9/10

Devil's Rejects (The)

Motherfucker !

Voilà c'est fait, Rob Zombie vient d'entrer dans le Grand Dictionnaire du Cinéma. Par la fenêtre et à grands coups de fusil à pompe certes, mais force est de constater qu'avec The Devil's Rejects, sa nouvelle traînée de poudre, il a désormais tout pour se faire un nom dans le septième art. Si House of 1000 Corpses (astucieusement nommé La Maison des Mille Morts pour sa sortie DVD en France) était avant tout une sorte de train-fantôme potache, où Rob Zombie étalait autant ses références (Argento, Hooper...) que le résultat de ses propres expérimentations -le clip Dragula étant le brouillon le plus flagrant de ce premier film-, The Devil's Rejects prend un tournant radical. Petit rappel : dans House of 1000 Corpses, nous faisions connaissance avec le clan Firefly : Maman Firefly, flingueuse de choc, Otis, un géant chevelu amateur de costumes en peau humaine, le Capitaine Spaulding, brave type pour peu qu'il n'ait pas son magnum à la main, Tiny, monstre difforme au visage camouflé -car sévèrement brûlé-, Baby, blonde craquante semblant trouver l'orgasme dans le meurtre et j'en passe des pires -mention spéciale au petit dernier, conservé dans du formol-. Tout ce petit monde s'agitant le temps d'un jeu de massacre bariolé, peuplé de touristes malchanceux et de créatures cauchemardesques. Pour The Devil's Rejects, changement de donne. Le surjeu décapant, le look cabaret/néons, le grand-guignol... à la trappe ! Place au sang, à la poussière et à trois psychopathes traqués par un shérif rendu fou-furieux par l'appétit de vengeance.

Ce petit scénario mis en place, il n'y a plus qu'à défourailler. Ce qui saute aux yeux d'emblée, c'est le côté beaucoup plus simple et structuré de l'ensemble. Si House of 1000 Corpses témoignait de l'univers fait de bric et de broc de son réalisateur, The Devil's Rejects se fait plus ambitieux, citant ses références discrètement. La Dernière Maison sur la Gauche, toujours elle, le temps d'une prise d'otage dans un motel qui tourne forcément mal. La saga Vendredi 13, pourquoi pas, avec ce géant défiguré portant un sac à patates sur la tête. Massacre à la tronçonneuse, encore une fois. Et Sam Peckinpah. Si Rob Zombie reprend un peu de la Horde Sauvage avec ces bandits assassins en prise avec un shérif encore pire qu'eux, c'est également à Apportez Moi la Tête d'Alfredo Garcia que l'on se met à penser, notamment lors d'un final qui calmera rapidement tout le monde. Sur les traces de ses modèles -on a connu pires-, Rob Zombie livre un film nerveux, violent et complètement immoral. Plutôt premier degré, sorti de quelques passages surréalistes -notamment un passage insensé avec un spécialiste de Groucho Marx, permettant un dialogue battant Tarantino sur son propre terrain-, The Devil's Rejects nous met constamment en porte à faux. Et ce n'est pas tant les exactions du Capitaine Spaulding, d'Otis et de Baby, déjà constatées dans House of 1000 Corpses, qui suscitent le dérangement, mais le fait que ce trio de raclures devient au fur et à mesure des personnages provoquant l'émotion et l'empathie. Le tour de force de Rob Zombie étant de susciter ces sentiments sans pour autant rendre ses personnages sympathiques : Otis est un gros taré, Baby une psychopathe et le Capitaine Spaulding, clown débonnaire qui apparaissait jusqu'alors comme un gros plouc pas trop méchant, s'avère finalement être le pire de cette fratrie de malades. Viol, meurtres, mutilations, l'éventail des exactions est varié. De l'autre côté de la Loi, le shérif Wydel, dont le frère a été abattu dans House of 1000 Corpses. Mettant quasiment son insigne au placard, il va prendre les armes et traquer sans merci ce qui reste du clan Firefly. Il va arriver à ses fins bien sûr, et ça fera mal, très mal. Avant le revers de bâton... Pour autant, personne n'est vraiment le héros de cette sale histoire. Les valeurs n'existent plus, quand elles ne sont pas complètement inversées, à l'image d'un Otis au look christique affirmant être le diable personnifié.

