7.5/10

chute (La)

La Chute

La fiction historique La Chute relate les derniers jours de la vie d'Hitler et la fin du IIIème Reich. Il est porté à l'écran par Oliver Hirschbiegel (le réalisateur de l'inoubliable L'Expérience) qui s'appuie sur un scénario de Bernd Eichinger et sur les livres de Joachim Fest, Melissa Müller et de la secrétaire d'Hitler Traudl Junge. Les faits du film se déroulent à Berlin du 20 avril 1945, date du dernier anniversaire du Führer, au 2 mai 1945.
On retrouve dans ce long métrage les protagonistes les plus importants du troisième Reich comme le ministre de la propagande Goebbels, le chef des SS Himmler, l'architecte puis ministre de l'armement du régime nazi Speer, les généraux Burgdorf, Krebs, Weidling, Keitel et Yodl, l'amante puis femme d'Hitler Ewa Braun, la secrétaire d'Hitler Traudl Junge...

La Chute s'intéresse à la Seconde Guerre Mondiale vue du côté des allemands, et ceci au delà de l'entourage d'Hitler, c'est-à-dire que le film expose aussi les conséquences de la perte du régime nazi sur le peuple allemand.
Tout d'abord, ce film ne serait rien sans son acteur principal, Bruno Ganz, qui incarne Hitler avec une force incroyable. En effet ses intonations d'énervement et de fureur, la dureté de ces paroles contre les juifs qui nous rappellent le génocide et sa façon générale de se comporter sont criantes de vérité.
Oliver Hirschbiegel a choisi de montrer qu'Hitler était un homme, avec des sentiments pour ses proches et qui pouvait pleurer comme par exemple après la trahison de Himmler. Ceci au risque que certains éprouvent de la sympathie et de la compassion envers le personnage. Le réalisateur estime que montrer Hitler comme un humain est d'autant plus puissant qu'on se rend compte de la barbarie dont un humain a été capable. Sans rappeler visuellement les horreurs commises par Hitler contre les juifs, le film évoque souvent, à travers des paroles que le Führer prononce, des discours sur sa vision des juifs, des hommes en général et du monde, des actes qui resteront gravés longtemps dans la mémoire collective. La scène de la sélection de sa secrétaire résume par exemple ironiquement assez bien le personnage et sa vision.

L'histoire est celle que l'on connait : fin avril 1945, les Russes, avec des moyens et des effectifs titanesques, attaquent et encerclent Berlin pour faire tomber le régime du troisième Reich, installant le doute au sein même du gouvernement; Hitler, retranché dans son Bunker jouxtant la chancellerie, ne supportant pas sa défaite, aussi bien guerrière qu'idéologique, refuse de capituler; il cherche en vain, avec peu de soutiens et en se contredisant des tactiques pour tenter de contrer l'offensive soviétique avant de se suicider début mai.
Une quantité de moments forts découlent de cette histoire. Toutes les scènes où Hitler s'énerve donnent de véritables frissons. Les souffrances, les blessés et les morts d'un peuple allemand laissé à l'abandon par Hitler, qui avait refusé de faire évacuer les berlinois, ont de quoi émouvoir. La guerre est effroyable, terrassant par centaines les civils allemands, entassant dans les hôpitaux les corps déchiquetés...
Le point le plus intense du film est certainement l'amour, l'admiration et l'attachement qu'avaient certains allemands pour leur chef Hitler. On pense ainsi à toutes ces personnes, Ewa Braun, les Goebbels mais aussi des civils qui se sont suicidés car ils n'acceptaient pas de vivre dans un monde sans national socialisme. C'est avec ça qu'on comprend mieux l'histoire, que l'on se rend compte que si Hitler a pu faire tous les massacres qu'il a fait, c'est parce que des milliers de personnes étaient fascinées par lui, sans forcément comprendre et savoir ce qu'il ordonnait et ce qu'il voulait réaliser.
Ce dernier point, qui transparaît avec la secrétaire Traudl Jung est d'ailleurs à la fois ce qui ouvre et clôture le film. C'est-à-dire qu'au même titre probablement que de nombreux autres allemands, Traudl Jung n'avait pas vraiment l'impression qu'Hitler était un mauvais homme, elle était partagée entre la peur et le doute vis-à-vis d'un homme au charisme impressionnant et aux conséquences abominables qu'elle ne comprenait pas, n'en ayant qu'une vision lointaine.

Côté purement cinématographique, on regrettera la prestation d'Alexandra Maria Lara, Traudl Jung dans le film, qui est en perpétuel décalage par rapport à ce qu'elle aurait dû jouer et par rapport au talent général de tous les autres acteurs (Bruno Ganz et Ulrich Matthes en tête). De plus, et c'est le deuxième reproche fait au film, la secrétaire d'Hitler a le second rôle, ce qui a pour conséquence que sur la fin, le film s'attarde trop longuement sur sa sortie de Berlin.

