Biographie de Sean Connery

Né le 25 août 1930 à Edinburgh, l'Ecossais Thomas Sean Connery commence par galérer comme la plupart de ses confrères comédiens. Pour arrondir ses fins de mois, il livre du lait et polit des cercueils. C'est en 1962 qu'il décroche la timballe lorsqu'il est choisi par les producteurs Harry Saltzman et Albert Broccoli pour jouer
James Bond, l'espion créé par Ian Fleming. Le romancier aurait aimé que son héros soit incarné par Cary Grant dans un film d'Alfred Hitchcock, mais tous deux sont trop chers, et Connery tournera James Bond contre docteur No sous la direction de Terence Young qui l'a déjà dirigé en 1957 dans le film d'action Au bord du volcan. Le succès de ce premier film incite les producteurs à continuer la saga cinématographique de 007 : Bons baisers de Russie (1963), Goldfinger (1964), Opération tonnerre (1965), On ne vit que deux fois (1967)... Entre-temps, Connery a tourné pour Hitchcock (le bide Pas de printemps pour Marnie en 1964), et il décide de ne pas retourner au rôle de James Bond pour Au service secret de sa Majesté (il est alors remplacé par George Lazenby). Mais les producteurs savent se faire plus convaincants en 1971, et l'acteur incarne une nouvelle fois l'agent secret dans Les diamants sont éternels ; si sa moumoute est particulièrement apparente dans ce film, il faut pourtant signaler qu'il en porte une depuis le premier James Bond, car il a commencé à perdre ses cheveux à 21 ans.

Désireux de s'extirper de son image d'espion dragueur en smoking, Sean Connery adopte de façon quasi-permanente le port de la barbe. En 1974, il tourne l'étonnant Zardoz de John Boorman (il dit à ce sujet : « J'ai joué dans Zardoz en remplacement de Burt Reynolds, malade, je crois, d'avoir lu le script »), et apparaît dans le polar choral Le crime de l'orient-express en 1976. En 1976, il joue pour John Huston dans L'homme qui voulait être roi et incarne un Robin des Bois vieillissant dans La rose et la flèche. Après un détour par la science-fiction (Meteor, Outland), il s'en va jouer Agamemnon pour Terry Gilliam dans Bandit bandits (le réalisateur voulait "un acteur comme Sean Connery"...).


Les années 80 sont l'occasion pour Sean Connery de faire une seconde carrière : après avoir pourtant repris le rôle de James Bond en 1983 dans Jamais plus jamais (remake sauvage et non-officiel de Opération tonnerre), il incarne Ramirez face au jeune Christophe Lambert dans Highlander (1986), frère Guillaume de Baskerville dans l'adaptation du Nom de la rose (1986) de Umberto Eco par Jean-Jacques Annaud, et décroche l'Oscar du meilleur second rôle pour sa prestation en Jim Malone dans Les incorruptibles (1987) de Brian De Palma (il déclare cependant : « L'Oscar pour Les incorruptibles c'est bien, mais je suis resté le même. Je dois avouer honnêtement que j'aurais préféré gagner l'US Open de golf »). Pour clôturer cette décennie en beauté, il joue le désopilant papa d'Indiana Jones dans Indiana Jones et la dernière croisade en 1989.

Les années 90 seront plus décevantes : après un début en fanfare appelé A la poursuite d'Octobre Rouge (John McTiernan, 1990), Sean Connery alterne les apparitions en guest stars (Robin des Bois prince des voleurs en 1991) et les grosses productions ronflantes (Highlander 2 en 1991, The Rock en 1996, l'adaptation ratée de la série Chapeau melon et bottes de cuir en 1998, Haute voltige en 1999). Il admet ne plus choisir ses rôles qu'en fonction de l'argent qu'ils lui rapportent, et décide de se retirer de l'écran après une ultime prestation en Allan Quatermain dans le mauvais LXG : La Ligue des Gentlemen Extraordinaires (2003).

Son frère Neil Connery, chirurgien plasticien, a joué dans une parodie de James Bond appelée Opération Frère Cadet. Sean a eu un fils avec sa première femme Diane Cilento : Jason Connery est devenu acteur à son tour, et a notamment joué le rôle de Ian Fleming dans un téléfilm.

Partager cet article

0 commentaires

Participer à la discussion

Nous nous réservons le droit de ne pas publier les commentaires qui ne nous semblent pas appropriés (netiquette, loi, point godwin, imbécillité profonde, etc.). Et ne venez pas crier à la dictature !

Vous allez commenter en tant qu'invité-e :

Krinein cinéma, c'est l'actualité et les critiques de films qui sortent au cinéma, en dvd et en bluray .

Des grands classiques aux films d'actions hollywoodiens. Pas de tabous chez Krinein cinéma, hormis, peut-être, les films français qui sont trop souvent oubliés.

Rubriques