Côté réalisation, Rob Zombie a également changé sa façon de faire depuis House of 1000 Corpses. Terminé -ou peu s'en faut- les éclairages, les filtres, les images en négatifs et autres artifices qui ont tant divisé les spectateurs. Si le chanteur-réalisateur ne peut s'empêcher de faire trembloter sa caméra, il emballe des scènes d'une efficacité exemplaires. Maniant tant la violence psychologique -le motel- que davantage graphique -Otis qui pète les plombs et se lâche sur deux musiciens-, Rob Zombie nous offre en introduction une fusillade démente, jouant l'attente, la préparation puis soudain le branle-bas de combat où quatre hors-la-loi en armure canardent une armada de policiers, et vice versa. A l'inverse, l'attaque soudaine d'une maison close, point de chute temporaire des fuyards, nous sera montrée avec une élégance rare, chorégraphiée et hantée par une musique mélancolique. Comme pour prouver une fois encore que ce film est plus sérieux que son prédécesseur, chaque acteur joue son rôle de la manière qu'il faut, sans excès. D'ailleurs parlons-en du casting : si l'on retrouve avec bonheur Sid Haig (Spaulding) et Bill Moseley (Otis), The Devil's Rejects nous offre un parterre de gueules qu'on avait plus vu depuis... longtemps. Se partagent ainsi l'affiche Michael Berryman (grand chauve de La Colline a des Yeux, version Craven), Danny Trejo (quand dans un film il faut un chicanos... c'est lui), William Forsythe (Dernières heures à Denver) ou encore Ken Foree ("quand il n'y a plus de place en enfer, les morts reviennent sur terre"). Tous sont parfaits: Forsythe est hallucinant en shérif Wydel, Sid Haig joue la menace sourde avec un brio certain, Moseley fait peur, le jeu de Berryman parait presque sobre, Foree est à se tordre de rire en tenancier de bordel, quand à Trejo, il a une telle tronche qu'il n'a de toute façon pas besoin de jouer pour exister à l'écran. Mieux, Rob Zombie a l'intelligence de faire se croiser cette ahurissante galerie de portraits, permettant à Sid Haig et Ken Foree de se donner la réplique avec un plaisir aussi visible que communicatif. Un bémol cependant, les rôles de Michael Berryman et Danny Trejo étant aux frontières de la figuration intelligente. Ce qui est surtout dommage pour Trejo, dont le personnage de mercenaire méritait davantage d'étoffe. Côté femme, dans le rôle de Maman Firefly, Leslie Easterbrook succède à Karen Black et parvient sans peine à la faire oublier. Quand à Sheri Moon-Zombie, aidé par son physique à la fois dur et angélique, elle reste parfaite dans le registre de la Lolita cachant une furie, lorsque son rocker de mari ne profite pas de l'occasion pour cadrer son affolant... jean taille basse (restons correct, c'est un site sérieux ici).

Entre le western moderne et le film de cavale, The Devil's Rejects oscille entre le poignant et le jouissif. Poignant par les sentiments contraires qu'il procure. Jouissif, car le film se présente comme une sorte de fantasme assouvi et à bien y réfléchir, il n'y a bien que les westerns spaghettis a nous avoir offert des concepts de cette trempe, où des personnages plus pourris les uns que les autres s'affrontent dans un coin de désert. Malgré quelques menus défauts, The Devil's Rejects parviendra toutefois à surprendre ceux qui attendaient un bête film de bourrin, par ses moments d'accalmies et l'étude des personnages, tout autant développés que les coups de pétoires. Simpliste mais assez riche, Rob Zombie nous assène même un début de réflexion avec cette famille divisée, dissoute, qui se retrouvera dans le crime et la fuite. Si une fois encore, le film n'est pas vraiment parfait, The Devil's Rejects, débarrassé de toutes extravagances visuelles et des private-joke qui ont parfois perdu les spectateurs d'House of 1000 Corpses, permet à Rob Zombie de transformer son essai et par la même occasion, de faire son premier véritable pas dans le cinéma qu'il aime tant. Réalisateur doué, généreux et doté d'un univers propre, le musicien-cinéphile a de beaux jours devant lui. A l'inverse de ses personnages...