Au final, La Chute est un film important aux ambiances lourdes, fortes et dures, et qui n'oublie pas sur la fin de nous rappeller en chiffres les conséquences meurtrières du IIIème Reich.

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25 commentaires

  • Anonyme

    07/01/2005 à 21h34

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    Effectivement, ce film est entouré d'une belle polémique qui lui a fournie au passage une belle publicité.
    Pourquoi tant de heurs autours d'un film qui ne le mérite pas?
    Non, sincèrement, ce sont bien les paroles tenues par les détracteurs de ce film qui m'inquiètent. Car elles me paraissent toutes aussi exagérées les unes que les autres.
    On reproche par exemple a ce film de ne pas parler des camps de concentration et des horreurs comise par Hitler. Bon sang, les critiques seraient ils tant bornés au point de ne pas comprendre que le réalisateur a fait un thriller SUR Hitler et non pas sur la seconde guerre mondiale?
    On parle encore et encore de l'humanité de Hitler envers sa secrétaire et son chien, ce qui ne représente que cinq minutes du film! A moins de ne pas avoir vu ce dernier jusqu'au bout, il est difficile de rater toutes les crises mégalomanes, antisémites, mythomanes et mysanthropes qui caractérisent Hitler tout au long du film.

    Le film en lui même, au niveau réalisation n'a rien d'original, ni d'exceptionnel. L'image est bonne, les bombardements et autres effets spéciaux semblent réalistes et contrairement a un film américain, tout est dans le drame psychologique et pas dans une énième gue-guerre sensationnaliste.
    Est pour moi la force du film cet angle psychologique avec lequel est abordé la fin du national socialisme. Car la réalité est cruelle, mais elle devient insoutenable lorsque l'on s'apperçoit que c'est par caprice que des hommes, des femmes, des enfants ont été massacré. Alors on se dit qu'il faut vraiment refuser (ou avoir peur) de voir la réalité en face pour dénigrer le partis pris de ce film, car permettez-moi de le rappeler, le caprice est bien un défaut humain.

  • Anonyme

    09/01/2005 à 23h32

    Répondre

    J'ai aussi du mal à comprendre pourquoi ce film est autant critiqué ..
    Les reproches qui ont été fait au film est d'humaniser Hitler, et de le rendre parfois émouvant et sympathique. Ce qui pourraît être dangereux, car pour certains on pourraît avoir des sentiments positifs pour cet homme (qui doit rester le diable absolu).
    D'ailleurs certains (journalistes, critiques, politiques à la fois allemands et français) préconisent même de ne pas porter hitler au cinéma pour éviter de créer ce genre de sentiments.
    Et quel seul les documents existant doivent servir pour faire connaître l'histoire.

    En clair, certains pensent qu'il faut protéger le public (car il n'est pas capable de distance et de prendre du recul) et ne pas montrer certaines choses, une forme de censure. Encore le rôle protecteur de certains qui veulent parfois imposer une certaine manière de penser sans forcément s'accorder avec la volonté du spectateur.

    Mais j'ai un peu de mal avec ça, car pour moi diaboliser un homme, d'enlever tout rapprochement avec une certaine humanité, c'est une manière de dire que Hitler n'est pas un Homme, qu'il est le méchant parfait et que donc l'histoire ne peut se reproduire. Et surtout, il n'est pas comme nous ! ça rassure et permet de créer une forme de distance.

    Mais je pense justement que c'est parcequ'il n'est pas un personnage caricatural, qu'il a une partie humaine comme tout à chacun qu'il a pu arriver ce qui est arrivé.
    Et le nier, ce n'est qu'une volonté d'oublier pour éviter de penser qu'un homme est capable de cela, et que nous sommes encore capable de cela.

    Le garder à l'esprit, c'est aussi rester attentif. Mais il est vrai que les médias ne nous aident pas à voir les hommes et femmes dans leur complexité, on choisit souvent de les simplifier afin de les rendre identifiable et d'attirer une émotion simple du téléspectateur (méchant, gentil, bête, intélligent, etc...).

  • Protos

    10/01/2005 à 16h53

    Répondre

    Je pense que c'est une bonne idée d'en parler. Car regarder en face ce qu'était ce personnage historique permet enfin de le démystifier.
    Jusqu'à present, Hitler est perçut comme un personnage à part, ce qui fait que ses idées sont encore en activité aujourd'hui. Rendre publique la réalité de cet homme, c'est enlever le voile du mystère et donner un bon coup dans les gencives du néo-nazisme. De plus, c'est une bonne thérapie pour les allemands, car je suppose que ce n'est pas une page de leurs histoire facile à porter.

