2/10

Blanche

Mais nom d'un petit bonhomme, qu'avons-nous là ? Ne serait-ce pas un grand film français, très médiatisé, doté d'un casting poids lourd avec du Jean Rochefort, du José Garcia, du Antoine de Caunes, du Carole Bouquet, et même du Depardieu (pas longtemps, mais quand même) ? Mais si ! Merveilleuse petite Blanche, courageuse et suicidaire, ne pointant le bout de son nez que pour se faire joyeusement tromblonner la figure par les spectateurs avides de bon cinéma !

Au XVIIème siècle, la petite Blanche de Péronne assiste impuissante au meurtre de ses parents par le capitaine KKK, à la solde du Cardinal Mazarin. « Vachement plus tard », elle décide de mettre à exécution ses noires idées de vengeance, et, avec l'aide d'un mercenaire se prénommant Etranger, commence à piller les convois du Cardinal. Elle y récupère deux précieux trésors : un sac de poudre rougeâtre (de la drogue), nouvelle marotte de la cour, et une missive codée...

Vous avez vu la bande-annonce, et devant un tel ramassis de vedettes et de beaux extraits, vous vous êtes dit comme moi : « Ca pourrait être bien ». J'espère arriver à temps et vous empêcher de commettre un acte que vous regretterez forcément un jour ! Oui, Blanche n'arrive même pas à la moitié des chevilles de ce que l'on avait escompté ! En fait, Bernie Bonvoisin (le réalisateur et scénariste) a mélangé différents genres, empruntant ici et là pour espérer créer un genre nouveau, décalé et de préférence drôle. C'est ainsi qu'il mixe allègrement XVIIème siècle, western, vocabulaire racailleux, pratiques sexuelles peu recommandables, et défonçage à la poudre (du diable). Dans l'idée, pourquoi pas, on a vu pire (quoique l'utilité de certaines scènes m'échappent encore). Mais le mettre en scène, c'est tout autre chose. La moitié des acteurs mâchent leurs mots, fusillant un texte pourtant assez joliment écrit. Et si je ne connaissais pas le réalisateur, j'aurais juré qu'il était non-voyant, essayant tant bien que mal de suivre l'action grâce au bruit. Au bout de vingt minutes, le côté saugrenu prend le chou, surtout que le scénario largue sans pitié le spectateur dans ses méandres burlesques (traduction, j'ai pas tout compris). Certains acteurs y croient tout du moins, comme Jean Rochefort ou José Garcia, mais dans l'ensemble il vaut mieux qu'ils évitent de citer ce film dans leur filmographie.
Blanche se vautre lamentablement là où beaucoup croyaient en elle. Je me résous à ne pas mettre 1/10, pour la qualité d'écriture des dialogues, d'où s'échappent quelques bons mots et répliques.

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