1.5/10

Coups pour coups

Voilà un film qu'on sera content de retrouver dans un bac à solde pour compléter sa collection de Jean-Claude Van Damme. A part ça vraiment peu de choses à regarder. Heureusement c'est court.

Louis Burke est un éminent membre de la police montée canadienne. A la suite d'une brillante arrestation d'un dangereux psychopathe se faisant appeler « Le Démon », on lui propose un travail dans une prison américaine qui colle parfaitement avec ses compétences. On lui demande d'infiltrer la taule en se faisant passer pour un détenu arrêté pour attaque à main armée, et de mettre à jour une affaire de meurtres en série à l'intérieur des murs carcéraux.
Cela tombe bien, c'est sa spécialité.

On ne peut pas dire de mal de ce scénario si convaincant et heureux. Je dis bien heureux, car il permet à notre personnage principal de faire la preuve de ses facultés martiales tout au long d'un très lent film d'actjcvd2_250
ion sans avoir besoin de raison pour celles-ci. Effectivement, il se fait attaquer automatiquement par tout le monde étant donné qu'il s'agit d'une prison et que lui-même vole au secours de tout détenu qui se fait un tant soit peu bousculer.

Jean-Claude refuse donc violemment de payer son droit de passage en s'agenouillant devant son collègue de cellule en manque de gâteries. A la suite de cet incident, Mr Van Damme ayant assuré sa masculinité contre le viol, il se rend tout naturellement au réfectoire où il distribue quelques majestueux coups de lattes avant de manger son pudding. Puis le lendemain, il commence son enquête et reste peu inquiet des assauts sur sa personne de la part des nombreux méchants qui peuplent son monde provisoire. Les rebondissements de l'intrigue qui lui compliquent la vie ont malheureusement été ficelés avec les pieds et s'abattent sur la scène avant le coup de théâtre final. La machination n'étant plus à dévoiler, il ne reste plus qu'à se battre.

« Tu sais qu'un flic derrière les barreaux au milieu des détenus c'est pire qu'un violeur d'enfants. »

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Je vous arrête tout de suite, il n'y a même pas une seule phrase vraiment culte dans cette toile d'action sans vibrato (celle citée au-dessus étant à mon sens la meilleure de tout le film). L'enchaînement des situations sérieuses fait penser à Tango & Cash avec un seul acteur et en peu drôle. Les combats sont sympathiques mais n'innovent pas d'un poil la dynamique bien connue des films de JCVD de cette période. Seul le retour du Démon vers la fin du film comme méchant final avec ses deux trois répliques de pauvre peut vaguement amuser. Il n'en reste pas moins bon dans ce rôle simple et sobre où son corps si bien proportionné et sa tête symétrique (cf. photo à l'appui) s'impliquent parfaitement. L'univers visuel est quelque peu soigné certes, rendant l'atmosphère carcérale tangiblement palpable d'un bout de nos doigts fébriles et absents, mais cela ne suffit pas à nous faire palpiter même un minimum.

Ni grand spectacle ni déclencheur d'hilarité, Coups pour coups est donc un film bateau qui ne remplit que très partiellement son contrat, mais qui a au moins l'honneur de prolonger la carrière de notre ami belge à une époque où il en a besoin. A regarder en même temps qu'on joue aux échecs, histoire de se stimuler l'intellect un minimum et de ne pas mourir des suites d'un visionnage abusif et superflu, et surtout histoire d'avoir une culture génerale en Jean-Claude un peu plus complète ou vaste. Inutile de vous dire que vous pouvez dans ce dernier cas choisir également de passer votre chemin.

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