  • Anonyme

    10/01/2005 à 20h15

    Répondre

    c'est plus que difficile de savoir ce qui peut aider les Allemands à vivre avec le poids de leur histoire.
    rien ne pourra effacer cela et c'est en un sens bien, car ils sont les garants de cette mémoire au même titre que les Juifs.

    cela les aide qu'on parle de leur souffrance pour la prise de Berlin, de l'allemagne rasée, écartelée, la résistance qui a existé là-bas aussi, la manière dont les artistes et les penseurs ont été persécutés.
    mais un film sur Hitler, comment savoir si cela les aide vraiment ?
    même si je trouve intéressant qu'on présente Hitler comme un être humain, car, comme l'a justement développé Harookai, ca aide à comprendre que cela pourrait se reproduire.

    mais la montée d'Hitler est un phénomène très complexe, dont les Allemands ne doivent pas non plus supporter le poids seuls. il y a eu l'humiliation versaillaise après la première Guerre qui était une grave erreur des Français, la crise économique de 1929 qui a frappé tous les pays occidentaux, certes le soutien des industriels allemands, mais aussi la lâcheté des pays européens en 1936.
    je ne nie pas la responsabilité collective de l'Allemagne mais je trouve bien que nous soyons nous aussi un peu lucides de notre côté. ne pas oublier ce qui s'est passé en France à la même époque me semble indispensable.

    en bref, il faudrait arrêter de considérer que tous les Allemands étaient nazis et tous les Français résistants. mais je ne sais pas si ce film aidera vraiment les Allemands. d'après ce que j'en ai lu sur le forum, c'est surtout les autres pour lesquels cela apporte une voie de compréhension, même si ce n'est pas la seule à prendre en considération (d'où mon bref rappel historique plus haut^^).

    bon, il faut que j'aille le voir pour pouvoir en discuter vraiment.

  • Protos

    10/01/2005 à 21h56

    Répondre

    C'est sûr, tout les allemands n'étaient pas nazis, on peut citer par exemple Einstein, et tout les français n'étaient pas résistant, on peut citer par exemple... vous savez qui. On ne peut pas vraiment dire si ça aide les allemands de parler d'Hitler, tu as raison Belfégore. Comme on ne pourrait pas dire si ça aiderait les français de parler de Pétin. Mais mieux vaut en parler plutôt que de laisser planer ces fantômes. De toute façon, c'est clair qu'un film sur Hitler ouvre forcément les polémiques.

  • Anonyme

    10/01/2005 à 22h14

    Répondre

    tu as raison, il est sûr qu'il vaut mieux en parler et faire des films sur le sujet que, comme tu disais justement de "laisser planer les vieux fantômes".

  • Migou

    12/01/2005 à 05h28

    Répondre

    Harookaï a dit :
    ....car pour moi diaboliser un homme, d'enlever tout rapprochement avec une certaine humanité, c'est une manière de dire que Hitler n'est pas un Homme, qu'il est le méchant parfait et que donc l'histoire ne peut se reproduire. Et surtout, il n'est pas comme nous ! ça rassure et permet de créer une forme de distance.



    Je n'ai pas encore vu le film mais au vu de ce que rapportent les média j'apprecie particulièrement ton avis.

  • iscarioth

    12/01/2005 à 07h35

    Répondre

    Si vous vous intéressez au thème de "l'abcès crevé" de la seconde guerre mondiale, vous pouvez regarder ces quelques films des années soixante-dix :

    - [b]Le chagrin et la Pitié de Marcel Ophuls, un documentaire qui casse le mythe gaulliste du resistancialisme

    - Lacombe Lucien de Malle qui présente la vie d'un jeune homme prit dans la collaboration après avoir été rejetté par la résistance.

    - Portier de Nuit [/b]de Caviani. L'histoire d'une ancienne détenue en camp de concentration qui s'adonne, après la libération, à des amours sadomasochistes avec son ancien bourreau.

  • Anonyme

    12/01/2005 à 19h26

    Répondre

    merci de ces suggestions.

    je trouve intéressantes les approches que tu décris car elles vont à contre-courant du discours établi sur le sujet.
    elles sont même presque tabou comme l'amour SM d'une déportée pour son bourreau. à mon avis, ce sont ces discours borderline, dérangeants, qui peuvent faire évoluer nos regards sur cette période de l'histoire des deux côtés du Rhin.

    je trouve frappant de voir à quel point le mythe du héros résistant (voire du martyr résistant) évoque celle du héros révolutionnaire de 1789 : une manière de simplifier, de masquer, d'occulter les horreurs, les erreurs des parcours individuels, la complexité des vies de chacun en temps chaotique.
    c'est également une manière de créer ou de maintenir une cohésion sociale alors que le pays est menacé ou doit se reconstruire.
    d'ailleurs, la cérémonie d'entrée au Panthéon de Jean Moulin rappelle le culte rendu à la mort de Marat asassiné. rappelons aussi que le Panthéon a été créé à la Révolution (c'était l'église Sainte-Geneviève auparavant).

    pour revenir à Ophuls, la dichotomie résistant/collabo est bien pratique, ça évite de réfléchir et de se remettre en question. c'est 100% confort : "si je n'ai pas collaboré, c'est que j'ai résisté". (et vice-versa). là encore, ça rappelle la loi des suspects de la Terreur en 1793-94.
    or, on oublie souvent qu'en temps de guerre, le souci principal des gens est de manger et de nourrir leur famille. certains ont collaboré pour ça, d'autres ont résisté pour la même raison et il y a eu des milliers de manière de résister et de collaborer.