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21 commentaires

  • Kain2097

    06/05/2005 à 11h55

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    Ce film à l'air génial. ça sort quand par chez nous???????

  • Lestat

    06/05/2005 à 12h00

    Répondre

    Ah ça c'est la vaste question. Quitte à paraitre pessimiste, à mon avis, ça sortira chez nous directement en DVD.

    Pour te donner un ordre de comparaison Il parait que nous aurons bientot un Z2 d'House of 1000 Corpses qui n'est sorti en salle que durant quelques festivals.

  • naweug

    22/07/2006 à 23h52

    Répondre

    Ce film est plutôt impressionnant ! La musique est extrêmement bien employée, les références western sont top, les rôles sont plutôt bons (et les acteurs sont vraiment biens), les plans rapprochés avec la crasse, la sueur et tout font bien leurs effets et la folie est vraiment bien montrée.

    Passé ce premier avis emballé, je dirais quand même qu'il ne va pas assez loin dans la folie. N'ayant pas vu la maison des mille morts, je ne connaissais rien de l'horreur de la maison. Et on n'y voit quasi rien, alors qu'après, la folie meurtrière nous est quand même pas trop mal renvoyée en pleine face.
    Vraiment un chouette film ! Avec des bonnes répliques !

  • iscarioth

    23/07/2006 à 01h00

    Répondre

    Grosse déception pour moi.
    Je suis amateur de cinéma gore, d'ambiance, de rape and revenge et d'autres horreurs innomables et jamais je n'ai eu l'impression d'avoir vu de la "violence gratuite". Avec ce film, ca a été le cas.

    J'ai trouvé la plupart des scènes ridicules et/ou inutiles. Les multiples gros plans et très gros plans du film, enchainés caméra à l'épaule m'ont donné la nausée.

    Mad Movies
    - Cédric Delelée

    Sans être excessivement gore, le film est pourtant d'une brutalité inouïe, mais jamais gratuite, puisqu'il expose la violence de façon réaliste. (...) Il y souffle un incroyable vent de liberté, et voir ce film risque bien de changer votre vie.

    Télérama
    - Pierre Murat

    (...) on finit par se demander si l'humour(...) suffit à justifier le sadisme et la complaisance. Sûrement pas, en tout cas, avec ce copieur de Sam Peckinpah, d'Arthur Penn et de Sergio Leone, ce sans-talent de Rob Zombie


    Honte sur moi, je suis plus de l'avis de Télérama que de Mad sur ce coup

    J'ai pensé à Natural born killer et à The Manson family, films que j'ai bcp plus apprécié que ce dernier Rob Zombie. J'ai eu du mal à supporter le coté "caricatural à outrance", le personnage le plus insupportable étant Sheri Moon. Overdose de stéréotypes et de ridicule, pour ma part.

  • Vincent.L

    23/07/2006 à 02h44

    Répondre

    Gallu, as-tu vu "La dernière maison sur la gauche" ou "House of 1000 corpses"?

    Car "The Devil's Rejects" fait clairement partie des films que l'on deteste ou que l'on adore Le but de Zombie est clairement d'énerver, d'horrifier, de stresser, etc... Et dans ce sens, je trouve très bons "House of 1000 corpses" et "The Devil's Rejects". N'oublions pas qu'ici les méchants souffrent aussi beaucoup et ça je trouve ça fort. Un bon retournement de situation. Ils ne sont pas non plus glorifiés. Ils sont affreux et insupportables.

    Après, encore une fois, ce ne sont pas des films à mettre devant tous les yeux (je ne parle évidemment pas de toi puisque tu es fan du genre ).

    Côté violence gratuite, je dénoncerais plutôt les grosses machines à fric genre Final destination 2 et 3 qui se complaisent dans une violence gratuite et glorifiée par la coolitude.

