3/10

Darkness

Regina (Anna Paquin) et sa famille (son père, sa mère et son frère) viennent de s'installer dans une maison isolée en Espagne. Regina n'apprécie que peu cette nouvelle vie et préférerait retourner terminer ses études aux USA. Mais, les curieux problèmes de santé de son père Mark et l'attitude étrange de son petit frère Paul vont la faire rester en Espagne. Regina, au fur et à mesure que les jours passent, commence à penser que la maison est au coeur des ennuis de la famille...

Darkness est le 3ème film sorti en 2002 aux USA où le sujet principal est les ténèbres. Après le mauvais They (Le Peuple Des Ténèbres) et le très très mauvais Darkness Falls (Nuits De Terreur) , voici donc Darkness.
Pas la peine, avec un pareil titre, de s'étendre pour vous dire qu'ici, l'élément à combattre, c'est l'obscurité profonde, ce bon vieux « noir » dans lequel on ne veut pas rester lorsque l'on est enfant.

Il est évident que le réalisateur, Jaume Balaguero, a vu un certain nombre de films d'horreur importants des trente dernières années tant son film en est inspiré (ce qui est généralement un mauvais point). Ainsi donc, on peut s'amuser à retrouver les scènes de classiques qui lui ont inspiré ses petites scènes censées nous faire peur.
Ce film doit beaucoup à Shining (pour la maison isolée, le fils qui est conscient de ce qui se passe réellement et le père qui devient fou), un peu moins à The Others (pour les fantômes, les enfants et le coup de la vieille photo du début du siècle) et beaucoup au genre en général (pour le coup de la musique qui hurle juste pour faire peur alors qu'il ne se passe rien, pour l'orage qui éclate tous les soirs, pour le scénario qui pourrait avoir été écrit pour un mauvais épisode de X-Files ou de Buffy The Vampire Slayer, pour les effets de lumières qui s'éteignent puis se rallument, pour le coup du lavabo qui déverse un liquide noir, pour le coup du téléphone qui sonne et qui mène à une conversation avec l'ennemi...).

En dehors de ces aspects « clichés » et ultra peu originaux, le film est très bien filmé (chapeau pour la scène du métro avec les éclairages) et l'on apprécie la présence de la jeune et mignonne Anna Paquin (X-Men, X-Men 2, The Piano, Almost Famous).
Mais, la stupidité du scénario, c'est-à-dire les explications des ténèbres, des fantômes (qui piquent les crayons de couleur du gosse) et du pétage de plombs du père, sont tout simplement affligeantes.
A noter une fin qui préfère les ténèbres au « Happy End » mais qui ne change rien à la mauvaise qualité du film.

Pour conclure, malgré une bonne mise en scène, Darkness souffre cruellement de son scénario classique et sans surprise.

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recrue (La)

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9 commentaires

  • Otis

    17/12/2006 à 20h37

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    Houlala, je m'insurge ! 3/10 ?? Et tu mets 6/10 à Boogeyman
    Je n'avais pas trop aimé La secte sans nom adapté d'un roman de Ramsey Campbell et qui est, si je ne m'abuse, le premier film de Balaguero, même si je veux bien lui redonner une chance ; Fragile est un joli conte fantastique. Quant à Darkness qui se situe entre les deux chronologiquement si je ne me trompe toujours pas, il constitue une révélation en ce qui me concerne.
    Un véritable chef-duvre, maîtrisé de bout en bout, confinant au génie dans l'évolution psychique qui emprunte le meilleur de Shining en y bousculant les concepts, voire en les retournant totalement à l'image du titre qui remplit ici sa définition. Grâce aux interprétations d'une rare justesse dans le développement des mouvements psychologiques, le film cultive un climat véritablement glaçant et nerveux, tantôt intimiste avec cette maison, cette famille, tantôt s'ouvrant en pleines ténèbres pour s'étirer peu à peu avec sa véritable couleur de culte dans le but de laisser au spectateur une menace matérielle inspirée par une éclipse dont la portée s'oriente peu à peu vers une esthétique purement poétique.