    je pense aussi à ces femmes tondues d'après-guerre. les photos, certaines de Capa, sont édifiantes : une femme avec son bébé, pieds nus, dans la rue, conspuée par des dizaines de gens aux visages méchants, haineux. elle, toute fragile au milieu de ça.
    son crime ? être tombée amoureuse d'un soldat allemand.
    cette scène donne vraiment l'impression de gens déchargeant leur honte et leur mal-être face à une guerre qu'ils ont peut-être vécu de manière mesquine mais, eux, au moins, en toute discrétion (combien se sont enrichis pendant la guerre ???). ces femmes semblaient des victimes toutes trouvées, démunies avec leurs hommes morts ou prisonniers....
    là encore, ça évoque la vindicte générale contre les sorcières.
    (désolée, je travaille sur les survivances / réminiscences en ce moment et ça me travaille^^).
    l'épuration a de toute évidence eu un côté cathartique car ce ne sont pas les résistants qui se sont vengés... pendant ce temps, qui vous savez était tranquille.

    désolée d'avoir un peu dérivé autour du sujet. mais il y a tant à dire
    il y a encore du boulot à faire pour arriver à une mémoire plus saine et plus lucide de la guerre en France également.

    heureusement, les historiens y travaillent et les cinéastes et artistes s'y penchent. je vais donc me presser de trouver les films et docs cités par Gallu.

  • Protos

    12/01/2005 à 20h56

    Répondre

    Trés intéressant Belphégore. J'ai lu quelque part que toute révolution possède sa contre-révolution, toute aussi sanglante. C'est une manière de rétablir l'ordre dans la société. Ca s'est illustré pendant la révolution de 1789, avec la période de la grande Terreur, mais aussi lors de la révolution Bolchévique d'octobre 1917, qui entraîna une guerre civile entre 1918 et 1921 en Russie et une période de "Terreur rouge".
    Il faut croire que ça s'illustre aussi pour les guerres... après chaques victoire ou chaque défaite s'organise une chasse contre la partie adverse résidante dans le territoire. Forcément aussi, ça doit demander moins de courage de lincher quelques vaincus après la guerre que d'entrer dans une résistance pendant celle-ci. Sans parler de ceux qui veulent rester tranquille dans leurs fauteuils, plutôt neutres donc. Vous voyez bien qu'on a pas encore tout digéré de cette foutu guerre.

  • Fiddler

    12/01/2005 à 21h06

    Répondre

    Plus d'un demi siècle après, le sujet reste encore chaud, c'est clair. Pour parvenir à une mémoire plus saine et plus lucide, cela prend du temps, peut-être que l'évènement est encore trop proche de nous pour que nous puissions avoir un regard lucide sur la question.
    Par contre, je pense que ce genre de film est nécessaire, car justement, il a la mérite d'empêcher des tabous de se créer et de provoquer le débat. Mieux vaut débattre que de refouler ses vieux démons dans un silence malsain, comme dirait l'autre.

  • Anonyme

    12/01/2005 à 21h12

    Répondre

    On estime que sur 100 personnes pendant la guerre, seulement 5 étaient résistantes, 5 autres collabos ... et les 90% restant, comme il a été dit se préocuppaient d'abord de manger et de survîvre.

    Je suis d'accord sur l'effet de foule qui tondait et lynchait les traitres femmes, où chacun noyer dans la masse ne pensait plus à ses propres actes. D'un autre côté les hommes pendant ce temps là étaient fusillés, alors même si le fait d'être mis au banc de la société et montré du doigt est horrible, leur sort est un poil plus positif que celui des hommes.

    Hurler avec les loups, c'est d'une manière oublier pour soi et les autres ses propres actes, c'est plus facile.

    Et ça montre une face de l'être humain, la plus odieuse quand il ne raisonne plus et suis bêtement le troupeau pour se cacher de luî-même.

    En parlant d'effet de foule, quand on voît le monde dans les rues le jour de la libération et le bonheur retrouvé, on oublie de dire que seulement 6 mois avant des centaines de milliers de personnes étaient réunis sur la place de la Concorde pour acclamer Pétain, c'est volatile une foule et ça la rend encore plus dangereuse.

  • CIRSE

    15/01/2005 à 01h10

    Répondre

    Pffffffffff épuisant ce topic

    Allez, petite récréation !!

    Je suis le roi des fourmis
    mis entre mes petits
    Tyranniques et gentils ....

  • KriKreuK

    17/01/2005 à 13h00

    Répondre

    Personnellement ce film ne m'a laissé qu'une impression de vague parodie mal réalisée et très maladroite, ce qui, je pense, n'est pas acceptable quand on traite ce genre de sujets "sensibles".