    Pour les films de Zombie, je parlerais plutôt de violence esthétisée à l'extrême mais aussi terriblement dépouillée, malsaine et crue. Et donc extrêmement choquante. Certaines scènes de ses deux films m'ont marqué à vie. C'est dur, c'est douloureux, mais c'est fort et bien foutu.

  • iscarioth

    23/07/2006 à 08h49

    Répondre

    J'ai déjà vu Last house on the left que j'ai adoré, mais j'ai jamais réussi à me procurer house of 1000 corpses.
    Je suis d'accord avec ce que tu dis, Vincent, notamment au niveau de l'esthétisation de la violence, c'est d'ailleurs l'expression qui m'est venue en sortant de la salle. Tu dis avoir été marqué par "House of..." et devil's reject, pour ma part, je suis resté complètement neutre. Mis à part un sentiment de rejet vis à vis des personnages caricaturaux jusqu'au ridicule, rien n'est venu me troubler.

    La scène d'humiliation dans les bois de Deliverance, celle du viol dans Last house on the left et beaucoup d'autres m'ont énormément marqué. Je suis le premier à dire qu'il faut se confronter à la violence au cinéma, qu'il faut représenter la violence, l'aborder, car elle existe. Avec Devil's reject, c'est la première fois que je suis tout à fait imperméables à des scènes pourtant terribles. Voilà pourquoi j'ai été déçu, justement parce que je n'ai trop rien ressenti, je suis resté presque neutre (ajoutons que l'horrible VF et les affreux bouffeurs de popcorn de la salle y sont peut être aussi pour quelque chose )

  • naweug

    23/07/2006 à 17h28

    Répondre

    Jamais à aucun moment je n'ai trouvé les bad guys attendrissants, même s'ils souffrent ce n'est qu'un juste retour des choses. Et encore, j'ai trouvé que les châtiments qu'on leur inflige sont tout gentil à côté de ce qu'ils ont fait..

    La VO est plutôt bonne, Gallu, et comme je pense que cela joue beaucoup sur la manière d'appréhender un film...
    Et Rob Zombie clame haut et fort qu'il s'est inspiré des réalisateurs cités par Télérama pour ce film

    Mais il aurait clairement pu aller bien plus loin dans son approche de la violence et de la folie.

  • Vincent.L

    23/07/2006 à 20h58

    Répondre

    (ajoutons que l'horrible VF et les affreux bouffeurs de popcorn de la salle y sont peut être aussi pour quelque chose )


    Ceci explique cela. La VF peut complètement détruire des films. Qui plus est des films d'horreur...

  • Lestat

    23/07/2006 à 21h05

    Répondre

    C'est vrai que le pauvre Bill Moseley y perd beaucoup, amputé qu'il est de sa belle voix éraillée.

  • Anonyme

    28/07/2006 à 13h10

    Répondre

    Grosse déception que ce devil's reject dont j'attendais beaucoup (peut être trop finallement), mais il faudra que je revois Le premier opus puis le deuxième en VOST merci vu que la VF était complètement minable à mon gout.


    Sinon ce film ça a donné quoib ne pour commencer par le meilleur, une ambiance poisseuse, des gueules exceptionelles, quelques idées sympas et un humour plutôt bien envoyé par moment.

    Mais ce qu'il m'a vraiment dérangé dans ce film c'est que comme certain, je n'ai pas du tout été sensibilisé par l'intrigue ni pas les personnages, des personnages atendrissant ou Rob mets tout les éléments les plus facile pour qu'on s'y attache, mais bizarrement, si ce procédé passe dans certain film, il n'est pas passé sur suis la, je me suis senti complètement hermétique au propos du film, je n'ai pas été touché une fois ni par les scènes de violences, ni par les scènes sois disant touchantes.


    En fait le gros problème, c'est que ce film m'a paru être un patchwork de plusieurs films que j'ai connu et surtout adulé;

    -Une nuit en enfer (un road movie) pour la prise d'otage dans le motel

    -Tueurs nés (un road movie) pour le noirceur de tout les personnages importants du film, mais dans ce film cela m'a beaucoup plus intéréssé.

    -La fiancé de chucky (un autre road movie ) pour la seule scène la plus gore du film.

