6/10

Bob l'éponge - Le film

A Bikini Bottom, Plankton vole la couronne du roi. Bob L'éponge et son ami Patrick décident de partir rechercher l'objet de valeur à Shell City...

Avec plusieurs dizaines de millions de téléspectateurs nord-américains par épisode, Bob L'éponge est le dessin animé de ces dernières années ayant le plus de succès aux USA. La série, diffusée en France sur TF1, séduit aussi bien les plus petits que les plus grands avec un humour décalé et délirant.
Pas étonnant donc, avec une telle réussite, qu'une adaptation en film débarque en grande pompe dans nos salles obscures.

Bob L'éponge - le film, qui comme la série mélange un dessin simpliste et des images réelles, nous permet de retrouver un certain nombre de personnages: le petit Bob, énergique, hystérique et puéril; son ami Patrick, l'étoile de mer stupide et insouciante; Carlo tentacule, le voisin ronchon et égoîste; M.Krabs, le patron égocentrique qui aime beaucoup l'argent; l'escargot de Bob qui miaule...
Le long métrage commence sur les chapeaux de roues avec un homme qui se prend une porte dans la tête (rien de tel pour faire rire les petits). Ensuite le film part bien vite dans des délires frénétiques moins communs dont les enfants semblent raffoler. C'est simple, comme Bob et Patrick sont bêtes, ils font des tonnes de choses incohérentes souvent drôles et décalées. Les deux compères sont en quelque sorte les Dumb et Dumber du dessin animé tant ils font des têtes d'hallucinés et tant ils pourraient avoir pris de la drogue. Les Teletubbies sont en comparaison trop psychédéliques face à ces deux bestioles qui se tapent de véritables trips d'une crétinerie impressionnante. Toutes les scènes les plus dégénérées sont d'ailleurs sans aucun doute les plus amusantes: on pense en particulier à la scène du rêve au début, à celle dans le bar, à celle dans le gouffre ou encore à celle de la frontière.
La guest de David Hasseloff elle, restera dans les mémoires avec son kitsch à toute épreuve.

Malheureusement, Bob L'éponge - le film perd trop souvent son rythme comique avec tous les moments dédiés au méchant. L'aspect manichéen de l'histoire, accompagné d'un classissisme décevant ennuie souvent le spectateur. De plus, la faible morale essayant de donner un aspect sensé au film apparaît en décalage par rapport à l'absurdité générale du reste.
Côté doublage français, cela pêche légèrement concernant la restitution de la surexcitation des personnages et gravement pour le personnage de la princesse doublée par Emma Daumas. La "figurine humaine produite à la chaine" est mauvaise actrice et fait tâche vis-à-vis des autres doubleurs. Nikos Aliagas, lui, nous livre une performance maîtrisée et charmante.

Au final Bob L'éponge - le film est un film majoritairement pour les enfants avec une histoire bons-méchants sans intérêt trop souvent préférée à des gags délirants stupides à souhait. Les voix françaises manquant de panache, cela n'aide pas.

A découvrir

Coup d'éclat

Partager cet article
A voir

Snatch

A propos de l'auteur

2 commentaires

  • Anonyme

    10/02/2005 à 21h56

    Répondre

    Juste une remarque sur la critique: Gary c'est l'escargot domestique de Bob, le voisin ronchon c'est Carlo Tentacule

  • Mantis

    13/02/2005 à 01h43

    Répondre

    Le film est très bon, même si la voix d'Emma Daumas ne fait que perdre au film un peu de son côté déjanté. Sinon, les afficionados en auront pourleur argent: Tous les personnages sont là, et l'esprit de la série est très, très bien conservé. Rien de plus commercial qu'avant. J'adhere à 2100%

Participer à la discussion

Nous nous réservons le droit de ne pas publier les commentaires qui ne nous semblent pas appropriés (netiquette, loi, point godwin, imbécillité profonde, etc.). Et ne venez pas crier à la dictature !

Vous allez commenter en tant qu'invité-e :

Krinein cinéma, c'est l'actualité et les critiques de films qui sortent au cinéma, en dvd et en bluray .

Des grands classiques aux films d'actions hollywoodiens. Pas de tabous chez Krinein cinéma, hormis, peut-être, les films français qui sont trop souvent oubliés.

Rubriques