    Enlevez les 20 secondes du film ou "Hitler" expose son point de vue sur les Juifs, ainsi que les 2 scènes où l'on peut entendre tout le mépris qu'il a envers le peuple Allemand (qui au total représentent facilement 2 minutes sur les 155 du film). Ajoutez un peu de recul et vous obtenez un magnifique remake des 3 petits cochons réfugiés à Berlin avec le vilan méchant loup (rouge) venu souffler leur maison.

    Inadmissible. Et certains lui attribuent même un caractère pédagogique (qu'est ce qu'il ne faut pas entendre, ou du moins lire..). Quand au travail de "démystification", ce n'est pas le ridicule des scènes et l'incohérence des propos qui vont servir a quelque chose. Et je préfère ne pas imaginer ce qu'il donne en VF...

  • Anonyme

    17/01/2005 à 14h41

    Répondre

    KriKreuK a dit :
    Personnellement ce film ne m'a laissé qu'une impression de vague parodie mal réalisée et très maladroite,
    Sur quoi te bases-tu pour prétendre que c'est mal réalisé? Des exemples peut être?

    ce qui, je pense, n'est pas acceptable quand on traite ce genre de sujets "sensibles".
    Effectivement, surtout n'essayons pas de brusquer des idées peut être reçues.

    Ajoutez un peu de recul et vous obtenez un magnifique remake des 3 petits cochons réfugiés à Berlin avec le vilan méchant loup (rouge) venu souffler leur maison.

    Encore quelqu'un qui est hostile au principe de l'inconscient collectif.

    Quand au travail de "démystification", ce n'est pas le ridicule des scènes et l'incohérence des propos qui vont servir a quelque chose.
    A oui tiens, l'incohérence n'existe pas dans la vie de tout les jours?

    Une réponse pas trés constructive de ma part, mais aprés tout, pourquoi se fatiguer a construire un avis, n'est-ce pas KriKreuK?

  • KriKreuK

    18/01/2005 à 13h09

    Répondre

    Hmm j'adore les Macs de la fac qui plantent après avoir passé 2h a rédiger son article. Bon je vais recommencer en plus concis, en évitant le "post-fleuve".


    -Montrer Hitler sous un visage humain, oui, aucun problème, mais uniquement pour insister sur l'ambivalence du personnage, ce que le film ne fait à aucun moment. Je me (ré)explique (Grrr ) :

    C'est vrai que Hitler a rarement été représenté directement dans un film, on se contente généralement de l'évoquer comme une espèce de fou, un tyran, tous les termes péjoratifs que vous voulez. Hors justement, il est quand même assez dingue de se dire que ce type a réussi à se faire élire, à diriger un pays et à l'emmener dans une entreprise aussi sombre qu'une extermination massive et une guerre presque suicidaire.

    C'est donc bien de vouloir montrer que c'est aussi et avant tout un homme mais à condition que ce soit pour montrer de quoi l'homme est capable. Son humanité doit être mise en rapport avec sa capacité à inventer et à faire faire des actes qu'on penserait "inhumains". Sans cette relativisation du caractère et des actes, le film n'a pas valeur d'exemple, que ce soit Hitler n'apporte rien, on assiste juste à la chute d'un despote quelconque dont les armées sont écrasées, pas besoin d'un personnage historique pour cela.

    Biensur tout cela est inhérent à la période qu'a choisi de traiter le réalisateur, qui occulte la plupart des faits historiques importants (notamment les raisons de l'arrivée de Hiltler au pouvoir, tout le contexte de la Guerre...) C'est donc un manque de recul évident et une abscence de prise de distance par rapport aux evènements. Hirschbiegel reste fidèle a son idée de ne traiter que les 12 derniers jours du Führer et à l'intérieur du Bunker, ce qui donne une impression de Huis clos assez maladroit.

    -Tout ceci pour arriver au problème du point de vue du film. Ce manque de recul est directement du au fait que l'on suit l'histoire à travers les yeux de Traudl, jeune femme "naïve et innocente"... vision que le film (sur Hitler, je le rapelle) partage, donc étant inacceptable. Le seul retour à la réalité ce fera à la fin lors du témoignage de Traudl aujourd'hui, caractérisé par son (étonnante?) brieveté. Comme si on cherchait a nous dissimuler cette réalité dérangeante, ne l'évoquant que furtivement pour rendre le film au final "acceptable".

    Mais ce manque de point de vue total atteint son apogée lorsque apparait cette atmosphère de "suicide généralisé" (indiscutable historiquement, mais tourné au ridicule par la mise en scène du film, le spectateur étant pris sous une avalanche de suicides partant dans tous les sens...risible). Donc dans cette ambiance de mort, arrive le moment que tout le monde attendait : la mort du Führer. Et là, surprise, le réalisateur fait preuve d'une sollicitude déconcertante, presque rageante, en nous cachant ce passage, réduit a une simple réplique d'un officier : "Je déclare que le Führer est mort". Pourquoi ? Pourquoi ce choix inexcusable ? Pourquoi ne pas nous montrer que cet enfoiré est enfin mort ? Pourquoi lui faire cet honneur ?

