7.5/10

Diable s'habille en Prada (Le)

Il y a quelques années de cela, les jeunes filles rêvaient de Prince Charmant, de grands palais et de robes blanches. Les préoccupations des ados d'aujourd'hui ont beaucoup changé, la robe est restée. Pas forcément blanche, mais estampillée Dior de préférence. Normal que le cinéma évolue en conséquence, en adaptant, comme ici, un best-seller des romans féminins.


Andy Sachs (Anne Hathaway) est jeune, belle et intelligente. La mode ? Très peu pour elle, elle préfère les écrivains et les journalistes sérieux, les pulls bleus informes et son petit ami, Nate (Adrian Grenier), cuisinier. C'est donc par hasard qu'elle se retrouve embauchée chez Runway, magazine féminin consacré à la mode, au statut quasi-biblique. C'aurait pu être un bon tremplin pour la carrière de la demoiselle, mais c'était sans compter sur le Dragon, Miranda Priestly (Meryl Streep), patronne despotique qui en fera voir de toutes les couleurs à notre gentille héroïne.

Si la base est simple, le reste de l'histoire l'est tout autant. Pas surprenante, mais efficace, l'intrigue sert simplement de toile de fond et passe un peu inaperçue. Un peu dans la même veine que Stupeur et Tremblements, la biographie d'Amélie Nothomb pendant son premier emploi au Japon, Le Diable s'habille en Prada s'attache à montrer la sombre réalité d'un monde qui fait rêver. Attention, cela reste tout de même plus gentillet que dénonciateur.


Les personnages sont tous très attachants, quoi qu'à peu près aussi creux que le monde de la mode. L'interprétation est honnête, voire bonne si l'on compare avec ce que l'on nous sert en comédie française en ce moment. Le rythme est endiablé, et la B.O., très sympa, n'y est pas pour rien.
Reste le meilleur : la mode. Finalement assez loin de nous dégouter de cet univers scintillant, Le Diable s'habille en Prada en met plein les yeux, pour notre plus grand plaisir. Vous ne manquerez pas d'apprécier, en tout cas si vous êtes du sexe féminin. Nous avons pu constater dans la salle que les réactions masculines étaient moins enthousiastes.

En définitive, Le Diable s'habille en Prada est un film que vous apprécierez si vous êtes une fille et qui vous laissera plutôt indifférent dans le cas contraire. Loin du film intello, David Frankel nous sert un divertissement honorable, quoi qu'un peu creux.

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Poltergay

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7 commentaires

  • iscarioth

    28/10/2006 à 19h18

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    En même temps c'est forcé que ca peut plaire et que ca a plu à une partie des hommes. On est pas tous fait dans le même moule. Quand on parle de public, ca me heurte toujours qu'on fasse des catégorisations, alors quand il s'agit de catégorisation par sexe, là, carrémment

  • Vincent.L

    28/10/2006 à 23h21

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    Anne Hataways


    C'est Anne Hathaway

  • Anonyme

    29/10/2006 à 02h09

    Répondre

    Gallu a dit :
    En même temps c'est forcé que ca peut plaire et que ca a plu à une partie des hommes. On est pas tous fait dans le même moule. Quand on parle de public, ca me heurte toujours qu'on fasse des catégorisations, alors quand il s'agit de catégorisation par sexe, là, carrémment

    Bien sûr, évidemment. Reste que c'était un clin d'oeil aux réactions des membres de la gent masculine qui sont allés voir le film avec moi, et c'est également ce que j'ai pu ressentir dans la salle, ou entendre à la sortie de la scéance. Sans généraliser trop, je crois qu'on peut dire que le film n'a pas plu à la plupart des hommes qui sont allés à la scéance de 20h00 le 25 septembre au cinéma de SQY Ouest.

  • popcorn3227

    28/05/2007 à 20h15

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    J'ai pas aimé du tout
    C'est un film qui ne fais absolument pas dans l'originalité et il est horriblement prévisible.

  • Choubide

    28/05/2007 à 21h56

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    C'est un film que je trouve très bien maitrisé techniquement (photo, réalisation rythmée, jeu d'acteur impeccable), mais qui pêche du côté du scénario lourdement affadi par rapport au livre.

    Finalement assez loin de nous dégoutter de cet univers scintillant, Le Diable s'Habille en Prada en met plein les yeux, pour notre plus grand plaisir.


    C'est totalement ça. Alors que le livre est beaucoup plus critique et ne se sert de la mode que comme d'un pretexte pour montrer la compromision d'une jeune idéaliste.
    Le principal problème de ce film est qu'il a été fait par des gens qui aiment la mode. C'est évident dans les "making-of". En même temps c'est ce qui fait sa force. Il "nous en met plein les yeux" comme le dit Aurélie.

  • Anonyme

    29/05/2007 à 13h00

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    Oui mais ça dessert complètement le propos, du coup l'execice devient totalement anecdotique, dommage car une satire sur la mode, ça manquait un peu.

  • Anonyme

    12/06/2010 à 10h39

    Répondre

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