    Aucune gratuité dans l'approche de la terreur, les références ne manquant pas, le classicisme de Balaguero se voit ici assumé, et n'use jamais d'artifices qui de toute façon n'auraient pas eu de l'effet. Pas de vengeance sournoise ni de malédiction stérile, pas de thriller fantastique superficiel mais un conte gothique où le Mal insidieux est stylisé ; nous sommes plongés dans cet opéra orchestré avec une hallucinante virtuosité : les murs résonnent bien, les échos se font entendre, les ombres transpirent dans cette oppression progressive qui force les personnages à se transcender avec des échos épiques jamais larmoyants, l'installation contenue de la terreur se voit alors dominée par un style qui force au respect. Une leçon en matière de réalisation : tantôt caméra à l'épaule dans les lieux serrés, tantôt plans lisses qui jouent sur cette omniprésence mystique de moins en moins suggérée. De ce point de vue, le soin de Gimenez accordé à la photographie relève tout simplement du génie, exerçant un art du confinement qui va jusqu'à explorer les étendues, à en aspirer les parcelles de noir qui les renferment. Magnifique, glaçant, poétique et prenant, du très grand cinéma. Un chef-duvre gothique étonnamment moderne. Grand, très grand !

    18/20

  • Anonyme

    18/12/2006 à 09h51

    Répondre

    J'avais jamais lu cette critique, ben moi j'adore ce réalisateurn chaque début de film, je pense que je vais m'endormir car c'est très mou, mais le crescendo qu'il réussit à engendret est toujours impréssionant vu qu'on ne se rend jamais compte qu'on montre en tension, 3/10 pour darkness, c'est exagéré sérieux ...

  • Vincent.L

    18/12/2006 à 13h12

    Répondre

    Je suis totalement d'accord avec vous. Cette critique est une des premières que j'ai écrite. Aujourd'hui, je lui mettrai au moins 6/10. Désolé si la critique est mauvaise... Si je revois le film, je pourrais la refaire.

  • Otis

    18/12/2006 à 13h29

    Répondre

    T'inquiète Vinc' : je suis sûr que j'aurais beaucoup à réviser avec mes premières critiques aussi. Je tenais juste à clamer injustice sur un de mes films préférés

  • Anonyme

    18/12/2006 à 13h41

    Répondre

    Vincent.L a dit :
    Je suis totalement d'accord avec vous. Cette critique est une des premières que j'ai écrite. Aujourd'hui, je lui mettrai au moins 6/10. Désolé si la critique est mauvaise... Si je revois le film, je pourrais la refaire.



    Non mais attends je savais même pas que c'était to je me disais aussi c'est bien écrit ( ) mais tu as le droit de ne pasaimer darkness mais je trouve que Balaguero est très fort mais on est pas du même avis, c'est pas grave

  • Vincent.L

    19/12/2006 à 02h10

    Répondre

    je me disais aussi c'est bien écrit ()


    Je sens comme beaucoup d'ironie

    Sinon, promis, à l'occasion, si je le revois, je refais la critique.

  • Anonyme

    19/12/2006 à 08h34

    Répondre

    Vincent.L a dit :
    je me disais aussi c'est bien écrit ()


    Je sens comme beaucoup d'ironie

    Sinon, promis, à l'occasion, si je le revois, je refais la critique.


    Non non , le style d'écriture ne m'étais pas fam!ilier, je n'ai apparement pas les même gôuts que toi mais ça m'empeche pas d'appecier la lecture de tes critiques... Donc c'était sans ironie...

  • Anonyme

    05/01/2008 à 15h06

    Répondre

    Je dois avouer que je suis rester sur ma fain effectivement je m'attendais a qulque chose de ... comment dire ... plus surprennant et la fin du film ne m'a pas plus ... Toutefois je trouve que ce film ressemble à shinning ( il me rappel légèrment le scénario ... ). Il  y a tout de mêm un point positif dans ce film c'est que la peur du noir est une très bonne source d'inspiration et je pense changeant le scénario mais en gardant le thème on pourrait faire un "carton" ...


    Suite au film qui abordera le mêm hème mais avec un scénario mieu ficelé, et mieu pensé ...


    Je met une note de 6.5 / 10 pour le sujet !  

  • Anonyme

    29/04/2010 à 20h24

    Répondre

    Toujours pas réactualisée cette critique pff...


    Otis tu as tout compris. Un drame familial avant tout, qui n'est jamais dissocié de l'épouvante, sobre et qui s'accélère, pour imposer brutalement le mal, à rebours des films habituels qui font s'étendre les scènes finales (exemple parmi tant d'autres : l'Exorciste).


    Le meilleur film que j'ai vu sur le thème de l'apocalypse.

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