    Non pas pour assouvir cette envie malsaine de simple voyeur de le voir mort (cas similaire pour Goebbels où la caméra ce détournera pudiquement quand il retournera son arme contre lui) mais soulever la question du partis pris évident. Pourquoi ne devons nous pas voir mourir Hitler et Goebbels ? C'est cette mise en scène qui en fait justement des figures mythiques et immortelles, ayant le droit de ce retirer dans la plus grande dignité, alors que l'on pourra admirer la cervelle d'un officier Allemand s'étaler contre un mur 30 secondes plus tard... Alors quand j'entend les qualités que l'on attribue à ce film, comme le travail de démystification qu'il permettrait...laissez moi rire.


    Bon je n'ai plus le temps (et l'envie) de développer les autres points que j'avais traité, comme le magnifique cliché du "Gentil médecin SS", ou encore le générique final, qui sur un fond de musique neutre (exaspérant) loge à la même enseigne victimes et bourreaux...admirable. Et j'en oublie, enfin le film regorge de ces éléments "douteux".

    Pour résumer je dirais simplement que ce film ne prend pas position, ni sur le fascisme, ni sur Hitler. Il laisse le spectateur dans l'incompréhension, se forgeant sa propre opinion, et maleuheuresement suggère une bienveillante compréhension envers ces monstres. Un film a vite oublier.


    Biensur ceci n'est que m'on avis et l'on pourra toujours trouver des éléments intéressants (qui est notamment porté par la prestation des acteurs, malgré la vacuité des dialogues et du scénario, ils sont plutôt convaincant, Ganz le premier). Et loin de moi l'idée d'alimenter un débat qui de toute façon sera stérile vu que chacun campera sur ses positions. Simplement l'expression d'une l'incompréhension face a tout le "bien" que l'on peut dire de ce navet.

    Ps : http://www.zeit.de/2004/44/Untergang_n un article vraiment intéressant (en Allemand) qui prend vraiment a contre sens toutes les conneries que l'on peut lire dans la presse et sur le net en général .

  • Migou

    19/01/2005 à 08h23

    Répondre

    KriKreuK a dit :
    Et loin de moi l'idée d'alimenter un débat qui de toute façon sera stérile vu que chacun campera sur ses positions.


    des posts comme celui ci : posé, argumenté et sans esprit de polémique sont tout sauf stériles. bravo pour ta contribution

  • Kassad

    19/01/2005 à 09h05

    Répondre

    Une autre approche du personnage, plus romancée celle là, est développée dans La part de l'autre de Schmidt où il développe le destin de deux Hitler dans des mondes parallèles. C'est un traitement intéressant car la mise en perspective est bien plus systématique. De plus le livre dépasse son cadre purement historique pour s'interroger sur la nature du mal.

  • Anonyme

    19/01/2005 à 09h26

    Répondre

    je trouve aussi ton post très intéresssant, KriKreuK.
    et merci pour le lien vers l'article, je vais y jeter un coup d'oeil.

  • Anonyme

    19/01/2005 à 13h16

    Répondre

    Merci Krikreuk d'avoir su prendre le temps de donner un avis plus complet.

    Premièrement, disons tout de suite que ma vision est absolument antagoniste a la tienne. A commencer par l'idée d'un débat stérile. On peut toujours trouver qu'un débat est stérile, il y a toujours des personnes qui "campent sur leurs positions", mais il semble que ce n'est pas en partant de ce principe que l'on peut espérer arriver a un quelconque résultat. Moins on cherche, moins on trouve.

    Ensuite pour revenir au film, je soutiens les points déjà évoqué:
    Un film sur Hitler doit-il systématiquement s'étendre a un énième film sur la seconde guerre mondiale? N'est ce pas réducteur puisque l'on oblige a toujours voir les choses selon un carcan, celui de revisiter l'Histoire a travers les filtres du recul et de la morale. Comme l'a trés bien dit Harookaï, il ne faut pas oublier que des gens ont vécu cette periode et qu'en temps de guerre, les préocupations sont d'un ordre tout autre que celles des vertus pédagogiques et morales.

    Pour moi c'est l'idée du film, tenter de se plonger au cur du chaos du point de vue de ceux qui l'on vécu, du coté du "mal" et éviter a juste titre tout raprochement avec le coté historique puisque comme le prétend la jeune secrétaire, elle ne connaissait pas forcément toutes les facettes du régime. Point de vue que l'on ne peut comprendre si l'on garde a l'esprit tout ce que l'on a appris sur le national socialisme dans nos cours d'histoire.

