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Date limite

Zach Galifianakis exhibe son gros bide à Robert Downey Jr., qui se morfond à l'idée de passer 3.500 km avec cette tache. Du pur buddy movie à l'américaine, avec tout ce que cela implique de mauvais goût.

Le jour le plus important de la vie de Peter Highman (Robert Downey Jr.) est sur le point d'arriver : il va être papa. D'Atlanta (Géorgie), il a cinq jours pour rallier Los Angeles (Californie) et assister à la naissance de son enfant, une distance équivalente à quelques heures d'avion tout au plus. Pour son grand malheur, il y rencontre Ethan Tremblay, un acteur un brin excentrique qui va provoquer un malentendu et les expulser tous les deux de l'appareil. Sans argent, Peter va devoir s'allier à Ethan pour traverser les Etats-Unis en voiture...


Zach Galifianakis retrouve plus ou moins son rôle de gros boulet (ceux qui ont vu Very Bad Trip comprennent de quoi je parle), tandis que Robert Downey Jr. incarne le citoyen américain de base, celui pour qui passer 3.500 kilomètres avec ce demeuré serait le plus grand des calvaires. L'écriture des personnages s'arrête à ce point, le premier fera les pires choses au monde pour exaspérer son partenaire, tandis que le second subira avec plus ou moins de bonheur les frasques de cet incroyable énergumène. Le concept de la "date limite" n'est au juste qu'un prétexte à les faire voyager ensemble, tout comme a pu l'être le scénario de La Chèvre qui réunissait à l'écran Gérard Depardieu (le "normal") et Pierre Richard (le "bizarre"). Mais nous sommes dans une comédie américaine moderne, le trash est donc de la partie, pour le meilleur et pour le pire. Si Date Limite présente quelques fulgurances d'humour, les trois-quarts du film ne sont évidemment pas du même tonneau, et pourront même parfois étonner par le mauvais goût assumé. Un peu comme Very Bad Trip, quand on y réfléchit bien, sauf que le nouveau film de Todd Phillips a plus de mal à nous gagner à sa cause, peut-être moins débridé que son aîné. Car sans Zach, le film serait totalement vain, en témoigne les premiers rires de la salle de cinéma à l'apparition du "gros barbu". Le reste du casting, Robert y compris, ne sont que des souffre-douleur réduits à leur plus simple expression.

Pour son après Very Bad Trip, Todd Phillips nous livre une comédie dans la même veine, avec néanmoins un certain manque d'inventivité et des difficultés à pleinement utiliser son sujet. Le résultat tourne autour de Zach Galifianakis, en fait le bouffon infortuné de cette succession de catastrophes alternant la bêtise et le mauvais goût.


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1 commentaires

  • Anonyme

    22/11/2010 à 17h57

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    Bizarrement peu de critiques l'on relevé : ce film n'est qu'une pâle repompe de "Un ticket pour deux" ("Planes, Trains
    and Automobiles" (1987))

    Et bon courage pour égaler l'oeuvre originale...

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