0.5/10

dernière maison sur la gauche (La) - 1972

Mari Collingwood (Sandra Cassel) et Phyllis Stone (Lucy Grantham), deux jeunes femmes, décident de sortir un soir pour rejoindre des amis. Devant une maison, elles rencontrent un garçon qui leur promet de leur vendre de l'herbe pour pas cher. Entrées dans la maison, elles se retrouvent coincées et à la merci d'une bande de quatre tueurs en série...

La dernière maison sur la Gauche est le premier film écrit et réalisé par Wes Craven à qui on doit aussi la trilogie Scream, Freddy 1 (Les Griffes de la Nuit) , Freddy 7 (Freddy Sort de la nuit) ou encore Le sous-sol de la peur. Ce film est produit par Sean S. Cunningham, le producteur, entre autres, de Vendredi 13 et de Jason X.

Il paraît important de préciser que ce film a été interdit dans plusieurs pays, qu'il est sorti avec une interdiction pour les moins de 18 ans dans la plupart des pays qui l'ont accepté et qu'il existe environ six versions coupées différemment selon les pays de diffusion.
Précisons aussi que la version critiquée ici est celle de 81min, c'est-à-dire la plus courte de toutes les versions, ce qui signifie que c'est celle qui est censée contenir le moins de scènes choquantes.

L'histoire du film est simple : la bande des quatre tueurs en série, composée de Krug Stillo (David Hess), Junior (Marc Sheffler), Weasel (Fred Lincoln) et Sadie (Jeramie Rain) vont violenter, humilier, violer puis tuer Mari et son amie Phyllis. Plus concrètement, ils vont successivement tabasser les deux filles, violer Phyllis, demander à Phyllis d'uriner dans son pantalon sinon ils tuent Mari, tuer Phyllis à coups de couteaux et jouer avec ses boyaux, violer Mari et la tuer d'une balle dans la tête.
Ensuite, la bande des quatre va aller, sans qu'ils le sachent, dans la maison des parents de Mari. Assez rapidement, les parents vont découvrir que leur fille a été tuée par la bande et va décider de se venger. La mère, Estelle Collingwood (Cynthia Carr), va faire croire à Weasel qu'elle a envie de faire l'amour avec lui, et, alors qu'elle avait commencé à lui faire une fellation, va lui croquer le sexe. Le père, le docteur John Collingwood (Gaylord St James), va menacer Krug et Sadie avec un fusil pour finalement tuer Krug avec une tronçonneuse. Sadie, qui réussit à s'échapper de la maison, va être rattrapée par la mère de Mari et va se faire trancher la gorge.
A noter aussi la scène où Weasel rêve que les parents de Mari lui plantent un énorme tournevis dans le haut de la mâchoire et la scène où Krug persuade Junior de se suicider.

Si ce film est ignoble, c'est parce qu'il est filmé comme un documentaire (avec les visages des tueurs bien visibles, dans la forêt où personne ne peut aider les deux filles...), que les scènes atroces sont accompagnées d'une musique joyeuse, que le film est cruel, choquant, sale et malsain. C'est typiquement le genre de film qui influence certains individus avec des esprits pas très stables à devenir des tueurs.
Certains diront que des films comme Evil Dead et Braindead sont plus gores et ils auront raison. Mais la différence, c'est que dans ces deux films on est dans le fantastique, dans la pure fiction, pas comme dans La dernière maison sur la gauche où on est dans une fiction très proche de réalité où les cinglés peuvent se plaire !
Le pire, c'est qu'il est indéniable que ce film a une importance cinématographique. En effet, il a directement influencé le Massacre à la tronçonneuse de Tobe Hooper qui sortira deux ans plus tard et aussi pleins de mauvais films d'horreurs bien malsains comme la plupart des slasher-movies.

Bref, La dernière maison sur la gauche est typiquement le genre de film adoré par certains qui ne pensent pas que de pareils films peuvent vraiment donner de mauvaises idées aux gens et détesté par d'autres qui estiment que lorsqu'on fait un film, on a une responsabilité et qu'on ne peut pas faire n'importe quoi, notamment de la violence totalement gratuite.
Une chose est sûre, Craven avait là trouvé un bon moyen de se faire connaître... Comme aussi les abominables cinéastes italiens qui dans les années 1980 ont fait d'infâmes films de cannibales avec des viols, des tortures, des meurtres...