    Donc oui, il n'y a pas de rapprochement entre la dramatique du film et la morale historique afin de permettre une hypothétique immersion. Précisons aussi qu'avec toute la prolifération de films et de documentaires sur la barbarie nazie, je ne vois nullement l'intéret de le préciser une fois de plus, d'autant que cela dessert le but immersif de "la chute". Ce n'est certainement pas une volonté d'occulter les faits.
    Ce n'est pas la responsabilité du réalisateur de se demander si les spectateurs ont suffisamment de connaissances historiques pour leur rabâcher cette dernière, ni non plus la morale ou l'intelligence nécessaire a la compréhension de son film. En tout cas pas s'il veux faire avancer la réflexion.

    C'est trés certainement l'origine de la polémique, cette volonté à nous plonger dans la peau du "mal" au risque de nous confronter a nos propres conflits intérieurs. Je cite au passage une phrase de Carl Jung: «Ce que que les individus font, les nations le font de même».
    Il est trés facile de critiquer un évenement lorsque l'on a le recul nécessaire pour l'analyser.

    On peut alors comprendre le partis pris de ne pas filmer la mort de Hitler ou de Goebbels comme celui de leur donner la dignité qu'il méritent du point de vue de ceux qui les admiraient. Une tentative d'immersion supplémentaire.

    Pour ce qui est du coté narratif, le film ne casse effectivemnt pas des briques et ses erreurs pourraient effectivement être impardonnables s'il n'y avait cette approche différente, même si polémique, voulue par le réalisateur pour donner a ce film son seul véritable intérêt.

    Autre point sur lequel je ne vais pas m'étendre: la "mystification". Rien n'est plus mystificateur que de prendre un individu et le qualifier d'incarnation du mal comme on l'entend souvent. Ce que ne fait pas le film.

  • Grrr

    19/01/2005 à 14h40

    Répondre

    Khelaar a dit :




    Pour moi c'est l'idée du film, tenter de se plonger au cur du chaos du point de vue de ceux qui l'on vécu, du coté du "mal" et éviter a juste titre tout raprochement avec le coté historique puisque comme le prétend la jeune secrétaire, elle ne connaissait pas forcément toutes les facettes du régime. Point de vue que l'on ne peut comprendre si l'on garde a l'esprit tout ce que l'on a appris sur le national socialisme dans nos cours d'histoire.




    Khelaar ton post est très intéressant, mais le passage que j'ai surligné m'a paru ambigu à la lecture , bien que tu utilises (à raison) le terme "prétendre". La ''jeune '' secrétaire est tout "simplement" la secrétaire d'Hitler(il faut bien le répciser à chaque post) qui prétend donc , ne pas avoir connu toutes les facettes du régime ..

    Bon, je vais le voir rapidement

  • KriKreuK

    19/01/2005 à 16h18

    Répondre

    Je ne reviendrais pas sur la question du "débat stérile", c'est simplement le fait de poster sur un forum -inconnu- une réponse qui va globalement à l'encontre de tout ce que l'on a pu dire précedemment...ça force à être un peu sur la défensive .
    Enfin je vois que l'on peut exprimer son avis (de petit nouveau) sans être directement "cassé" par les anciens, ce qui est assez rare je trouve et je ne peux que vous en féliciter (enfin je m'emballe un peu là, fini le léchage de bottes, revenons au film ).


    C'est vrai que nous avons deux visions très différentes, qui résultent de deux interprétations possibles du film. Sans trop rentrer dans les détails je ne pense pas qu'elles soient pour autant totalement incompatibles et représentent bien, je trouve, le compromis que le film n'a peut être pas réussi à mettre en oeuvre.
    Personnellement (en essayant de ne pas me répéter ) représenter Hitler sans le confronter directement à ses actes n'a aucun intéret, et (pire) le représenter à travers les personnes qui l'admirait devient vraiment ambigüe, enfin du moins je n'arrive pas a en cerner "l'utilité".
    Ce point de vue "original" aurait pu alors servir à comprendre le "mal" de l'intérieur mais le film reste beaucoup trop superficiel dans les propos tenus, pour ne pas dire qu'il ne se résume qu'a une "mise en scène" d'un personnage historique, sans grande conviction, ou du moins ne laissant passer aucun message.

    Alors ont peut ce féliciter de cette neutralité (si polémique) où bien ne pas la comprendre, et reprocher au film de n'avoir aucun recul (c'est mon cas). C'est la qu'un compromis entre ces deux extrèmes aurait pu être intéressant, mais au risque de tomber dans le simple "téléfilm" sur la Seconde Guerre.

    (En espérant ne pas tourner en rond et faire un peu avancer le débat ).

  • Anonyme

    19/01/2005 à 16h49

    Répondre

    Je ne pense pas que lorsque qu'on décide de réaliser un film sur un personnage, on puisse estimer montrer toute la complexité d'un homme.
    En cela, il faut faire des choix, choisir un prisme par lequel on décide de voir ce personnage.

    Quand le personnage s'appelle Hitler, c'est un peu plus compliqué qu'un personnage quelquonque car tout le monde s'est déja fait une idée de l'homme, tout le monde a un avis, des positions éxagérées, fausses, vraies, etc ...

