Biographie de Sylvester Stallone

Sylvester Stallone
Sylvester Stallone
Sylvester Enzio Stallone est né le 6 juillet 1946 à New York. Son enfance est mouvementée. Selon ses propres dires, Stallone aurait été expulsé de quatorze écoles en onze ans et désigné par sa classe, à l'âge de quinze ans, comme celui « ayant le plus de chance de finir sur la chaise électrique ». Il s'intéresse très jeune au football, à la boxe et à la musculation. Grâce à ses performances sportives, Stallone décroche une bourse d'étude universitaire qui lui permet d'aller poursuivre sa scolarité en Suisse. C'est là qu'il découvre le théâtre, qu'il continue d'étudier à l'université de Miami. Stallone enchaîne tout d'abord les petits boulots. Ce n'est qu'à 24 ans qu'il entre dans le milieu du cinéma, par la très petite porte : un film pornographique soft imbibé d'un delirium hippie intitulé The Party at Kitty and Stud's et rebaptisé par la suite Italian Stallion.

Stallone dans Rambo II
Stallone dans Rambo II
En 1976, il accède au succès avec Rocky, qu'il écrit et interprète et qui décroche l'Oscar du meilleur film. Par la suite, il devient une icône du cinéma d'action. Construire son corps tout en développant une carrière plus intellectuelle était-il incompatible avec les années 80 ? Entre deux rôles musclés, le réalisateur et scénariste Stallone a pourtant construit une oeuvre plus subtile que ne le laissaient supposer ses gros bras. A bien regarder, le plus gros problème de Sly, outre ses choix de carrière douteux, est d'avoir incarné sciemment le rêve américain sans pour autant réussir à en imposer sa vision. Une vision de son pays individualiste, revancharde, où rien n'est acquis pour qui ne s'en donne pas les moyens, fut-ce par la force des poings. Stallone aime son pays, mais sait parfaitement que l'on peut y perdre son statut plus vite que l'on a réussi à le construire. La filmographie de la star, bien qu'un peu schizophrénique, parle d'elle-même, de Rocky -saga passant de la gloire à la remise en question- à ses derniers films -traitant du passage de témoin, d'une époque révolue et d'une place à conserver- en passant par Rambo -ce héros du Viet Nam dont personne ne veut plus après usage. A côté de cela, Sly a incarné, peut être le premier, ce cinéma simpliste entièrement voué à un héros bodybuildé, ouvrant la voie aux Schwarzenegger, Dolph Lundgren et autres émules dont on mettait le nom bien en grand sur l'affiche. A leur côté, le petit étalon italien est devenu un héros, le représentant hypertrophié d'une Amérique belle et forte. Sly est passé des films les plus humains à ceux les plus bourrins et lui même de l'humilité à la mégalomanie. Laquelle des deux facettes représente le mieux le bonhomme ? Peut être aucune ou les deux. Quelque part, tout était déjà écrit dans les Rocky. Sly a bataillé pour arriver au sommet, en a savouré le parfum, peut-être plus que de raison, avant d'en dégringoler.

Son retour en grâce au milieu des années 2000, comme acteur et comme réalisateur, n'en est que plus émouvant : un sixième Rocky, un quatrième Rambo, que l'on est en droit de considérer comme étant chacun le meilleur morceau de sa saga, et The Expendables en 2010, regorgeant de stars d'action issues de différents continents et de plusieurs générations.

Lire l'article complet et exhaustif sur la filmographie de Sylvester Stallone jusqu'en 2006 

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