Partager cet article

A propos de l'auteur

20 commentaires

  • Lestat

    13/07/2003 à 00h00

    Répondre

    La dernière maison sur la gauche, au delà du choc qu'il produisit montre parfaitement l'indéniable talent de Wes Craven, qui remplit fort bien les directives que Sean Cuningham (alors producteur) lui donna : faire un film violent et dégueulasse.
    Se situant davantage dans le drame que dans l'horreur, la Dernière maison n'est il est vrai pas à mettre entre toute les mains. Mais il est aussi quasi-culte...

  • ultraviolence

    14/11/2003 à 00h01

    Répondre

    Pourquoi mettre en ligne une critique redigée par qq'un qui est hermétique au genre de toute évidence vu les propos tenus. C'est de la stupidité pure et simple. En plus, l'idée comme quoi ces films servent d'inspiration aux tueurs est tout simplement puante, à croire qu'on a affaire à un adhérent de "Famille de France".
    Quoi qu'il en soit, ce premier film de Craven est une véritable réussite, qui jettent déja les bases des thêmes récurrents, à savoir l'auto dérision. (cf les scènes avec les flics crétins, la musique toute guillerette)

  • bousk8

    13/07/2005 à 15h19

    Répondre

    Ces remakes à 2 balles s'arrêteront quand les gens, lassés de voir ces erstatz grossiers, n'iront plus les voir, j'espère que c'est pour bientôt.
    Sean Cunningham est quand même le spécialiste du Jason 47

    LAISSER LES CLASSIQUES VIEILLIR EN PAIX ! ! !

  • iscarioth

    14/07/2005 à 10h51

    Répondre

    Ce qui fait peur, c'est que commercialement, tous ces remake risquent d'éclipser les originaux, que le public aura de plus en plus de mal à connaitre.

  • gregore

    16/07/2005 à 17h27

    Répondre

    Gallu a dit :
    Ce qui fait peur, c'est que commercialement, tous ces remake risquent d'éclipser les originaux, que le public aura de plus en plus de mal à connaitre.


    entierement d'accord, il ne se passe plus une semaine sans une annonce de remake si on rajoute les adaptations de jeux videos on va jamais s'en sortir

  • Wax

    18/08/2006 à 10h45

    Répondre

    Ca sera rigolo dans une vingtaine d'années quand on commencera à voir fleurir des remakes de remakes!

    ...et pis 20 ans plus tard, des remakes de remakes de remakes...

    ...et encore 20 ans après, des remakes de remakes de remakes de remakes... bon OK je la ferme!

  • Jade

    18/08/2006 à 12h51

    Répondre

    Comme titre je propose 'La dernière maison sur la droite'

  • Anonyme

    18/08/2006 à 15h53

    Répondre

    Wax a dit :
    Ca sera rigolo dans une vingtaine d'années quand on commencera à voir fleurir des remakes de remakes!


    ça existe déja !!!! (KING KONG)


    Le temps de trouver un réalisateur, un scénario et un casting ?

    A noter que les remake de Shocker et du Sous Sol de la Peur sont également au programme.

    Tu vois qui toi ??? Hooper ?? Coscarelli ??? non je rigole, faut un nouveau la, pourquoi pas Nispel???


    Comme titre je propose 'La dernière maison sur la droite'

    Moi je propose la dernière prison de la gauche !!! (quoi ça fait trop film politique ??)

  • Anonyme

    30/08/2007 à 14h26

    Répondre

    Le cinéma est un art. Manier la caméra de cette manière pour un film d'horreur est un éclair de génie. Ce film d'horreur est une preuve que tout genre reste de l'art. Si des personnes seraient influencer par ces films, il n'ont pas à les regarder. Il y a une part de responsabilité certes, mais il y'a aussi une mise en garde. Monsieur craven à réaliser son film en beauté, il a fait quelque chose d'hallucinant, il a prévenu que le film était dur et il se classe dans les plus grands. Il n'a rien à faire de plus, c'est un artiste. On a rien a lui repprocher, seul l'artiste même comprend son oeuvre, et que je sache Wes Craven n'est pas un taré, mais un génie. Il restera pour moi le grand génie du cinéma d'horreur.

  • Anonyme

    20/12/2007 à 00h11

    Répondre

    Si on peut plus faire des films a cause des tarés qui les regarde, on fait plus rien, donc pas d'oranges mécaniques, pas de chiens de paille, pas de funny games.


    Encore mois de bon manga comme death note a cause d'un crétin qui à marqué je suis Kira sur sa victime en belgique.


    Heuresement que le talent dépasse les pseudos cause morales et conservatrices.