    Le film ne nous montre donc pas Hitler dans sa globalité, mais une partie de sa personnalité, vu en plus par l'oeil de ses proches.
    On superpose donc plusieurs filtres, qui altèrent la réalité.

    Je ne pense pas qu'il faille voir le film comme un documentaire exhaustif, et donc je ne vois pas l'intérêt non plus de remontrer des images des atrocités commises par cet homme, où alors ce n'est plus un film sur sa chute mais sur lui ou la guerre.
    Tout le monde sait ce qu'a fait Hitler, ou devrait le savoir, le film n'a pas un rôle ou une obligation éducative.
    Et c'est cela que je reproche aux critiques négatives du film, qui donne un devoir à un réalisateur qui filme un personnage comme Hitler, comme si le fait de produire de tels films pouvaient atténuer la révulsion face à un tel homme.

    Pour moi, rien que le fait que les gens se disent que cet homme est humain et non le diable personnifié, est déja une raison suffisante pour justifié un tel film. Et pour moi que le statut d'Hitler passe du rang de Satan au rang d'homme, n'est pas une atténuation, mais un raisonnement plus sain vis à vis de cet homme.
    ça permet de réfléchir au pourquoi, au comment et à de possibles retour dans un futur d'un tel homme.

    Parceque dans l'imaginaire collectif, il n'est pas un homme, il est le référencement absolu de ce qu'est l'horreur sur terre (plus besoin defaire appel à la religion et au diable pour se l'imaginer).
    Et cette vision dédouane chaque homme d'une possible comparaison avec cet être.

    Alors oui, le film est loin d'être parfait, il a de nombreux défauts, si on est candide face au nazisme, mais peut on l'être ?

  • Tasslehoff

    20/01/2005 à 13h46

    Répondre

    Je ne comprends pas trop ce que tu attendais du film, Krikreuk, quand tu parles de représenter Hitler sans le confronter directement à ses actes, tu voulais peu etre qu'on le montre en train d'ordonner l'extermination des juifs, ou ce genre de choses.. Pour moi, ce n'etait pas nécessaire, mais de toute façon, le film à quand meme montrer un acte ignoble, quand il à annoncé qu'il se foutait que son peuple vive, que de toute façon, vu qu'ils avaient perdu la guerre, c'etait des faibles et donc qu'ils meritaient de mourrir. Cette "simple" phrase nous montre à quel point il etait mauvais (ça nous montre aussi qu'il etait cohérent).

    Ce que j'ai trouvé aussi interessant dans ce film, c'est qu'il montre à quel point son entourage est lache, ils etaient majoritairement contre ces décisions (au moins dans ces derniers jours), auraient preferé se faire fusiller meme plutot que d'etre "obligé" d'assurer le commandement d'hommes qu'ils envoyaient à la mort, mais pas un n'a eu le courrage de prendre simplement on arme et de tuer Hitler. La guerre etait fini, ils le savaient tous, ils savaient tous que Hitler allait se tuer bientot (d'autres esperaient qu'ils iraient se planquer ailleurs), ils savaient tous que Hitler etait complètement à coté de la plaque, mais aucun n'a réagi pour sauver la vie de leurs hommes, et mieux des civils.

  • Anonyme

    21/01/2005 à 01h45

    Répondre

    Bonsoir,

    Je rentre tout juste du ciné et ce film m'a glacé...
    Perso, je n'ai pas changé d'opinion face a un monstre évdient. Misanthropie,parnanoïa et plein pouvoirs me paraissent toujours aussi incompatibles.

    Ce qui m'a plus choqué, c'est la manière dont ses proches conseillers sont dépeints et je me suis surprise à en plaindre certains, a les trouver plus pathétiques les uns que les autres, a commencer par Goebbels et Himmler , qui furent aussi de copieux monstres ... De même, pour sa secretaire, depeinte comme une personne ultra-sensible et candide, absolument pas au courant de la mise en place des différentes actions comme la solution finale, montrée comme une éxécutante non-responsable, alors qu'elle tapait ses discours... C'est ca qui m'a dérangé. Avait on le droit de l'interpréter comme une personne ignorante de la réalité, alors qu'avant le retranchement dans le fameux bunker, elle vivait comme toute berlinoise de l'époque?

    Les critiques de ce film dénoncent le fait qu'on n'évoque pas le génocide juif et l'horreur des camps de concentration, mais j'ai envie de dire que le réalisateur a choisi une periode et un thème très précis de le guerre, il ne montre pas non plus la vie dans les maquis, la collaboration des régimes extérieurs, la résistance... Non, il ne montre pas ca et en parle finalement peu, parce que ce n'etait pas non-plus le sujet du film. Je ne crois pas que c'est parce qu'on limite le sujet d'un film qu'on ignore le reste.
    Par contre, ce que j'ai vraiment apprécié, c'est la manière dont le film décrit le désarroi et l'impuissance de la population civile face aux décisions arbitraires et l'extrème violence ; le mépris de Hitler à leur égard, que je n'ai jusqu'alors jamais vu porté à l'écran.
    _________________
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