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Ecole paternelle

Ecole Paterrible

Si je vous dis que Ecole Paternelle est le fruit de la deuxième collaboration entre Steve Carr et Eddie Murphy, saurez-vous me dire quelle diablesse de comédie est née de leur première ? Je sais que vous le savez, bande de petits polissons, et je sais également que vous vous êtes poilés à en perdre la mâchoire devant l'ours en tutu et les poissons « Wazaa !». Pardon, je vais trop vite ? Je parlais bien entendu de Docteur Dolittle 2, chef-d'oeuvre de l'humour animalier façon Patrick Bouchitey comme rarement j'ai pu en voir, qui inaugure efficacement par sa seule énonciation de ce qui peut nous attendre dans ce Daddy Day-Care. Entre nous, cela fait combien d'années que Eddie Murphy n'a pas fait un vrai bon film ?

Après des années de bons et loyaux services, Charlie et Phil perdent leurs emplois et se trouvent au chômage. Pour s'extraire de leur situation précaire, ils décident ensemble de monter une petite organisation au concept peu orthodoxe : une garderie gouvernée par des hommes. Malgré leur expérience en tant que père, contenir la sauvagerie d'une dizaine de têtes blondes va devenir vite insupportable, qui plus est lorsque que Madame Harridan, la gérante d'une école maternelle sérieusement coincée des miches, entreprend de faire disparaître la menace...

Ça part d'une idée un peu farfelue, ça débouche sur un scénario bon enfant, pour enfants, et avec des enfants. Et pas n'importe lesquels. Une tribu de têtes blondes complètement surexcitées, caractérielles pour la plupart et doublées de fous furieux adeptes de la destruction massive. Qui pourrait rire du chantier perpétuel que s'évertue à produire cette ribambelle braillante et galopante ? Le public visé, c'est à dire les alter ego côté mini-spectateurs. Avec tout l'empaquetage que comporte un produit de ce type, bons sentiments, morale, gentils qui gagnent et méchants qui perdent. Tandis que les mômes sont choyés, les parents subissent les travers qui pourraient subvenir lors d'un repas de restauration rapide : les enfants adorent, les grands pas toujours. Eclipsé par le brouhaha des post-adolescents, Eddie Murphy se refuse même à faire du Eddie Murphy, ce qui reste un exploit considérable malheureusement pas suffisant pour élever un petit peu la barre. Loués soient alors Steve Zahn et Jeff Garlin, les deux compères, qui réussissent à fournir un minimum syndical d'humour sans pour autant en faire trop, et le casting féminin, généreux sur les mamans comme pour les vilaines (Anjelica Huston et Lacey Chabert).

Une petite comédie très ciblée moins de 10 ans, avec toute la niaiserie et l'humour bruyant que cela implique. Finalement pas si mauvais que pouvait le laisser présager la bande-annonce, si les grandes têtes parviennent à prendre le film du bon pied.

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