6.5/10

Chroniques de Riddick (Les)

Panique sur l'univers ! Les terribles Necrommongers filent de planètes en planètes pour rejoindre Anteverse, planète-Eden de ces dévots fanatisés. Pas de quoi s'inquièter me direz-vous. Il n'en reste pas moins que les Necrommongers font de fréquentes escales pour convertir une poignée de pusillanimes citoyens et atomiser le reste. Que faire ? Nuker les millions de soldats necrommongers avides de pillage ? Faire sauter un trou noir à l'approche de leurs vaisseaux titans ? Pire ! En ces temps troublés, les autorités ont décidé de répondre au mal par le mal. Riddick, le criminel le plus recherché de l'infini, va mettre un terme à ses vacances période Hoth pour tanner le derrière de fanatiques en mal d'inspiration.

Quatre ans se sont écoulés depuis que Riddick (Vin Diesel) a réussi à quitter la planète désertique fourrée de requins-marteaux ailés en compagnie d'Imam (Keith David) et de Kyra (Alexa Davalos). Les Chroniques de Riddick se présente donc comme une suite bâtarde de Pitch Black (à l'origine, un one-shot). Alors qu'Imam conjure Riddick de filer un coup de main à l'Humanité qui l'a toujours rejeté, Kyra pourrit sur la planète prison Crematoria. Le criminel nyctalope va donc reprendre du galon pour sauver sa belle et accessoirement, l'univers.

Tandis que Pitch Black misait sur un scénario tout en tension : une sorte d'Alien cheap aussi original qu'alambiqué, les Chroniques de Riddick lui préfère un space opera d'action/aventure pur et dur. David Twohy a donc délayé quelque peu la sauce pour enfoncer les portes du divertissement. Scénario simpliste, absence de transitions, dialogues liminaires... tout ceci pour rester dans l'action, ensemble tape-à-l'oeil de scènes efficaces. Donc Riddick parle peu, ne rit pas, à la rigueur redresse la lèvre supérieure après avoir tué un sbire avec une tasse de thé.

Cette fameuse tasse de thé, cette arme devenue létale entre les pognes de Riddick, c'est un message en direction du spectateur. C'est finalement ce qui sauve le film. Il y a du James Cameron dans cette tasse de thé. Car les Chroniques de Riddick aurait pu être un navet stupide comme on en voit bien souvent. Mais c'est surtout un film qui flirte avec la série B. Ces punchlines misérables, le faciès du malheureux latino qui regarde Riddick comme le Messie alors qu'une supervague de chaleur va le pulvériser, le jeu de « qui bute le mieux » font des Chroniques de Riddick un très bon divertissement pour qui le prendra au second degré.

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8 commentaires

  • Alain

    21/08/2004 à 00h00

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    J'ai bien aimé les chroniques de Riddick, non pas pour son ambiance space opéra action plutôt bien menée d'ailleurs mais pour son côté bande dessinée au niveau concept. J'ai découvert Pitch black il y a quelques années en arrière dans mon vidéo club préféré (comme la plupart)... je n'en avais même pas entendu parler avant et j'ai été agréablement surpris... ensuite, j'ai entendu parler des chroniques de Riddick bien avant sa sortie et aussi du fait que le personnage avait été porté en manga dans un opus OAV qui fait la transition entre les deux films (ça me rapelle quelque chose)... j'ai dans l'idée que Riddick fera encore parler de lui dans un troisième opus qui cloturera une trilogie qui même si elle frise le second degrés et sent la série B (à gros moyens quand même) nous délivrera peut être un nouveau pan de l'univers Campbellien et le parcours initiatique du héros... après tout "les héros sont immortels" surtout Riddick.

  • Anonyme

    26/08/2004 à 00h01

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    J'avais bien apprécié Pitch black, petite série B fauchée sans prétention bien ficelée. Mais pour ce qui est de ces Chroniques, voire ! Le passage à la superproduction ne s'est pas fait sans douleur. Le scénario est franchement mal foutu, les pistes évoquées sont rapidement oubliées (motivation des Necromongers ?) Le commandeur actuel est le seul à être revenu vivant de leur Eden, pourtant on parle aussi des précédents commandeurs; d'où lui viennent ses pouvoirs ? à la fin, les Nécros sont bons pour faire une croix sur leur Eden ou quoi ?). Les scènes de combat sont à interdire à toute personne un tant soit peu épileptique, la réalisation sans grande envergure. Les "rebondissements" sont classiques (le coup du traître parmi les adversaires du héros par exemple).
    L'univers visuel est pourtant bien voir très bien : les méchants ont du style, les effets spéciaux sont corrects; j'ai beaucoup aimé les grosses bêtes sur Crematoria (d'ailleurs le fait qu'elles aient les mêmes yeux que Riddick, c'est censé indiqué quelque chose de précis ?).
    Et puis la fin à la Conan, ça fait un peu réchauffé non?

