8.5/10

Confessions d'un homme dangereux

George Clooney, plus connu sous le nom de Dr Ross dans la série Urgences, mais aussi comme tête d'affiche du trop peu connu Le retour des tomates tueuses, prendrait-il une direction semblable à celle de Clint Eastwood , qui partant de quelques daubes mémorables comme l'inspecteur Harry ne renonce jamais ou encore Firefox est devenu le réalisateur de merveilles comme Impitoyable et Pale Rider ? C'est tout le mal que je nous souhaite. En tous cas, Confession d'un homme dangereux est le premier film de Clooney en tant que réalisateur et le moins que l'on puisse dire est que pour un coup d'essai, c'est un coup de maître ! Confession d'un homme dangereux est un film subtil qui doit se voir sur plusieurs niveaux. Si l'histoire contée par ce film est en tant que telle assez prenante, sa construction et sa mise en scène sont aussi très réussies et mélangent habilement humour, réflexions sur la vie et politique : chacun de ces aspects se renforçant mutuellement. De la CIA, aux producteurs cyniques en passant par le téléspectateur abêti, tout le monde en prend pour son grade.

Chuck Barris veut réussir dans la vie. Il est producteur de jeux télévisés. Enfin, il aimerait bien, car ce ne sont pas les chaînes qui se bousculent au portillon. De rebuffade en rebuffade il s'acharne à proposer des concepts d'émissions qu'aujourd'hui d'aucuns qualifieraient de « trash-tv ». Il finit par se faire remarquer... par un recruteur de tueurs pour la CIA. Le voilà entraîné pour tuer des hommes d'une seule main ou bien fabriquer de la nitroglycérine à partir de produits du commerce. Parallèlement, il se met à avoir du succès dans sa vie professionnelle « normale ». Comment cette double vie va le mener à la folie, l'action commence sur un Chuck Barris nu dans une chambre d'hôtel : il a visiblement perdu tout contact avec la réalité, c'est tout le sujet de ce film.

On pourrait s'arrêter au fait que visiblement Clooney a convoqué tous ses amis (à noter les apparitions subliminales de Brad Pitt et de Matt Damon, les rescapés d'Ocean's eleven en célibataires éconduits dans une sorte de «jeu de la séduction»), le casting est époustouflant (à noter que le producteur n'est autre que Soderbergh et le scénariste celui de Dans la peau de John Malkovitch), pour en conclure que ce film est vide et ne tient que par la collection de têtes d'affiches qui s'y promènent. D'aucuns diront que Drew Barrymore ou Julia Roberts sont sous-exploitées. Ce n'est pas mon cas. Ce film mérite d'être revu, derrière les décors de cinéma se cachent parfois des réalités insoupçonnables.

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