    Et bien que Cannibal holocaust et la dernier maison sur la gauche soit très malsain par leur aspect quasi documentaire, ce n'est pas de la violence gratuite. Le premier est une vraie charge contre les médias et le second un vrai pavé dans l'amérique 70's, la fin des idéaux hippies, la pudibonderie, les problémes sociaux, la guerre du vietnam ect. Donc loin d'être des slashers movies.

  • riffhifi

    20/12/2007 à 00h24

    Répondre

    J'ai tué sept personnes après avoir vu Seven. Aujourd'hui je suis en prison et je prépare un procès contre cette ordure de David Fincher.

  • Anonyme

    24/06/2008 à 00h42

    Répondre

    Rarement lu une critique aussi bête. Un film qui donne envie de tuer ?? Avec de tels raisonnement c'est la fin de l'art. L'art n'est pas fait pour être moral , sinon il n'existe pas. Mozart choquait, Lautréamont parle sans cesse de meurtre, Electre parle d'inceste et de parricide, et je peux faire une liste de 500 pages. Sans compter que sur Craven, vous omettez 1/ l'humour (vous en manquez visiblement un peu 2/ la provocation et la critique sociale. C'est autre chose que les daubes italiennes que vous évoquez à la fin qui elles, sauf exceptions, étaient "gratuites".

  • Anonyme

    11/07/2008 à 19h45

    Répondre

    La critique la plus stupide et fermée d'esprit que j'ai jamais vu... Les films/jeux vidéos qui tuent ne sont que,  d'une part; l'excuse d'associations qui relèguent leurs propres responsabilités sur les autres (c'est si facile !), et de l'autre; une corbeille a brouzoufs pour les avocats, je pense notamment a l'avocat ricain Jack Thompson qui s'est fait de l'or en barre sur l'affaire GTA. Enfin, le point positif pour ceux qui aiment, c'est que ce sont les détracteurs qui fournissent TOUS les éléments de marketing nécessaires aux producteurs pour que ça marche et que ça se vende. Merci les détracteurs

  • Anonyme

    20/09/2008 à 16h29

    Répondre

    "C'est typiquement le genre de film qui influence certains individus avec des esprits pas très stables à devenir des tueurs."


    Vous parlez de gens qui n'existent pas. Je pense que tous les films peuvent influencer des gens pervers mais je ne pense pas que ça détermine le passage à l'acte.


     

  • Anonyme

    22/10/2008 à 15h46

    Répondre

    Je souhaite connaitre le point de vue d'une personne non limite intellectuellement, merci d'avance

  • Wax

    22/10/2008 à 15h56

    Répondre

    C'est pour pallier tes propres défaillances?

  • Anonyme

    10/02/2009 à 15h43

    Répondre

    J'ai vu ce film dès sa sortie en salle dans le cinéma de la rue Leventoux à Hauterive sur la côte-nord. Mais le remake est seulement en anglais. Je demeure sur la rive nord de montréal et ne le trouve pas en français. ça été un film très difficile à regarder, mais je suis une fanatique des films d'horreur.

  • Anonyme

    12/05/2009 à 02h22

    Répondre

    j'ai perdu mon temps et mon argent et maintenant je repense souvent à l'horrible scene du viol!! pourquoi ce film a-t-il été crée? il ne sert vraiment à rien, il ne fait même pas peur il est juste gore!! pour une soirée sympa entre amis c'est raté merci beaucoup!!

  • Anonyme

    17/05/2009 à 20h02

    Répondre

    "C'est ty­pi­que­ment le genre de film qui in­fluence cer­tains
    in­di­vi­dus avec des es­prits pas très stables à de­ve­nir des tueurs" et l'imbécilité est l'influence majeure des esprits pas très stables, qelle les pousse à écrire de telles absurdités...

  • Anonyme

    08/09/2013 à 23h53

    Répondre

    Et regarder des films stupides donne le droit d'écrire des articles aussi peu intelligent?

Participer à la discussion

Nous nous réservons le droit de ne pas publier les commentaires qui ne nous semblent pas appropriés (netiquette, loi, point godwin, imbécillité profonde, etc.). Et ne venez pas crier à la dictature !

Vous allez commenter en tant qu'invité-e :

Krinein cinéma, c'est l'actualité et les critiques de films qui sortent au cinéma, en dvd et en bluray .

Des grands classiques aux films d'actions hollywoodiens. Pas de tabous chez Krinein cinéma, hormis, peut-être, les films français qui sont trop souvent oubliés.

Rubriques