  • Anonyme

    27/08/2004 à 00h02

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    Je ne trouve pas que ce film soit trés proche des films de série B (je trouve d'ailleurs les derniers star wars beaucoup plus proches d'une série B que celui-ci) je ne vous cache pas que j'ai vraiment bien aimé ce deuxième volet, j'aime bien les héros laconiques, ils ont l'air moins stupide ("vaux mieux ne rien dire et paraître stupide que de parler et du coup de n'en laisser aucun doute"), "l'univers visuel" est trés bien, le scénario n'est bien évidemment pas sujet à débat après le film (les nécromongers ne cherchent qu'à dominer l'univers et faire plus d'adeptes pour rejoindre leur "eden" à partir duquel un seul homme en réchapera et deviendra "haut commandeur" afin de recréer une secte de nécromangers qui recommencera (dixit le site officiel) et ainsi de suite, mais Riddick et le grain de sable), j'espère le troisième volet...

  • Grand Chidoshi

    31/08/2004 à 00h03

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    Tiens donc, pourquoi parle-t-on tant de ces Chroniques de Riddick ? Si je devais qualifier cette production en quelques mots, je parlerais volontiers de petit film de SF sans prétention à gros budget. Scénaristiquement, on pourrait facilement s'extasier de cette intrigue et de ce monde qu'on nous présente en grande pompe (intro calquée sur celle de la Communauté de l'anneau); c'est frais, c'est neuf, c'est nouveau. Mais bien vite, on se rend compte que le film n'est autre qu'un superbe patchwork sur-vitaminé, qui emprunte ses idées à droite à gauche; Songoku (ou Trunks, au choix) de DBZ devrait s'offusquer en découvrant qu'on lui pique la vedette. Et oui, la prophétie qui veut que le grand méchant loup du film soit tué des mains de tel animal appartenant à telle race, ça sonne très Freezer voulant éradiquer le peuple des guerriers de l'espace... Les connaissaurs verront tout de suite de quoi je parle. La scène de la prison est supra calquée sur le film Fortress, à tel point que Christophe Lambert est peut-être déjà en train de couper quelques têtes, d'immortels ou pas. Et il y a aussi un peu d'Alien III, lorsqu'il faut au héros rejoindre ce satané vaisseau planqué dans un garage (vas donc chez Speedy) , hélas unique échappatoire de la planète pas très acceuillante où il a échoué. L'opposition gonflante bon seul contre tous/ méchants nombreux voulant asservir le monde a déjà été vue cent fois, et il fallait le craindre, le dénouement est des plus prévisibles.
    Alors oui, c'est assez bien fait, oui, Vin Diesel (c'est vrai qu'il met du temps à se mettre en jambes, le Vin) est charismatique, d'autant que sa voix à la Rambo pourrait même faire reculer un Dark Vador au meilleur de sa forme, et oui, ça se laisse regarder. Mais là où un Star Wars se veut riche et cohérent, on est ici un peu perdu dans une histoire trop superficielle qui laisse inévitablement sur sa faim, et ce n'est pas la fin "ouverte", justement, qui y changera quelque chose. Autrement dit, la sauce ne prend pas, alors si vous avez plus de 15 ans, et si vous êtes un cinéphile (trop ?) exigeant, passez votre chemin, compagnons amateurs de 7e art, car il y a bien mieux à voir. Oui, bien mieux.

