abstiens de postillonner sur la réalisation et le montage, qui alterne entre passivité et bizarreries pas franchement mémorables.

Peut-être une sorte de tremplin pour lancer Justin Timberlake dans le monde du cinéma, et voguer sur sa notoriété mondiale ? Quoiqu'il en soit, comme c'est souvent le cas, le résultat n'a rien de très louable, et pire, devrait subir les influences de Tom Cruise et de Tom Hanks. Bref, un film déjà mort cinématographiquement, qui aurait davantage gagné à sortir en DVD directement.

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