    - L'empire contre attaque ou la, ona droit à un pan entier de l'histoire qui nous fait directement penser à la station de landau, le pote à solo (qui est noir).

    je ne dirai pas que le film de Zombie est mauvais à cause de cela, mais ces scènes m'ont paru tellement démonstrative que ça m'a vraiment dérangé vu que je n'ai rien ressenti à côtés.

    Surtout que je n'ai rien ressenti d'exceptionnel en ce qui concerne la réalisation, je pense surtout que le statut de Rob Zombie a contribué au succés de son film, que ses références directement liés au années 70 et lourdes de présences sont appréciés par une catégorie bien spécifique de cinéphiles et que la musique a contribué à l'engouement de ces cinéphiles car rob a réussit à ce niveau a carresser ce spectateur dans le sens du poil car en se faisaint plaisir il savait qu'il ferait plaisir à d'autres.

    Pour les autres comme moi, rien ne se passe vraiment, c'est un petit film qui mériterai le direct to vidéo sans problème.

    J'espère donc revoir les deux films en ORIGINAL cette fois, j'aurai peut être le déclic, ce qui n'a pas été le cas dans la salle de cinéma, et c'est plutôt rare avec moi de s'ennuyer autant devant un film.

  • Barbara

    29/07/2006 à 14h30

    Répondre

    Personnellement j'ai pas mal aimé malgré le fait que j'aurais voulu un peu plus de gore ou une petite touche jusqu'auboutiste...la caméra qui tremblote m'a un peu gênée mais je m'y suis habituée.
    Bizarement quand je me dis Rob Zombie je m'attends a une bande son qui se rapproche plus de ce qu'il fait d'habitude...mais la musique est quand même pas mal choisie j'aime bien ce côté western. Un peu frustrée à la fin du film quand même mais sinon c'est vraiment pas mal.
    Et je n'ai pas vu son précédent film et peut-être que je suis plus enthousiaste aussi du fait que je n'ai pas vu les films qui ont inspirés devils reject.
    J'en connais qui y ont vu un peu de pompage d'autres films.

  • nazonfly

    19/11/2006 à 21h51

    Répondre

    J'ai vu The Devil's Reject. Et ce film est une enigme.

    Il y a tout ce que j'aime dans le film de Rob Zombie : des personnages complètement barjes en dehors du système, de la violence en total accord avec les personnages, des scènes complètement en dehors du reste du film (ah le dialogue sur les Marx Brothers est exceptionnel! rien que pour celui-ci le film vaut le détour!), une bonne musique et une fin apocalyptique en apothéose...

    Et pourtant ça n'a pas fonctionné entièrement. Et je ne sais pas ce qui m'a finalement tenu à l'écart du film.

    L'énigme court toujours.

  • inter-activities

    30/11/2006 à 16h54

    Répondre

    Salut!

    j'voulais juste vous dire que sur mon blog il y a l'interview de Rob Zombie sur the Devil's reject!
    Cela vous éclairera un peu sur le personnage, et ce qu'il à voulu faire!
    Il y parle aussi de la maison des 1000 corps.

    http://inter-activities.blogspot.com

    @+

  • gyzmo

    10/03/2007 à 20h47

    Répondre

    J'ai trouvé le film très gentillet, pour ne pas dire fun. Excepté la mère peut-être, les particules de cette famille de tarés sont interprétés avec beaucoup trop de sympathie et de maîtrise. Chaque acte barbare du clan est préméditée ouvertement par la mise en scène. Un regard de traviol = un coup de boule. Un sourire en coin = je te coupe un bras. Un rire satanique = je m'endors sur ta tombe. Bon là, pour le degré de la violence annoncée, j'extrapole énormément car en fait, il n'y a AUCUNE séquence choc ! Tout est plutôt clean pour un film du genre. Il faut attendre la fin pour avoir un peu d'impulsivité avec le flic (bien plus "monstreux" et inattendu dans ses réactions que ses proix soporifiques). Du coup, les Firefly dans cette presque séquelle, je les trouve plus ridicules qu'inquiétants. Cela dit, c'est sans doute pour cela que Devil's Rejects m'a fait passé un bon moment quand même. Rob Zombie m'a embarqué dans une aventure à la tonalité différente de celle que j'attendais. J'ai bien aimé - toutes proportions gardés - le regard complice qu'il porte sur ses rednecks, pour presque en faire des "héros". Mais contrairement à Lestat, j'estime qu'il y a pas mal de second degré dans cette approche. Tout ceci reste un jeu. Autrement, l'image, la BO, le rythme général et le casting sont chouettes. Mais bon, pas de génie à l'horizon, ni de changement brusque de ma vie. Ca reste un spectacle propre sur lui lorsqu'on se penche sur le curriculum passé des Firefly^^