  • Anonyme

    04/09/2004 à 00h04

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    Pour détruire un argumentaire il suffit de dire "Mais là où un Star Wars se veut riche et cohérent" puis de regarder STARWARS I ou II (le IV, V et VI étant d'anthologie pour les trentenaires) et vous aurez du mal à y voir cette richesse et cette cohérence derrière (justement) cette inhérente image de superproduction américanisée à souhait... du coup je doute de la critique précédente...désolé...cependant je tenais juste à dire que si, nous français, on se lancait plus dans les films SF plutôt que ces films, si courant, de pseudo-intellos et de nombrilistes que la France à l'habitude de faire et qui pour la plupart ont pour conclusion aux yeux du monde de faire passer les francais comme des masos ou bien la panoplie de films trop réalistes qui font que le spectateur n'arrive plus à discerner s'il est au cinema ou s'il revit le morne quotidien.... et bien je serais très heureux de laminer le cinéma SF américain...mais là les amateurs n'ont que ça... de ce fait je persiste à penser que "les chroniques de riddick" est un bon film dans son genre...
    merci de votre attention

  • Shariban

    08/09/2004 à 00h05

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    Une lourde menace pèse sur lunivers. Planète après planète, les féroces Necromongers étendent leur empire, ne laissant aux populations conquises quune alternative : se convertir ou mourir. Rares sont ceux qui osent résister : les rebelles ont la vie courte en ces temps cruels.

    Des mythes qui se voudraient réconfortants, dobscures et illusoires prophéties entretiennent chez les opprimés lespoir que le bien finira par triompher du mal. Mais les plus avisés savent quune juste cause ne se suffit pas et quil faut parfois combattre le mal par le mal. Et cest ainsi que le plus improbable sauveur de la galaxie est tiré de son exil et appelé à la rescousse.

    Voilà en gros pour lhistoire. Le film commence sur une scène daction et nous met doffice en alerte pour le reste du film. Cest un Riddick Barbu et mal habillé que lon retrouve se faisant pourchasser par des chasseurs de primes, ces mercenaires viennent tenter de capturer Riddick pour une grosse somme dargent à la clé, mais savent ils vraiment qui il est ?
    Pas plus de 5 minutes lui suffise pour mettre à mal une dizaine de mercenaires, et il prend même le temps de leur volé leur vaisseau. Ainsi notre anti-héros favori se retrouve à traquer à son tour la personne qui la dénoncée.
    Fidèle à lesprit de Pitch Black, les chroniques de Riddick nous sortent en plus le grand jeu des effets spéciaux, et là on voit que les moyens étaient plus important que dans le premier épisode de cette trilogie. Cg magnifiques et planète superbement réalisée. Vraiment que lon passe de la planète de glace à la planète aride en passant par la prison se trouvant sur une planète soit en fusion (plus de 3000°C) soit gelée (moins de 300 °C), toute son excellemment faites et vraiment à chaque fois les effets spéciaux ont été bien utilisés. Sauf peut être pour le design des animaux dans la prison qui non vraiment pas lair crédibles.
    Les musiques, quoique un peu répétitives (on entend très souvent le thème principal), sont dassez bonnes factures.
    Les acteurs sont très crédibles et on constate que Vin diesel à son rôle dans la peau, vraiment il sidère par son comportement anti-héros, qui au fil de lhistoire va nous étonner. Le gros méchant du film est vraiment le méchant type, qui ne supporte rien ni personne. On retrouve des acteurs connus et moins connus. Tous joue bien leur rôle, mais dans la version que jai vu (la FR) je trouvais les doublages un peu cheap. Rien de bien ennuyeux lorsque lon sait que la V.O tient allègrement la route.
    Bref, vous laurez compris, le film vaut le coup. Il faut toutefois avoir vu le premier (Pitch Black) pour vraiment saisir toute lhistoire (rien de bien compliqué en fait). Vraiment une belle suite qui fait honneur aux dollars mis dedans. Cest dailleurs assez étonnant que le film ne remporte pas plus de succès que cela et on croise les doigts très fort pour que le réalisateur est le budget pour finir cette trilogie. Surtout lorsque lon voit la fin, on ne pense quà deux choses:

  • Anonyme

    14/11/2008 à 16h55

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    Le zéro absolu, le 0Kelvin, ce situe autour de -273,6°C.


    Il correspond à l'immobilité des électrons autour du noyau, ce qui entraîne une dislocation de la matière. C'est pour cela que le 0K n'est pas atteignable, il ne peut être appréhender que théoriquement.


    Il ne peut donc pas faire -300°C sur la planète.


     


    Sinon le film est pas mal, si si.

  • Danorah

    14/11/2008 à 20h28

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    Ca dépendrait pas de la pression ou un truc du genre ? (Les conditions standard, tout ça tout ça...)

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