6.5/10

Demolition man

Choc des cultures entre le présent des années 90 et les années 2030 telles qu'on les voyait à l'époque... Stallone et Wesley Snipes mettent les pieds dans le futur, et dans la gueule l'un de l'autre.

Demolition Man, un surnom percutant pour un personnage bourrin -John Spar­tan- incarné par un Stallone dans la force de l'âge. Flic de son état, ses méthodes expéditives le mènent à sacrifier -involontairement- des otages afin de mettre le criminel Simon Phoe­nix (Wesley Snipes) sous les barreaux. S'ensuit alors un séjour en cryo-pénitencier...

Quelques années plus tard, en 2032 pour être précis, l'ex-flic est réveillé de son froid sommeil afin de reprendre du service. Phoenix s'est échappé et la société du moment n'est plus habituée à la violence. Tout est axé bien-être et sécurité, rien ne dépasse dans ce monde parfait.

This... is... SPARTAN !
This... is... SPARTAN !
Le film déroule ainsi toute la panoplie du choc des cultures. Si les années 90 sont maintenant derrière nous, le 2032 dépeint ne ressemble à rien à ce que nous connaissons, mais on ne sait plus vraiment quel est le plus kitsch des deux. La salopette de Phoenix et sa coupe en brosse ? Ou les distributeurs d'amende qui dégoupillent au moindre juron prononcé ? A moins que ce ne soient les casques permettant d'avoir un semblant de rapport sexuel sans contact physique.

L'ensemble est au premier abord plutôt simpliste et facile. Une blague par ici, une tenue ridicule par là, une invention du futur, etc. Mais derrière l'affrontement à coups de flingues et de répliques tueuses, on note une profondeur, certes peu appuyée, mais tout de même bien présente.
La société du bonheur où tout est parfait est tout sauf intéressante. On y meurt d'ennui tant il ne se passe rien. La sécurité, censée être parfaite, ne l'est tout de même pas. Une façon de montrer que le risque zéro n'existe pas et que si on continue à avaler des couleuvres on pourrait bien être surpris.

Espérons que le jour où nous aurons dit amen à tout, un Stallone traînera dans le coin pour mettre un peu de désordre. Il parait qu'il n'est pas californien...

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A propos de l'auteur

Guillaume est le fondateur et le rédacteur en chef de Krinein. Curieux et passionné par la culture au sens large, il poursuit sa route sur les chemins tumulteux de la critique culturelle.

3 commentaires

  • Anonyme

    05/10/2008 à 20h35

    Répondre

    Ouais pas mal y'a moyen de rire avec ce film.

  • riffhifi

    15/08/2010 à 23h55

    Répondre

    Notons, à dix ans d'écart, la similitude entre l'affiche de ce film et celle de Rocky III !

  • el viking

    16/08/2010 à 15h36

    Répondre

    et on ne sait toujours pas comment marchent ces foutus trois coquillages!

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