  • darkbreed

    10/04/2007 à 21h27

    Répondre

    Le problème des films de Rob Zombi c'est qu'il y a une atmosphère, certaine bonnes scènes si on les prend individuellement, mais aucun scénario!
    C'est extraiment visible dans the devil reject, où l'on voit des scènes plus ou moins violentes et gratuites, et au bout d'un moment on se dit: mais quelle est l'histoire? Ben y en a pas!
    Ils peuvent être amusant un instant mais les deux films n'arrivent ni l'un ni l'autre à tenir la distance... Faire 2 ou 3 scènes gores c'est marrant entre potes, mais faire tout un film d'1h30 c'est plus dur!

  • inter-activities

    12/04/2007 à 17h33

    Répondre

    Rob Zombie prépare Halloween 9 avec Tyler Bates ( The Devil's reject,300) comme compositeur.
    Des infos sur inter-activities!

  • Bzhnono

    27/08/2007 à 00h44

    Répondre

    J'ai finit par voir ce film avec des copains qui n'arrêtaient pas de me dire que ce film est un chef d'oeuvre. Mon avis à mois est plutôt mitigé.


    Ce film est tout de même une très bon film mais ça n'est pas le chef d'oeuvre ni la claque que l'on m'avait vendu.


    Du côté positif je mettrai la façon de filmer avec des cadrages étranges, inventifs et variés, une bonne ambiance poussièreuse et parfois tendue, des acteurs qui collent aux personnages et des musiques bien utilisées. Bref dans la forme, rien à redire.


    Par contre le fond m'a un peu déçu. Certaines scènes comportent, je trouve, des longueurs La scène dans la chambre d'hôtel par exemple, alors que d'autres auraient mérité un approfondissement l'explication de la motivation du sheriff mais surtout le fait qu'il dise qu'il a du franchir les règles pour arrêter la famille, alors qu'on ne le sent pas trop contrarié, contrairement à ce qu'il dit.


    A rajouter au point positif quelques scènes excellentes notamment la scène des glaces dans la voiture où l'on voit que les firefly sont une famille pas si déifférente des autres. 


    Maid mon problème c'est que j'ai eu du mal a vraiment m'attacher à la petite famille puisque sur une scène on s'attache et on en vient à les aimer, par contre la scène d'après nous fait oublier qu'on a pu les apprécier, donc à la fin je n'ai rien ressentit concernant leur mort, contrairement à la mort du flic. 

  • Anonyme

    31/10/2007 à 15h44

    Répondre

    SUPERCHERIE !!!!

  • Anonyme

    05/09/2008 à 17h10

    Répondre

    Exceptionnel tout simplement notre ami Rob Zombie nous a encore fait un chef d'oeuvre. Toujours la brutalité made Zombie.

  • Anonyme

    07/11/2008 à 19h35

    Répondre

    Vulgaire et violent mais ça, ce n'est pas grave, c'est la marque indélébile du cinéma de Rob Zombie qui est spécial il est vrai mais vraiment très bien et créatif. Ce film, pour tout vous dire je l'ai adoré. Je me suis même acheté le DVD avec tout les bonus et le making-of. Très intéressant. Forcement il n'est pas conseillé pour un public sensible et d'un âge en dessous de 16 ans.

  • Anonyme

    19/04/2010 à 19h47

    Répondre

    houlala c'est trop attroce, c'est pas beau et en + ils parlent fort, beurk, je préfère Twilight c'est ça le vrai cinéma.

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