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Child's Play : La Poupée du mal

Chucky, la poupée maudite, est de retour dans un reboot/remake remis au goût du jour près de 30 ans après le film original.

Sorti en 1988, Child's Play (Jeu d'enfant en français) fait partie des sagas cultes du film d'horreur/épouvante au même titre que Halloween, Vendredi 13 ou encore Freddy les griffes de la nuit, et a bénéficié de nombreuses suites plus ou moins réussies au fil des ans avec un dernier épisode tout frais en 2017 (Le retour de Chucky). La mode étant au reboot/remake en ce moment à Hollywood, la poupée tueuse n'échappe pas à la tendance et revient sur nos écrans avec le doux nom de Child's PLay : La Poupée du mal.


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Pas de rituel vaudou dans cette version 2019 de Chucky mais un contexte plus contemporain : les objets connectés. En effet, les poupées Buddi sont fabriquées par Kaslan (équivalent fictif d'un GAFAM, à vous de voir lequel) pour être un compagnon de jeu idéal pour nos petites têtes blondes avec la capacité de se connecter à tous les objets de Kaslan (enceintes, lumières, TV, drone et j'en passe) et d'apprendre du monde qui l'entoure. Karen, mère célibataire élevant seule son fils Andy, vient de déménager et son fiston a du mal à se faire à ce changement. Pour lui changer les idées, elle lui offre une poupée Buddi qu'une cliente mécontente vient de rapporter au magasin où elle travaille. Mauvaise idée : elle aurait mieux fait de le laisser partir au pilon car cette poupée spécifique a connu des petits soucis de programmation qui ont levé toutes les inhibitions (violence, gros mots, ...). Pas très chaud au début, Andy se lie rapidement d'amitié avec cette poupée défectueuse rebaptisée Chucky mais les problèmes vont commencer à arriver lorsque Chucky voudra tout faire pour que Andy soit heureux ...


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Vous l'aurez compris, le pitch n'est pas follement original et n'évite aucun des clichés du genre allant de la mère célibataire au flic sympa mais méfiant en passant par le gardien d'immeuble gros/à lunettes/pervers. Mais c'est vraiment avec sa star Chucky que le film réussit son pari en nous faisant vivre un cauchemar interconnecté qu'on peut imaginer sans trop de difficultés vu les folles avancées technologiques que connaît notre monde moderne. En enlevant le nom de Chucky de l'histoire, on aurait presque l'impression d'être devant un épisode de Black Mirror plus convaincant que ceux des dernières saisons... La réalisation est propre, le casting fait le taf : Aubrey Plaza passe de jeune première à mère célibataire, Gabriel Bateman incarne un Andy crédible et Mark Hamill (éternel Luke Skywalker) prête sa voix bien flippante à Chucky après avoir notamment doublé le Joker dans des épisodes animés de Batman. Le film fait quelques clins d'oeils à d'autres œuvres cinématographiques en glissant certaines références à des classiques tels que Massacre à la tronçonneuse, E.T. l'extraterrestre ou encore Toy Story (je vous invite d'ailleurs à jeter un oeil à la campagne de pub de Chucky).


Bien faite, la poupée de Chucky aurait pu être plus travaillée

 

Au final, on se trouve face à une vraie bonne surprise : là où on pourrait s'attendre à un reboot simple et feignant, on obtient un film bien fait, avec des belles scènes d'horreur et même des passages franchement drôles (big up à 2Pac).

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A propos de l'auteur

Métalleux confirmé // PlayStation lover // Bouffeur de manga // Cinéphile mais pas zoophile // Codeur professionnel // Lecteur électronique et câlineur de chatons since 1987.

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